Où est la menace et où est l’humanité menacée ? Notre cher président oublie sans doute que l’humanité n’existe pas en soi mais qu’elle est toujours à inventer et à réinventer et à diriger vers n’importe où et vers n’importe quoi. Entre l’islamisme et le capitalisme, entre le terrorisme islamiste et le terrorisme capitaliste et libéral, c’est un choix à faire. Entre le célibat et le mariage, la monogamie ou la polygamie, c’est un choix, une renonciation à quelque chose d’autre de possible et de légitime qui est à assumer. J’ai cherché pour voir quel danger manifeste ou caché, réel ou imaginaire pourrait se contenir dans les mots et dans les actes de l’islamisme.

Wikipédia écrit que « L'islamisme est un courant de pensée musulman, essentiellement politique, apparu au XXe siècle. L'usage du terme depuis sa réapparition dans la langue française à la fin des années 1970 a beaucoup évolué . Il peut s'agir, par exemple, du « choix conscient de la doctrine musulmane comme guide pour l’action politique »- dans une acception que ne récusent pas certains islamistes - , ou encore, selon d'autres, une « idéologie manipulant l'islam en vue d'un projet politique : transformer le système politique et social d'un État en faisant de la charia, dont l'interprétation univoque est imposée à l'ensemble de la société, l'unique source du droit ». La source ajoute que « C'est ainsi un terme d'usage controversé. »

Dans la première partie de la définition comme « choix conscient de la doctrine musulmane comme guide pour l’action politique », je ne vois pas en quoi l’islamisme serait un danger pour l’humanité si le capitalisme et le libéralisme ne sont pas des choix dangereux contre une certaine humanité et favorable pour une autre humanité étant entendu qu’il est démontré également au XXème siècle que l’humanité n’existe pas,  mais demande toujours à être inventée, à être broyée pour être réinventée et remodelée et ainsi jusqu’à la fin des temps, aussi bien au niveau de l’individu qu’au niveau de l’être social des groupements politiques. Autrement dit l'humanité n'est pas Une mais plurielle et infinie. Nietzsche a donc raison: il faut toujours se demander "Qui parle?"

Voyons la deuxième partie de la présentation. C’est ici qu’apparaît le "monstre" de l'islamisme qui fait tant peur aux pervers comme moi qui, bien qu’ayant reçu trois sacréments divins de l’Eglise catholique, bien qu’ayant été dans le Dara de mon grand maître mouride, lisant et écrivant le Coran, bien que sachant parfaitement que les pangols sont d’anciens et éternels amis de Dieu, vivent toujours en contradiction avec la vérité du monde, avec la vérité personnelle de leur vie individuelle et avec la vérité de la vie sociale. Le "monstre" de l’islamisme serait dans le sabre qui tranche la main du voleur : « La charia ». J’en ai peur car tous les jours le démon pourvoyeur de richesses mal acquises me tente.

Heureusement,  puisque je vis au milieu des plus pauvres, là où il n’ ya rien à voler, là où l'on voit clairement que tout le monde est victime du vol érigé en principe de "Bonne Gouvernance". La totalité des richesse de mon village ne fait pas un MILLIARD et des particuliers versent une caution de plus d'un milliard pour acheter une liberté provisoire! Une chose est au moins clair dans la philosophie morale et politique islamiste : on ne peut pas voler deux fois avec la même main les fruits du travail du paysan, de l’éleveur et de l’ouvrier sous formes d'impots ou sous une autre forme, ou les fruits de l’aide internationale dans l’écueil du peuple mendiant. J’en ai peur parce face aux versets de leurs livre( s) et aux versets de leurs fusils d’extermination, je boirais toujours le vin de mon paradis sur terre ainsi que le prirent mes ancêtres quand le Grand Bour Sine déclarait contre tous que « Serigne Touba ne sait rien penser ni faire  si c'est en dehors du champ du bien et de la vérité ».

Si l’islamisme c’est la revendication d’un monde sans riches et pauvres, une société où la même main ne vole jamais deux fois et réfléchit longuement avant de s’emparer de ce qui n’est pas légitiment à elle, une société sans travailleurs sous les soleils et des fainéants sous les ombres des arbres et des hôtels du monde ou d’une assemblée de députés, je préfère ses horreurs contre mon humanité controversée à cette autre horreur qui consiste à faire auditionner de jour comme de nuit de grands criminels connus de tous parce qu’ayant eux-mêmes, comme des anthropophages en état de démence, avoué leurs crimes contre l’humanité sur des milliers et des milliers de vie humaines pendant de longues et dures années.

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