Université de Bouaké:une université virtuelle

C’est un désarroi total pour ces étudiants qui habitent des dix communes d’Abidjan parcourant de longues distances pour chercher un amphi dansle but de suivre les cours. « Les locaux, il en manque énormément, noussommes parfois obligé d’attendre que certaines faculté de l’universitéd’Abidjan finissent leur année universitaire pour débuter la notre celadans le but de bénéficier de leurs amphis », nous explique avec une èred’amertume un membre du conseil de l’université.

Cette situation dû surement à la crise socio-politique que vie la côte d’Ivoire depuis 2002 sonne le clou d’une certaine situation assezinsoutenable pour l’université de Bouaké (ville cosmopolite située aucentre de la côte d’ivoire) délocalisée pour la circonstance à Abidjansemble sombrer aujourd’hui dans obscurantisme béant.

Une université rurale qui trouve tout son sens dans la scission de l’administration de l’université. Une présidence située au 2plateaux 7ètranche (commune de Cocody), une scolarité située au 2plateaux rue duzoo, et un décanat qui fait face à l’école de police toujours dans lacommune de Cocody. Ce découpage de l’administration de l’université àl’image de albatros de Charles Baudelaire reste un véritablecalvaire pour ces étudiants qui pour des raisons de régularitésadministratives au niveau de l’université sont obligés de faire tout ceparcours de guerrier quelques fois serrés dans les bus.

L’aspect le plus hideux de ce périple épisode c’est l’irrégularité des années universitaires. « Une année universitaire ici c’est deux ans au minimumet cela semble devenir la norme car cela fait quatre ans que je suis àl’université de Bouaké et j’avoue que je n’est pas repris d’année,cependant je suis en 2è année, et le plus insupportablec’est qu’on ne peut guère bénéficier des bourses étrangères puisqu’on atoujours des années à rattraper », explique avec les larmes aux yeuxDegré Elysé, un étudiant juriste.

Quel préjudice pour cette brillante administration de l’université de Bouaké qui faisait la fierté de la côte d’ivoire à travers les concoursinter universitaire qu’elle remportait avant la crise socio politique. Levisage qu’elle nous offre aujourd’hui est très alarmant à tel enseigneque l’on parle de la fermeture de l’université si rien n’est fait d’icila prochaine année universitaire.

A quand cette rentrée le temps nous le dira……

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