Cette semaine, je ne sais pas si c'est moi ou si c'est l'actualité qui convergeait mais en tout cas il sera question de partage et d'échange, et ça commence avec un billet du site internet-actu qui publie une traduction d'un article qui donne le vertige et l'espoir.

Puisqu'ici j'aime bien aussi vous parler de prospective, je dois vous dire que je me suis délecté à la lecture du travail d'universitaires et d'experts rendu à l’occasion des 10 ans du magazine américain "The Chronicle of Higher Education" qui leur a posé la difficile tache d'imaginer les "Dix défis de la prochaine décennie".
Ça commence très fort avec ce chapitre "Libérer l’innovation" ou l'on trouve cette phrase qui pour moi est magnifique et que j'ai reprise pour le titre de cet article :

“L’idée que les idées doivent être libres pourrait bien être l’idée phare de la prochaine décennie“

Attention, ce ne sont pas que des idées lancées en l'air, en continuant la lecture on apprend qu'une des solutions pourrait être que les gouvernements achètent les droits sur les brevets pour les placer dans le domaine public. Une idée folle qui après lecture devient presque évidente.
Je vous le disais, il y a dix points en tout, comme "l'impact social de l'ADN" ou "l’étude objective de la subjectivité", si certaines propositions restent un peu opaques elles n'en sont pas moins le fruit d'esprits réfléchis et généreux.


Une fois que vous aurez fini de lire ce passionnant article, vous pourrez partir à Hong Kong, parce que dimanche se clôt le festival "Wikitopia", une "tinyfest" comprenez une "petite fête" du futur collaboratif. On va la-bas pour échanger sur le partage des connaissances, sur la créativité en réseau et donc sur ce futur collaboratif, une utopie qui a le vent en poupe depuis l'avènement des réseau sociaux et des outils technologiques, une technologie perçu ici comme l'outil mis à disposition des hommes pour améliorer le futur de son entourage.
Avis au doux dingue, cet endroit est fait pour vous.


Puisqu'on parle d'outil et de réseaux sociaux, sachez que Diaspora, le réseau social qui préserve votre vie privée a mis à disposition ce mercredi le code de son futur site internet, et que si vous êtes développeurs vous pouvez désormais participer à l'aventure de sa construction. Vous pourrez voir quelques photos en ligne mais puisque je n'en sais pas beaucoup plus je vous renvoie à l'article du site Écrans sur Diaspora qui rentre quelque peu dans les détails techniques d'un réseau social entièrement décentralisé.


Je vous signale aussi la sortie il y a quelques semaines d'une nouvelle version, du logiciel Seesmic, un véritable couteau suisse de votre vie en ligne, si vous ne l'avez pas déjà essayé, je vous conseille d'aller y jeter un œil.
Seesmic est une application gratuite qui vous permet de surveiller, dans une seule et même fenêtre, vos comptes Twitter, Facebook, Google Reader, Foursquare ou encore Youtube. Car la bonne idée est ici, permettre aux gens de développer eux-mêmes des passerelles pour que tout ces sites s'aggrègent à l'intérieur de l'application, faisant ainsi de Seesmic un service qui devrait évoluer, s'étoffer et que j'ai dors et déjà adopté.

Enfin, c'est encore une fois un tweet de @mathemagie qui m'a dirigé vers cette vidéo.


Une vidéo qui a particulièrement attiré mon attention, dont l'auteur est Kirby Ferguson, un créatif américain qui nous explique comment le terme musical de Remix s'est imposé dans l'ensemble des disciplines artistiques. ce qu'il explique dasn cette vidéo très bien faite, c'est que la mémoire artistique ou pas est désormais stockée en ligne et mise à disposition du plus grand nombre, et que cette mise à disposition a permis aux différentes générations de s'accaparer les œuvres pour les faire progresser ou non, dans tout les cas, d'en faire de nouvelles interprétations.
Jean-luc Godard avait lui-même défendu cette idée, lors de la sortie de son film "Socialisme", en disant à propos des droits d'auteurs que "les auteurs n'ont que des devoirs". Un entretien qu'il avait donné à l'époque aux "Inrockuptibles", les Inrocks qui viennent d'ailleurs de sortir une nouvelle formule de leur hebdomadaire papier, abandonnant le programme télé pour une approche sociétale et culturelle, "un journal qui sourrit à l'aventure et à l'avenir", comme ils disent eux-mêmes ou plutot une sorte de "Nouvel Obs pour trentenaires" comme dit un confrère, c'est selon.

Bon et puisque les gens du marketing ont tendance à dire qu'un message doit être passé trois fois pour rentrer dans la tête des gens, je vous le redis "“L’idée que les idées doivent être libres pourrait bien être l’idée phare de la prochaine décennie“,

Crédit photo bannière : Julián Santacruz
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Commentaires

  • Merci Anne-Laure ;D
  • je crois que pour me remettre les idées "net" après quelques semaines d'inactivité numérique, je vais lire et relire toutes les chroniques de Simon. Parce que franchement les menus sont copieux et les plats savoureux, sacré vigie en tête de mat !
  • Je suis de cet avis.Je crois que la logique du développement du mouvement du mouvement du monde et celle de la vie de l'homme en son sein ne saurait permettre de supposer le contraire.La société et l'Etat et toutes leurs institutions sociales subsisteront sans doute tant que l'homme sera en vie.Mais ces diverses institutions dont la fonction principale est de tenter de circonscrire les libertés individuelles au profit d'une liberté politique nécessaire,seront obligés de rendre la bride de la liberté de plus en plus souple.Le développement du capitalisme triomphant est le premier moteur de cette idée ou de cette philosophie selon laquelle "les idées"- donc les individus ,puisqu'on pense d'abord dans la solitude avant de se concerter avec d'autres-doivent devenir de "plus en plus libres".Car ce capitalisme, pour survivre, doit non seulement gérer toute chose administrable de la manière la plus ratiionnelle possible,mais surtout inventer des solutions nouvelles pour satisfaire les demandes de plus en plus diversifiées et complexes de ceux qui le nourrissent.Or plus créer,pour donner naissance à du nouveau,il faut nécessairement que l'imagination soit excitée.Et cette excitation, c'est avant tout le sentiment de liberté et la liberté effective qui l'inoculent à l'esprit,mais aussi au corps.Cette demande universelle de libérté s'adresse aussi aux politiques car,l'homme qui parvient à repousser Dieu pour étendre son territoire dans le monde en découvrant les secrets de la nature( le "désenchantement du monde "par la science selon Max Weber),cet homme là, ne saurait certainement pas accpeter de se lier avec n'importe quelle chaîne créées par les diverses institutions humaines.Un autre argument peut appuyer cette hypothèse:aujourd'hui,même en Afrique,la société se nucléarise sous les attaques des diverses crises,notamment de la crise économique.Après cette nucléarisation de la famille, viendra si elle n'est pas déjà amorcée,l'atomisation des des individus qui commencent à penser par eux-mêmes au lieu laisser à d'autres-père ou mère ou instituer,tout penser pour eux.
    Cependant cette exigence de liberté individuelle ne supprimerait pas nécessairement la solidarité ou l'interinfluence entre les idées.Faudrait se réjouir de ce monde d'un maximum de liberté ou faudrait-il le craindre? Ma position personnelle est que l'une des causes du retard intellectuelle,économique,et surtout scientifique et technique et politique,est justement dans l'encerclement et dans l'étouffement des libertés individuelles sans lesquelles l'homme sera toujours esclave de la nature,esclave de la force barbare qui sait tout détruire en un très court instant mais qui ne sait rien créer de nouveau.L'homme est dit Sartre,"condamné" à regarder et à accepter son statut d' "être libre" dans le monde et à vis à vis de ses semblables car tout en nous empruntons des traits naturels et des traits de caractères collectifs,chacun reste un homme à part, singulier,"un univers irremplaçable" pour uitiliser l'expression du professeur Kizerbo.L'Afrique est en retard parce qu'elle peur d'être libre, de vivre seule, dans la pure des solitude pour sortir de temps en temps aller vers les autres.Ressembler toujours aux autres-à ce très sage monsieur tout le monde- dans la pensée et dans l'action.
    L'homme marche vers la liberté et le plus haut point de son trajet est celui où il regarde Dieu et se voit en Dieu et passe dans l'autre monde.
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