Libérer le potentiel des réseaux sociaux et de l'Internet en Afrique de l'Ouest: 

Une étude sur la collaboration et la communication entre les organisations de la société civile


 


 

 

 

Pour les organisations de la société civile en Afrique, l'utilisation accrue et constante des technologies de l'information et de la communication (TIC) a inauguré une nouvelle Ère marquée par une communication plus facile, plus fréquentes, plus large en direction d’une variété de publics de plus en plus ciblés.

 

L'avènement des réseaux sociaux a permis  une meilleure sensibilisation sur de nombreuses causes importantes et la collaboration entre les différents groupes sur des initiatives sociales cruciales. Ainsi tant que les organisations de la société civile continuent à maximiser le potentiel des plateformes sociales, leur influence va continuer à croître au fil du temps.

 

Aujourd'hui, Kabissa et WiserEarth ont publié une étude qui jette un éclairage sur les habitudes, les préoccupations et besoins des militants de la société civile ouest africaine concernant les réseaux sociaux et les TIC en général.

Avec un échantillon de vote indicatif des représentants de la société civile de 15 pays ouest-africains, entre Octobre et Novembre 2010, l'enquête donne un aperçu préliminaire sur la nature des interactions quotidiennes avec les réseaux sociaux et les technologies de la communication dans la région.

  


Parmi les conclusions les plus importantes de l'étude, les problèmes de financement et d'infrastructures ont été cités comme facteurs limitant d’avantage l'utilisation des outils de collaboration et de communication en ligne.

 


 

 

Les personnes interrogées ont cité les problèmes liés au manque de financement et d’infrastructures comme les facteurs critiques limitant leurs usages de l’Internet dans le cadre de leur travail en organisation.

 

 

Alors que 76% des personnes ayant répondues à l’enquête vont tous les jours sur Internet, un tiers d’entre elles ont indiqué qu’une formation insuffisantes et des compétences inadéquates limitent leur utilisation des outils du Web.

 

Cela se reflète dans l’attachement des personnes interrogées à  l’Email – 87% l'utilisent tous les jours ou plusieurs fois par semaine, un pourcentage significativement plus élevé que ceux qui utilisent les outils du web comme les réseaux sociaux, la messagerie instantanée ou les blogs par exemple.

 

 

 

 

 

 

 

Les réseaux sociaux, les Emails et les SMS deviennent d’importants outils de communication et de collaboration entre les organisations de la société civile ouest africaine.

 

 

En plus du courrier électronique, le SMS fréquemment utilisé par 61% des répondants, est le mode de communication préféré des acteurs de la société civile, soulignant ainsi son importance en terme d’immédiateté et de l’accès à  l’information chaude.

 

D’importants investissements pour le développement des infrastructures locales de télécommunications sont considérés comme cruciaux pour maximiser le potentiel de l'Internet, ainsi que le renforcement des capacités des individus à l’utilisation des  TIC.

 

Concernant les réseaux sociaux, Facebook à été désigné comme la plateforme la plus populaire, avec près de la moitié des personnes interrogées l’utilisant à des fins allant de la diffusion de l'information, à la collaboration sur des projets, du partage des meilleures pratiques etc.

 

Une personne interrogée a ainsi résumé les avantages des réseaux sociaux pour les organisations de la société civile:

 

"Vous pouvez accéder à un vaste réseau de personnes non seulement au sein de votre organisation et du milieu des ONG, mais surtout les africains sont chanceux d'avoir accès à Internet. Il a un potentiel énorme de partage des idées à travers les frontières culturelles et politiques."

 

 

Malgré les promesses qu’offrent les réseaux sociaux, les préoccupations de sécurité et de confidentialité des données restent prégnantes.

 

Plusieurs personnes enquêtées estiment que les informations partagées en ligne peuvent facilement faire l’objet d’abus, alors que d'autres voient dans les réseaux sociaux une source probable de perte de temps.

 

Afin d'atténuer ces préoccupations, il est nécessaire que les organisations qui soutiennent les initiatives de TIC en Afrique, mettent en place des mesures et des actions concrètes pour résoudre les problématiques liées

  • à la protection de la vie privée et de la sécurité
  • à la lutte contre les différentes formes de fraudes en ligne
  •  à l'allégement des surcharges d'informations
  • à la gestion du temps
  • et la réduction du coût d’accès à la technologie pour une utilisation plus efficiente

 

"Cette enquête illustre la très grande envie des militants de la société civile africaine de se servir des nouvelles technologies de l’information et de la communication pour faire avancer leurs missions au sein de leur organisation", a déclaré Camilla Burg, Directrice de la Communication de  WiserEarth.

 

"La prochaine étape est de fournir les ressources nécessaires pour que « un véritable future câblé /connecté» soit une réalité. "La disponibilité des outils de communication et de collaboration en ligne et la capacité à les utiliser correctement impactent profondément le fonctionnement de la société civile", a ajouté Tobias Eigen, Directeur Exécutif de Kabissa.

 

Les résultats complets de l'étude, y compris la méthodologie de l'enquête, sont disponibles en téléchargement gratuit sur Kabissa. Sinon vous pouvez trouver ces documents sur le groupe WiserWestAfrica.

 

Pour plus d'informations sur cette enquête, ou des commentaires à partagés, veuillez prendre contact avec Camilla Burg de WiserEarth (camilla@wiserearth.org) ou Tobias Eigen de Kabissa (tobias@kabissa.org)

 

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Commentaires

  • Merci pour vos appreciation Grace, en cas de besoin n'hésitez pas à me saisir doudou@wiserearth.org

    Bien à vous

    doudou

  • Mais je vous en prie Doudou. Belle trouvaille de communication ces armes numériques et durables. Pourvu que le terme "armes" ne soient pas mal compris. Je prendrais le temps de visiter plus longuement ce réseau.

    Au plaisir

    Grace

  • Merci Grace de votre interêt pour les travaux de WiserEarth et plus particulierement de cet article qui n'est que le debut d'un long travail d'investigation et d'action afin de reduire la fracture numerique et soutenir l'action de la sociéte civile africaine par les "armes numériques et durables".

    Dans l'attente de vous voir sur www.frwiserearth.org, le réseau sociale pour le développement durable.

    Bien à vous

    doudou

  • Bonjour

    Je n'avais pas compris que vous faisiez partie de l'organisation wiserearth que je découvre en même temps que cet article qui m'a donné d'en savoir plus, notamment sur les pays en question et les tranches d'âges. Je vais donc suivre les liens indiqués.

    Bravo !

    Grâce

  • @Sara Merci en effet nous avons fait cette etude afin d'avoir une idee de ce qui se passe dans le domaine des TIC en Afrique surtout pour la Societe civile africaine, et ensuite pour favoriser les actions à mener et nous avons commence à identifier des actions à mettre en place pour pas se limiter au seul constat mais aussi pourvoir agir derriere sur les leviers qu'on maitrise. Faites nous part de vos experiences et des vos actions pour les TIC en Afrique sur www.fr.wiserearth.org

    @ Richard merci à vous pour votre interêt et n'hésitez pas à me solliciter si vous voulez en savoir plus sur cette etudes et les actions que l'on mene en Afrique pour l'acces au TIC; mon mail doudou@wiserearth.org. Et tout est gratuit sur le site www.fr.wiserearth.org

  • Très bel article... Merci à WiserEarth et Kabissa.
  • Merci! C'est très intéressant...et ça donne envie de faire plein de choses!!!
This reply was deleted.

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...