Je ne sais pas si Marissa Mayer, VP de Google, est bien la fille la plus sexy de la galaxie IT comme l'a décidé Vogue en novembre dernier. Mais elle est en tout cas la communicante la plus aseptisée, selon moi. Je l'écoute sur LeWeb depuis deux ans maintenant, dans le même cadre : son interview par Michaël Arrington, patron de TechCrunch. Et le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'a pas grand chose à dire, mais qu'elle le dit bien. Toujours avec le sourire et toujours avec cette exaspérante "american way of communicate" : mélange de retenue, de marketing et de self control. Nous sommes nous, "bouseux de français" plus sanguins, bordéliques, inconstants : j'oserai un tant mieux.Ce que j'ai retenu donc de la prestation (puisque c'est de cela qu'il s'agit) de cette année? C'est que sur chaque question un peu trop technique ou un peu trop business, soit elle ne commente pas, soit elle ne donne pas les chiffres. Si ce n'est des volumes sans contexte ni sens. Exemple : sur le Google Mobile Search, est-il utilisé ou pas? "Il a doublé en un an". Donc, si en 2008, une seule requête a été faite, et en 2009 deux requêtes, nous sommes dans le cadre de cette explication si nourrie. Joli!Google communiquéEn revanche, le seul sujet qu'elle a développé vraiment, tient bien à un plan de com' actuel : rassurer le monde des éditeurs de contenus. Et plutôt au niveau du descriptif serein de la chose : "voici ce qui se passe, voici ce que nous faisons, voici le point positif..." Pas de vague justement, pour faire un clin d'oeil à une certaine Wave qui ne prend pas, elle aussi. Même quand Arrington la relance sur Murdoch-le-vilain, la réponse est retenue, polie, constructive : "We have to respect the copyrights", déroule t-elle comme une sorte de séquence mp3 téléchargée depuis son cortex.Voici une séquence vidéo que j'ai réalisé, où la responsable a un peu plus gratté la question du rapport de Google aux actualités, au web content, aux réseaux sociaux...Je suis méchant, mais c'est par courtoisie et intérêt pour la personne, au-delà de son apparence et de son étiquette. Ce que je souhaite donc à Marissa Mayer pour LeWeb 2010? Qu'elle change radicalement de catégorie et se fasse nommer "dirigeante IT la plus trash" ou "la plus explosive". Qu'elle ose casser un peu son image trop lisse, et par là-même celle de l'entreprise qu'elle véhicule.Cela dit, soyons honnête, ce n'est pas propre qu'à Google. Le corporate speech est une culture généralisée dans de nombreux groupes internationaux...
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