Depuis que les saltiguis de Pagaal ont annoncé au Khoy de Yokaam l’existence d’une étrange maladie au cœur du pays, les esprits sont troublés. Car, d’après leurs propos, propos que j’ai directement entendu sans aucun intermédiaire, l’avenir est très menaçant dans tous les domaines de la vie aussi bien pour les individus que pour la société et ses institutions. Ils ont dépeint un très sombre avenir avec cette maladie dans la vie des pauvres comme dans celle des riches et surtout dans celle des riches ou de ceux qui cherchent la richesse. Contre les gouvernants et contre les gouvernés et surtout très grave chez ceux qui prétendent gouverner d'autres hommes ou qui cherchent à les gouverner. Faalaar est formel : « Ceux qui peuvent voir ou entendre ou encore sentir ici et maintenant à cet instant de l’histoire et en d’autres instants et lieux de notre mouvement, sauront si Faalaar ne parle que pour ne rien dire. Ils sauront que je ne parle que pour apaiser ou que pour inquiéter. Ma fonction dans la cité n’est ni de créer des abris à la peur ni de d’en créer pour la quiétude et le repos de l’esprit ou de l’âme. Il n’y a pas de doute, le guiniar est entré dans le pays depuis une nuit seulement mais jamais aucun virus, aucun microbe n’a fait autant de dégât en quelques heures. Vous me demanderez bien sûr mais qu’est-ce que ce Guiniar ?

Notre cité et par delà notre Etat a connu beaucoup d’attaques venant des hommes comme de celles qui viennent de la nature. Sa capacité de résistance justifie encore notre existence. Mais cette fois-ci il ne s’agit pas de n’importe quelle attaque. J’ai fais plus de quatre cent ans dans le monde. Seul dans la nature et en d’autres vies parmi les hommes dans la même cité ou en d’autres cités. Voilà la septième fois que je reviens naître à Yokaam parce que de toutes les cités du monde que j’ai eues à faire par mes pieds et par mon esprit, celle-ci me semble être celle où je dois trouver quelque chose de vitale à ma santé et à mon bonheur. Peut-être aussi que cet étrange virus que les anciens appellent le guiniar n’existe pas du tout ou n’est pas encore entré dans nos terres.»

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