Les Haïtiennes seront à l’honneur à Québec

Les Haïtiennes seront à l’honneur à Québec

Il y a des femmes qui ont marqué et marquent encore la vie sociale, politique et culturelle en Haïti : des femmes scientifiques, journalistes, militantes féministes, défenseures de droits humains, politiciennes, écrivaines…Mais, malheureusement l’histoire officielle haïtienne a été, dit-on, écrite par des hommes et pour des hommes. Ceci dit, les femmes, en dépit de leur implication, courage et détermination, sont tombées dans les oubliettes. Comment expliquer l’infériorisation de la féminité dans le milieu haïtien ?

À côté de l’exploitation économique, c’est au niveau de l’appareil idéologique que la domination masculine s’exprime le mieux dans le contexte haïtien. Elle se développe sur des croyances, des rites, des modes de vie ou de la violence symbolique. La condition féminine haïtienne est traditionnellement inégalitaire et fortement précaire. Le système patriarcal, l'État et la religion constituent les trois principaux éléments justificatifs de discrimination contre les femmes. En d’autres termes, les structures sociales, culturelles, économiques, historiques, politiques et religieuses renforcent la domination masculine.

En Haïti, il y a des femmes qui ont joué et continuent de jouer un rôle majeur dans le processus démocratique. Ce sont des figures haïtiennes des droits humains. On pense à : Liliane Pierre-Paul, Ertha Pascal Trouillot, Collette Lespinasse, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, etc. Pendant la révolution haïtienne, on a aussi connu des femmes de courage : Catherine Flon, Marie-Claire Heureuse, etc. Des femmes scientifiques au service du bien commun, on n’en a pas manqué dans le pays : Yvonne Sylvain, Suzy Castor, Michèle Duvivier Pierre-Louis, Mireille Neptune Anglade, Madeleine Sylvain-Bouchereau, Yvette Bonny, etc. Enfin, dans ce projet collaboratif, on a mis en exergue des figures féminines qui ont brillé dans le domaine des arts et des lettres en Haïti : Mona Guérin, Mimi Barthelemy, Marie Alice Théard, etc.

Ce projet est une initiative citoyenne réalisée par des hommes et des femmes de toutes générations confondues. C’est une production de l’Association science et bien commun, au profit des Classiques des sciences sociales, l’une des plus grandes bibliothèques numériques francophones au monde.

Tout compte fait, je remercie prof Florence Piron de l’Université Laval, ainsi que Madame Emilie Tremblay de l’UQAM d’avoir appuyé ce projet. Pendant tout le mois de décembre, vous êtes tous et toutes attendus (es) à l’Université Laval dans une série d’activités autour de cet ouvrage collectif réunissant 15 portraits de femmes haïtiennes.

Ricarson DORCE

dorce87@yahoo.fr

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Ricarson DORCE

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