Le dimanche 7 Avril 2013 a été inaugurée à Domoni Anjouan l’arche de Domoni financé par l’Association des étudiants domoniens de Tananarive.

Ce fut en début de l’année 2012 que les membres du bureau des étudiants domoniens à Tananarive se sont concertés pour voir comment ils peuvent apporter une contribution au développement de Domoni.  Le principe et l’idée était de faire quelque chose de prestigieux. Une arche pour la ville pourquoi pas !!! Et puis ensuite l’idée fut appuyée par tout le monde. Ces étudiants ont cotisé pendant des mois sur leur fonds personnels destinés à payer leurs écolages et justement afin d’offrir à la ville les deux horloges électroniques qui brillent en ce moment la nuit et le jour chaque habitant vise des yeux à ce qu’il soit à l’heure à son travail.

 

L’inauguration des deux horloges a eu lieu dans pas longtemps, les élèves comme les parents, autorités, religieux et notables ont pu suivre l’évènement lorsqu’on allumait pour la première fois les horloges. Ainsi l’assistance a eu l’occasion d’écouter le discours du  Maire de la commune de Domoni Monsieur Mohamed Soilih tout en remerciant  les efforts sans cesse des étudiants, avec un autre discours prononcé par une des étudiantes domoniennes venant de Tananarive. Cette soirée-là était très animé par les chants de Tari des femmes qui s’est étalé jusqu’à 23h00.

 

A part les habitants de la ville, plusieurs autres personnalités en provenance de tous les coins de l’île d’Anjouan ont fait le déplacement pour être présentes à l’inauguration des deux horloges numériques placées sur cette arche. Des moments inoubliables qu’a vécus l’assistance. Hamidoune Anli, s’est déplacé depuis le Nioumakelé pour venir à la cérémonie « Nous tenons à remercier nos frères et sœurs de l’Association des étudiants domoniens à Tananarive pour leur dévouement et motivation pour faire avancer notre très chère ville Domoni ».

Développée par l’ensemble des étudiants et installée par la commune, cette innovation a pour but de faire rayonner les occupants et visiteurs afin d’éviter les retards dans les institutions. Les horloges sont placées dans une place publique à Foukoujou précisément où chaque matin, fonctionnaire, cultivateur, pêcheur, chauffeurs, professeurs, élèves se côtoient sur cette même rue et que chacun part pour ses occupations.

 

A noter que la région de Domoni dans l’ensemble de l’archipel est la première à avoir eu cette opportunité d’installer des joyaux exemplaires en attendant que d’autres régions  prennent l’exemple. Trois autres projets de ces étudiants sont en réflexion afin qu’ils puissent voir le jour. Un site pilote d’un jet d’eau délaissé depuis près de vingt ans sera également bientôt équipé dans ses normes afin de permettre la ville de garder sa beauté divine.

 

Le bilan cumulé dans la journée de cette inauguration  traduit aussi les efforts, mais surtout les inconvenants vécus jusqu’à installer ces deux joyaux. Ce n’est pas la première fois que Domoni se recueille une grande opportunité. En 1997, une certain Houmadi Hachim alias Giscard, technicien en électronique avait installé les feux tricolores pour la signalisation du code de la route dans certaines rues de Domoni. Les dépenses ne concernaient que lui et pour la contribution de la communauté, ce dernier avait demandé à ce que l’énergie publique puisse être la survie de ces feux de signalisation. Ça n’a pas été le cas, les responsables de la société d’électricité d’Anjouan à l’époque n’ont pas avalé cette installation et sont venus directement arracher ces poteaux qui portaient les feux de signalisation et personne n’a pu soulever son opposition afin de sauver ces feux car comme on le dit très souvent, la loi du plus fort reste toujours la meilleure. Cette fois-ci ceux qui jouent l’opposition au développement, par exemple une minorité des habitants ou encore n’a pas eu le courage de faire tomber le projet à l’eau comme était le cas des feux de signalisation. La question était posé cette fois-ci bien sûr par la société de l’électricité, «  Qui va payer l’énergie ? » bien à savoir que les horloges n’étant pas un projet personnel, mais appartient à toute une population voir le pays en général.

Les horloges électroniques à Domoni sont à la fois une prouesse technologique mais aussi esthétique. Preuve en est, la reconnaissance par les autorités et la communauté pour la Promotion et la Création rénovatrice qui via « les étudiants domoniens de Tananarive.

 

Naouir Eddine Papamwegne (www.domoni-inter.org)

 

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