Hormis la chute d’une poignée de dictateurs indécrottables, la réussite du processus politique dans certains pays africains, la débâcle électorale congolaise mérite d’être classée parmi les évènements majeurs de l’année 2011 qui s’éteint dans l’histoire. Le double scrutin, présidentiel et législatif, n’a pas seulement été truffe de graves irrégularités, du recul de la démocratie via la révision constitutionnelle et celle de la loi électorale qui l’a précédée, mais pire par des tueries massives, la restriction des libertés, et la négation du droit a la différence d’opinion après la publication des résultats contestés par une écrasante majorité des citoyens, de l’opposition et de la communauté internationale. Comme si cela ne suffisait pas, le juge de la cour suprême de justice siégeant en tant que conseil constitutionnel, en confirmant en bloc la victoire du Président sortant, Joseph Kabila, - sur base des résultats de la commission électorale dite indépendante (Ceni), sans un mot sur les manquements déjà reconnus par Joseph Kabila et la Ceni elle-même, a craché sur une notion chère en droit. La  conviction du juge.  Sans préjudice de redit sur une question où tout, ou presque, a été dit et écrit, la catastrophe électorale congolaise suggère une litanie de leçons. J’en ai tiré ma part du miel amère que j’aimerais partager avec vous.

Unintellectuels africains, silence radio. Le profil très bas adopté par l’intelligentsia africaine est assourdissant. En effet, après tout le brouhaha que les intellectuels africains ont fait contre l'occident sur les cas ivoirien et Libyen, ils ne disent rien sur le hold-up électoral en RDC avant que des massacres des civils n'aient lieu et que l'occident ne s’arroge la liberté d’intervenir sous le prétexte du droit international humanitaire et du droit d'ingérence en faveur des civils en danger. 

  D’aucuns se demanderaient la réelle motivation de nos intellos qui couraient après Kadhafi et Laurent Gbagbo en Lybie et en Cote d'ivoire. Quand on sait la générosité de ces deux hommes, on se demanderait si Calixte Bayala et ses compères n’étaient  pas guidés par l’odeur de l’argent, excusez-moi, du pétrole. Leur silence sur le drame congolais exclut, en tout cas, toute idée d’un quelconque idéal panafricaniste ou souverainiste. Pourquoi? Parce que l’opposant Etienne Tshisekedi, le vrai vainqueur de cette élection en RDC selon de nombreux témoignages concordants n'a pas de l'argent à distribuer après trente ans de traversée du désert politique. Sachant que le président sortant, Joseph Kabila use et abuse de la répression a l’encontre des populations et se maintient au pouvoir par terreur et usurpation, les dépositaires africains de la science (sans conscience?) ont plié la queue entre les pattes en catimini. Tout l'article, lien http://africamedia21.com/index.php/permalink/22179.html

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