L’e-administration en question dans les pays du sud

Nous sommes en 2010, et ça fait environ 16 ans qu’il est possible de surfer au Cameroun, 15 années durant lesquelles le taux de pénétration du web n’a cesser d’augmenter, certes pas à la vitesse espérer, maissuffisamment à mon avis pour voir apparaitre les services susceptibled’améliorer le quotidien des populations.

C’était l’occasion (d’ailleurs ça l’est toujours) pour les gouvernements de penser à utiliser ce moyen de communication fort pratique dans l’optique de simplification des démarchesadministratives. Je suis convaincu qu’il y a eu des initiatives dans cesens, mais au final un « vide sidéral » demeure dans ce secteur,surtout au Cameroun.

Nous pouvons réfléchir à des moyens de mis en œuvre de ce type de service dans une sorte de « Labs » formé de spécialistes du service publique, des informaticiens et de quelques citoyens. Les résultats ne pourront qu’être bénéfique etseront un bon début de réponse à la pénibilités des démarchesadministratives que l’on rencontre au quotidien.

En France, une mission formée dans le but d’améliorer la relation numérique entre l’administration et les usagers vient de rendre son rapport. Il en ressort des mesures fort intéressantes qui pourrait être une bonne basse pour débuter desprojets dans ce sens:

  • Mettre sur pied des plateformes Web simple et efficace mais pas plétorique ;
  • Permettre de reconnaître un site officiel et son contenu au premier coup d’œil ;
  • Pouvoir se connecter avec un même authentifiant à tous les services de l’administration (sous contrôle de l’usager) et proposer un support d’authentification et de signature électronique ;
  • Garantir un égal traitement et un service performant quel que soit le contact sollicité (téléphone, Internet, guichet) en mettant à disposition de l’usager et des agents d’un même organisme, un compteindividuel de l’usager historisant ses échanges multicanal ;
  • Généraliser les fonctions de paiement dématérialisé et développer le recours aux factures électroniques ;
  • Proposer en ligne les 10 nouvelles démarches les plus attendues par type de profil usagers (particuliers, professionnels) ;
  • Développer des services proactifs tels qu’un calendrier des échéances, des alertes personnalisées par mail/SMS ;
  • Systématiser la possibilité pour l’usager de noter les sites Internet des administrations et rendre public les résultats ;
  • Créer une plateforme d’innovation de services permettant aux acteurs tiers de développer des services innovants à partir des données publiques ;
  • Créer une communauté d’entraide sur le modèle de « comment ça marche » pour et par les usagers.

Il est clair que tout ceci passe par une augmentation exponentielle du nombre de connecter, mais ça pourra se transformer en bon apat pour les recalcitrants du monde 2.0 ! Après tout, qui n’aimerais pas êtreprévenu de la disponibilité d’une pièce administrative par SMS ou mail ?

Faisons vite… ça urge !

Hervé Djia

Quelques liens:
- L’e-administration
- Video sur L’e-administration
- Government Strategy on the Action Plan for E-Administration – Romania (PDF)

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