« Notre Constitution donne l’exemple à suivre. L’Etat chez nous, est administré dans l’intérêt du plus grand nombre, et non d’une minorité. De ce fait, notre régime a pris le nom de Démocratie. Pour les affaires privées, l’égalité est assurée à tous par les lois, surtout celles qui assurent la défense des faibles et attirent sur ceux qui les violent un mépris universel. Pour les affaires publiques, nul n’est gêné par sa pauvreté ou l’obscurité de sa condition, s’il est capable de rendre service à la cité…Nous savons concilier le goût des études avec l’énergie et le goût du beau avec la simplicité…Même si toutes les choses sont vouées  au déclin, puissiez-vous dire de nous, siècles futurs, que nous avons construit la cité la plus célèbre et la plus heureuse. »Périclès

En enquêtant sur le personnage cité- pas la première fois- par ce candidat à la présidentielle sénégalaise de 2012, j’ai trouvé dans http://www.linternaute.com/: « Malgré ses propensions démocratiques, il s'impose catégoriquement dans le gouvernement de la cité, élimine les oppositions et mène une politique impérialiste… » Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que Périclès est peut-être lui aussi un démagogue, celui dirige le peuple ou qui cherche à attirer le peuple vers lui en vue de réaliser un fin très souvent personnelle qu'il ne peut pas réaliser par ses seules forces , en  narrant aux vies malheureuses qui constituent très souvent ce peuple, leur propres espoirs et rêves, mais aussi en même temps, leur désespoir, avec une si grande fidélité,que des esprits pervers ne peuvent pas maquer de soupçonner que celui sait parler ainsi de la misère et des attentes du peuple, et qui parle pourtant en dehors du peuple défini selon le degré de pauvrté, ou bien est l’architecte ou au moins un des architectes invisibles qui planifièrent cyniquement cette situation indésirable dans laquelle se débat la vie de ce peuple.

La nécessité de recourir à la force ne prouve pas seulement que Périclès est un démagogue. Ce recours à la force et à la violence signifie aussi que Périclès s’est trompé sur les paramètres universels qui fondent la démocratie véritable et le bonheur véritable.

Pour nous autres architectes du bien,  « Tout prince encore non rassasié est un usurpateur ».C’est pourquoi notre premier exercice moral et politique est d’apprendre à être rassasié.Or il y a une première condition pour un être vivant d'être satisfait de lui-même ou de son oeuvre ou de sa part:pour cela,il faut nécessairement avoir une certaine lumière,une lumière parfaite qui n'aveugle pas,sur sa propre condition pour ne pas dire sur sa propre nature.

La démocratie prend place dans les réalités morales et politiques de l’esprit, lorsque l’homme accède à la pleine conscience et à la pleine vérité de soi dans le monde, et à la pleine conscience de l’existence et des droits d’autrui dans ce même monde,  et pour cela, il faut nécessairement avoir une certaine lumière sur la condition humaine en général et sur sa condition particulière dans ce général.

On voit donc clairement sans doute pourquoi contrairement à ce que pense Périclès,il ne peut pas y avoire de "régime" qui s'habille de la démocratie dans un monde où règne "l’obscurité" de la "condition"humaine.

 

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