Tasnim News, affilié à la Force Al-Qods des pasdaran, a fait part de la crainte du régime iranien de l'impact du cyberespace sur la prochaine élection présidentielle en Iran, la comparant à un champ de mines qui entoure le régime. Selon l'article, « Dans de telles circonstances, nous sommes engloutis dans un champ de mines. Étant donné que le nombre d'ennemis a augmenté, ils ont une approche tendre, mais imposante avec l’Etat à travers les médias et le cyberespace. Par conséquent, nous devons faire face à ce problème avec des approches raisonnables et plus diplomatiques. »

L'agence de presse s'est également déclarée préoccupée par l'impact du cyberespace sur les élections. Alireza Aledavoud, qui est un expert en cyberespace, a déclaré : « Lors du soulèvement de 2009, le fait que notre peuple ait eu un accès limité à Internet haut débit et aux réseaux sociaux, tels que Facebook et Twitter, n'a pas été très apprécié, les ennemis n’arrivaient pas à donner des informations ou à établir des canaux de réseau afin d'infliger de sérieux préjudices au régime. Il est à noter que l'accès de la population à Internet, aux smartphones et à d'autres dispositifs connexes a augmenté en 2016 et 2017 par rapport au nombre d'utilisateurs du cyberespace en 2009. »

Il a ajouté : « Les gens ont bien accueilli Internet. Selon les chiffres actuels, 53% des Iraniens sont membres d'un canal de médias sociaux. En d'autres termes, sur 100 hommes et 100 femmes, respectivement 55 et 51 d'entre eux sont membres d’au moins un réseau de médias sociaux. »

En outre, selon les chiffres publiés par le ministère iranien des Technologies de l'information et de la communication, le taux d'abonnés mobiles actifs a atteint plus de 97% en 2016 contre environ 39% en 2007. De plus, le taux de détenteurs de cartes SIM avait atteint 46,8% en 2007. En 2017, ce nombre dépasse 188%.

Ces statistiques ont grimpé de façon spectaculaire. Ils sont alarmants et Khamenei a explicitement ordonné de contrôler la limite de vitesse d'Internet avant de lancer un réseau national d'information.

Ce responsable du gouvernement a souligné l'influence de différents réseaux sociaux en Iran, qui ont été très bien accueillis par les iraniens. Il a déclaré, « l'ennemi envisage actuellement d'influencer les mouvements sociaux afin de renverser le régime. Par conséquent, la situation est exceptionnelle et en particulier l'élection présidentielle de 2017. »

Selon un sondage, 72% des jeunes, âgés de 18 à 29 ans, ont déclaré qu'ils sont membres d'au moins un des canaux de réseaux sociaux. De même, 53% des personnes âgées de 30 à 49 ans et 25% des personnes de plus de 50 ans ont la même implication. 

Le cyber-expert des pasdaran a affirmé que près de 20 millions d'Iraniens sur 80 millions sont membres du canal Telegram. En fait, l'influence des réseaux de médias sociaux a augmenté en Iran, surtout depuis le soulèvement de 2009.

En ce qui concerne ce problème, Alireza Aledavoud a ajouté :

« Alors que les médias sociaux se sont répandus immédiatement après 2009, le canal Telegram exerce actuellement un impact considérable en Iran. Nos autorités doivent être vigilantes et pleinement responsables ces jours-ci, d'autant plus que les faits semblent indiquer que l'insurrection de 2009 risque de se reproduire en Iran. »

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