Lorsque  ailleurs les forces politiques se concentrent pour exiger des tenants du pouvoir le respect des délais constitutionnels pour la tenue des élections, ici au Togo, nos opposants  œuvrent inlassablement pour  renvoyer  aux calendes grecques les  échéances électorales plusieurs fois reportées. A y voir de prêt, notre opposition  semble avoir  été prise de court par les événements surtout depuis que le corps électoral a été convoqué.

Comme à l’accoutumée, elle (opposition) espérait fermement  les injonctions de  la Communauté Internationale à l’endroit du gouvernement togolais pour  obtenir un report des échéances électorale. Erreur fatale puisque depuis 2011, l’Union Européenne avait déjà laissé poindre à l’horizon sa position en ce qui concerne l’organisation des futures échéances électorales dans notre pays.   Le Togo dans sa marche vers la démocratie se devait d’organiser tout seul le processus électoral devant aboutir au renouvellement de l’assemblée nationale.  En clair, l’UE n’interviendra pas dans l’organisation des élections législatives comme dans le passé. Du coup cette annonce devrait attirer l’attention des leaders politiques surtout l’opposition  pour une plus grande vigilance et un travail de fond  sur tous les plans avant ces élections.  Mais elle  a préférer  jouer à la comédie à la plage tout en multipliant des manifestations de rues dont les résultats étaient à peine perceptibles.

Devant l’inertie de cette opposition qui donnait l’impression que tout lui  échappait et qu’elle  naviguait à vue  plusieurs personnes avaient  tiré la sonnette d’alarme   pour que le combat  soit réorienter  vers des actions beaucoup plus concrètes.  Trop de temps perdu pour des revendications non essentielles. Est ce aujourd’hui en 2013 que l’ANC trouve qu’il faut revoir le code électoral ? Est ce que c’est aujourd’hui l’ANC trouve qu’il faut revoir  la composition de la CENI. Depuis les dernières élections (2010), un travail de fond devrait être mené pour que les problèmes liés à l’organisation des scrutins soient résolus. Mais FABRE qu’on sait trop arrogant et imbu de sa propre personnalité  n’a pas jugé utile de suivre les conseils de ses amis et des autres observateurs politiques. Sur le plan national, plusieurs personnes ont tenté de ramener sur le droit chemin l’ANC qui visiblement se cherchait encore ! Les chancelleries présentes dans notre capitale ont dû enfreindre à leur protocole en jouant tantôt aux conseillers politiques tantôt aux médiateurs afin que l’opposition togolaise se retrouve et assume véritablement son rôle de contre-pouvoir. Mais à l’ANC on voyait toutes ces initiatives avec un œil de méfiance et de suspicion. Ce parti a d’ailleurs considéré toutes les actions venant de l’extérieur comme des pièges qui leurs sont tendus. Sur le plan international, c’est la même chose qui leur  a été suggéré ; de leurs tournées   organisées en Europe et aux Etats-Unis et dans la sous région ouest africaine, ils sont revenus  toujours  avec le seul et unique conseil : se recentrer sur les enjeux électoraux et  éviter de perdre le temps avec des revendications éphémères, (libérez KPATCHA, libérez AGBA, les matériaux de sonorisation, la réintégration etc).

Trente six mois de marches hebdomadaires pour finalement se retrouver à quémander un dialogue comme des néophytes en politique. Vincent HUGEUX dégouter par la platitude  de  cette opposition  finira par rendre hommage aux militants de l’ANC en ces termes : « Ayons ensemble une pensée émue pour le militant d’opposition togolais de base. Voilà quelqu’un qui entend depuis des mois un discours maximaliste et radicale et qui voit se déliter au fil des semaines les exigences. Comment ne peut-il pas être déboussolé troublé ? ». Personnellement nous avons  été surpris par l’empirisme de cette  pensée   qui émane d’un journaliste étranger. Mais « heureusement » que c’est Vincent HUGEUX  qui a tenu ces propos !  Lui au moins, ne risque rien. Cette observation assez nette et claire présentée par ce journaliste n’est pourtant pas nouvelle.

Régulièrement  les analyses et les réflexions sont faites dans ce sens. Mais elles n’ont jamais été prises en compte et rien n’indique que les leaders de l’ANC sont disposés à faire évoluer la situation.

D’ailleurs il suffisait que quelqu’un au sein du parti, quelqu’un ose regarder autrement les choses que tous les adjectifs lui soient collés à la peau : francs-maçons, vendus, traite, prétendant au poste de ministre etc. TIDO Brassier, Kofi YAMGNANE et autres continuent  de subir l’opprobre juste pour avoir dit que l’opposition courait à sa perte si rien n’était fait pour corriger le tir. Au sein même du bureau actuel de l’ANC plusieurs personnes savent que la conduite actuelle des affaires ne peut que conduire à l’impasse, mais pour éviter d’être accusé de "saboteurs" de la lutte ou de "traites" ils assistent impuissant au pourrissement  du parti jusqu’à ce que l’inévitable ne se produise : la dislocation du parti. Le parti ANC n’est-il pas lui-même issu de la division de l’UFC ? Et pourtant ! le parti ne manque pas d’éminence  grise. L’ANC n’est pas quand même truffé d’ignares ! Le parti est bien entendu composé d’hommes intellectuels (avocats, des juristes, des économistes) capables de réfléchir positivement  pour proposer une   alternative nouvelle basée sur le souci permanent du parti d’être véritablement une force politique capable d’apporter le changement tant souhaité par le peuple togolais.  Cela va sans dire que ce n’est pas seulement les élections présidentielles qui doivent retenir l’attention des acteurs mais tous les pans de la vie socio économique et politique de notre pays. Le Togo a besoin d’une opposition constructive.

http://petertchalawou.wordpress.com/2013/07/06/le-peuple-togolais-a-besoin-dune-nouvelle-forme-dopposition/

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