L’idée a été développée au cours de la 9 Ideas conference 2013 à Douala. Une aubaine pour sortir ces habitants de « l’obscurantisme technologique » pour le développement de la communauté.

 

La pénétration d’internet au Cameroun est de 5% au plus. L’Afrique entière n’est pas en reste. L’électricité est offerte de manière discontinue. Trop de délestages. Des difficultés qui rendent presqu’impossible une formation à distance à partir d’une zone rurale. Prenant le cas d’un habitant de Sangmélima, il ressort que celui ne peut pas recevoir les cours par mail. Car, dans la plupart des cas, celui-ci ne dispose pas d’une adresse e-mail. De même, il ne pas échanger par l’entremise de l’application Skype dont-il ignore complètement le fonctionnement. Pour bénéficier d’une telle formation, cet apprenant est obligé de se rendre dans une grande ville comme Yaoundé ou Douala. Et ici, il devra suivre au préalable, des formations de base.

Il faut remédier à cette faille technologique. Selon Martial Gervais Oden, Net Trainer, cette formation à distance et le développement de leur environnement sont désormais possibles grâce à la diffusion et l’appropriation du téléphone portable. A moindre coût d’ailleurs. Au cours de cette édition de la 9 Ideas conférence tenue le samedi 30 mars 2013, Martial Gervais Oden a affirmé que le téléphone est très pratique pour la formation à distance dans le milieu rural. « La carte mémoire peut être utilisée comme support de cours. Elle contiendra les données sous forme de fichiers sonore ou vidéo. Les cours pourront être transférés par Bluetooth. Les évaluations pourront être faites par Sms ou page Wiki, en Question à choix multiple (Qcm). L’objectif étant d’évaluer les capacités de l’apprenant sur les sujets abordés lors des formations qui s’articulent autour de l’élevage, l’agriculture », explique-t-il. Et de poursuivre : « Il est également possible de compenser l’utilisation de l’application Skype, en se servant des bonus appels des opérateurs de téléphonie mobile pour des échanges vocaux ».

L’utilisation du téléphone portable, dans le cadre de la formation, peut favoriser et contribuer au développement économique, social et environnemental du monde rural. Car, estime Martial Gervais Oden, elle réduit considérablement les coûts de formation, la paperasse, l’exode rural et la pollution. Une idée à expérimenter dans les villages camerounais qui ne sont pas encore rentrés dans le wagon de cette innovation née aux Etats-Unis et promue en 2005 par l’Union Européenne.

Frank William BATCHOU

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