Le jeune KONARE défie le temps

Ceci est une réalité au marché principal de Mopti, le jeune Abdoulaye KONARE, travail toujours avec un outil qui a l’allure d’un objet de musée. C'est-à-dire un appareil photographique qui ne date pas de notre époque. Seulement on a entendu parler de cet appareil et cela a été une occasion pour qu’on puisse le voir à l’œil.Qui pouvait imaginer qu’au 21e siècle et à l’époque de la révolution numérique, qu’on puisse continuer de travailler avec un appareil de l’antiquité ? Un véritable défi à la révolution des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).Suivez comment cet appareil fonctionne : le photographe introduit sa tête dans un boitier fermé au bout par un tissu noir pour fixer l’objectif. Il fait d’abord une photo sur un cliché, il corrige ensuit les imperfections par un crayon de papier puis, il flash le cliché pour obtenir une photo sur papier. Le résultat est quant même satisfaisant pour des gens qui le fréquentent. Il garde une clientèle fidèle car il a hérité ce travail de son défunt père qui n’a fait que ça durant sa vie.L’une des particularités cet appareil photographique c’est qu’il ne peut faire que des photos de d’identité (portrait) mais il peut faire une photo de portrait de trois ou quatre personnes en même temps. Il ne peut travailler que le jour car ne disposant pas de flash pour éclairer la cible.La clientèle de ce jeune photographe est essentiellement composée de peulhs qui viennent des localités comme Fatoma, Somadougou. Il reçoit aussi des touristes comme Mopti est naturellement l’une des principales villes touristiques du Mali. Il profite beaucoup des jours de foire a-t-il affirmé.Lorsque nous sommes arrivés sur son lieu de travail, il était entrain de photographier un enfant. En fait c’est le père de cet enfant Hamidou CISSE qui l’avait amené chez le jeune photographe Abdoulaye.Selon M.CISSE « j’ai toujours travaillé avec le père de Abdoulaye, comme il a pris le relais, je n’ai pas coupé le pont ; je continue toujours de travailler avec lui encore. Je pense que je vais toujours rester avec lui sauf s’il change de comportement ».En lui demandant de se prononcer sur la différence de qualité entre les photos de cet outil de nos ancêtres, et les photos des appareils modernes (numériques), il a répondu ainsi « Pour moi une photo c’est une photo, c’est vous qui trouvez une différence de qualité, sinon pour moi c’est la même chose ».Il faut noter que le jeune Abdoulaye n’est pas la seule personne qui défi la révolution numérique en travaillant avec cet objet qui mérite d’être exposé dans un musée de la place, au marché de Mopti il y a d’autres photographes qui utilisent ce genre d’appareil pour gagner leurs pains quotidiens.Le jeune photographe a envi de se débarrasser de cet appareil qui n’est pas de sa génération, mais il le gardera pendant un temps pour faute de moyen de se procurer d’autres appareils de nouvelle génération.Les bonnes volontés qui œuvrent pour la vulgarisation des nouvelles technologies au Mali sont donc interpelées.
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