LE DROIT A LA SANTE EN CÖTE D'IVOIRE


Les précisions de Me Epiphane Zoro Bi Ballo

De gauche à droite : Ouattara Clément, pdt du Renascom-CI, Epiphane Zoro Bi Ballo, conférencier et Daigrè Hyacinthe du Mdd

Le taux de croissance de la population, la situation économique difficile, la pauvreté des
populations, les formations sanitaires publiques confrontées à de sérieux
problèmes liés au déficit de matériels médical ou d’effectif. Tel est le
diagnostic posé par le président de l’Ong "la cité de la tolérance",
Epiphane Zoro Bi Ballo concernant, le droit à la santé en Côte d’Ivoire. A
l’initiative du Renascom-CI (Réseau national de la santé communautaire de
Côte d’Ivoire
) dont la présidence est assuré par Ouattara Clémént ;
avec pour modérateur, Daigre Gbale Hyacinthe, président de l’Oadh (Organisation
africaine des droits de l’homme) et coordonnateur général du Mdd (Mouvement
pour la démocratie directe), il a été invité à prononcer une conférence publique
sur le thème : "Obligation de l’Etat et action des
populations face aux violations du droit à la santé en Cöte d’Ivoire
".
C’était le samedi 24 juillet 2010 à l'amphithéâtre de l'AISA Yopougon.


Définissant le droit à la santé, le conférencier a indiqué que l’absence de maladie ne
signifie pas être en bonne santé. Pour lui, la santé est un état complet de
bien être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une
absence de maladie ou d’infirmité. "La possession du meilleur état complet de
santé qu’il est capable d’atteindre constitue l’un des droits fondamentaux de
tout être humain, quelque sa race, sa religion, ses opinions politiques, sa
condition économique et sociale
", a-t-il indiqué. A l’en
croire, c’est un "droit individuel inaliénable". Car, a-t-il
souligné, "le droit à la santé est un droit fondamental
de l’être humain, indispensable à l’exercice des autres droits humains
". Par
ailleurs, Epiphane Zoro Bi Ballo a insisté sur le fait que, "toute
personne a le droit de jouir du meilleur état de santé susceptible d’être
atteint, lui permettant de vivre dans la dignité
". Il a expliqué
le droit interdépendant. "Toute personne a droit à un niveau de vie
suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment
par l’amélioration, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi
que pour les services nécessaires
".
En revanche, la personne a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie,
d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de
moyens de substance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.
L’orateur a fait remarquer que, la maternité et l’enfance ont droit à une aide
et une assistance spéciale. "Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le
mariage ou en dehors du mariage jouissent de la même protection sociale
",
a précisé le conférencier.


Après avoir défini les instruments juridiques garantissant le droit à la santé qui se résume aux
obligations des Etats et les mécanismes de contrôle, il a fait la
recommandation pour le renforcement de la protection du droit à la santé en
Côte d’Ivoire. En approche non contentieuse, il a rappelé le rapport alternatif
aux mécanismes onusiens, et contribution au suivi des rapports. A l’opposé il a
proposé le développement d’action en réparation en matière d’atteinte au droit
à la santé. Avec comme exemple, les déchets toxiques et action en réparation
juste et équitable contre l’Etat et contre Trafigura pour préjudices corporels
et environnementaux durables.


Les populations qui fait nombreux le déplacement, ont beaucoup apprécié les interventions du
conférencier.


Pour Ouattara Clément, président du Renascom-CI, l’un des initiateurs de cette conférence, "cela
valait la peine pour mieux faire apprécier les droits à la santé aux
populations
"


SERIBA KONE


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