
Écoutez la table ronde ( 18min. et 07sec.)
Ce mercredi (27 octobre), le site internet français glifpix a été mis en ligne. Il met en relation des lecteurs ou des médias, d'un côté, et des journalistes, de l'autre, pour financer des reportages ou des enquêtes. Glifpix s'inspire largement, dans sa forme et son esprit, de l'américain
spot.us qui a connu
un certain succès depuis son lancement en 2008. Il s'inscrit dans la tendance du "crowdfunding", du financement collectif, déjà bien connu dans le monde de la musique (
MyMajorCompany ou
Buzzmyband) ou du cinéma (
Touscoprod ou
PeopleforCinema).
D'ici quelques mois, Glifpix devrait être rejoint par un autre acteur français du crowdfunding
jaimelinfo.com, un site développé par rue89 qui sera géré par une association (on en parlait dans
notre compte rendu de la journée de la presse en ligne du Spiil).
Depuis le mois de mars
kisskissbankbank, un site de crowdfunding généraliste finance
aussi, mais pas exclusivement, des projets journalistiques.
Kisskissbankbank est un peu le
kickstarter français. Il a déjà financé à hauteur de 18360 euros le
Projet de reportage de Raphael Beaugrand.
Peut-on et doit-on compter sur le public pour financer la presse? Un acteur francophone peut-il trouver sa place dans ce secteur? Quels sont les limites et les avantages de ce modèle économique?...
Nous avons reçu
Hélène Huby et
Pierre-Yves Platini. Tous deux de
Fabernovel, la société qui a lancé le site.
Vincent Ricordeau co-fondateur de
kisskissbankbank, était également avec nous.
Quelques liens sur ce sujet
Spot.us ou l'impact du crowdfunding sur le journalisme (Tanja Aitamurto Owni.fr)
Spot.us les journalistes travaillent en public pour le public (idem)
Glifpix, le financement de la presse en mode Web 2.0 (Arnaud Devillard 01.net)
Payer pour de l’info en ligne ? Ça peut se faire… ( Emmanuelle Anizon Télérrama)
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