‘’J’ai eu au téléphone le ministre de la Communication (du gouvernement Aké N’gbo), Ouattara Gnonzié, tôt ce matin (ndlr 04-Feb-11). C'est une fois à son bureau au environ de 10 h que j'ai été informé de ce que le Pr Laurent Gbagbo avait pris la décision de former un nouveau conseil.’’, a déclaré le président Dié Kacou que nous avons pu joindre par téléphone le même jour aux environs  de 18h GMT. Il a par ailleurs précisé que cette décision concernait l’institution dans son entièreté.

Nommé président de la Commission Nationale de la Presse (C.N.P) en 2000 par feu le Gal Guéi, l’ancien journaliste sportif de la Radiodiffusion Télévision Ivoirienne (R.T.I)  est resté en poste en 2004 lorsque cette commission a changé de dénomination pour devenir le Conseil National de la Presse (C.N.P), sous la présidence de Laurent Gbagbo.

Ce dernier qui le reconduira en Mai 2009 à la tête du collège des conseillers pour un nouveau mandat de trois ans, vient brusquement de le remplacé pour des raisons inconnues.  


Sûr que cette décision inattendue de la révocation de ce charismatique président d'organe de régulation de la presse ivoirienne, fera coller de l'encre dans la grande famille de la presse  nationale et  même  internationale.


L’homme, en effet, ne laisse personne indifférent de par ses prises de position courageuses en faveur du respect de la loi sur la presse en Côte d’Ivoire.


On se souvient de sa sortie récente, lorsque des hommes en uniforme ont fait irruption dans des imprimeries pour interdire l’impression des journaux de l’opposition, alors que personne n’avait osé en Côte d’Ivoire  dénoncer cette violation flagrante de la liberté d’expression et de la presse.


Nous retenons aussi de lui, sa courageuse prise de position lors de l'affaire qui opposait le procureur de la république aux journalistes du Courrier d'Abidjan, expliquant clairement qu'il s’agissait d'un délit de presse.

Une chose est certaine, cette décision n’est que la couche superficielle de bien d’autres remous qui transpireront à coup sûr dans les jours qui viennent.


Depuis cette crise postélectorale que vit la Côte d’Ivoire, de nombreuses agressions à l’endroit de journalistes tant de la presse nationale qu’internationale  sont constatées çà et là.


Le Jeudi 03 Février 2011, une journaliste locale d’un journal en ligne a été sauvagement assassinée à son domicile, annonçait un quotidien local de faits divers, tandis que plusieurs autres sont objets de menaces et d’agressions de tout genre.


Cette  révocation brusque de ce grand défenseur des droits des journalistes  suscite de nombreuses interrogations  en ce moment au sein  de la presse qui voit ainsi tomber un bouclier sans faille de la lutte pour la libre expression en Côte d’Ivoire.


Rappelons que le désormais ancien président du CNP a fait une belle carrière de journaliste sportif à la radio nationale de Côte d’Ivoire, avant de débarquer à la Télévision ivoirienne où il a animé des émissions mythiques telles  que 5X3  et bien d’autres.


Ce brillant journaliste qui a aussi fait montre de ses grandes qualités de dirigeant, a été plébiscité pour un second mandat à la tête de la Fédération Ivoirienne de Cyclisme


Pour sa part, le natif d’Abengourou, prince du royaume de l'Indénié à qui nous avons demandé de se prononcer sur cette décision s’est gardé de tout commentaire, avant de avancer: ''No Comment !!! Je ne suis pas du genre à m’accrocher a un poste. Je rentre me reposer tranquillement chez moi au village à Abengourou’’.  

 

 

 

Source:http://ivoriancommiteeforprotectionofjo.blogspot.com/2011/02/le-conseil-national-de-la-presse-cnp.html
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