Le Cameroun qui danse et le Cameroun qui pleure

LE CAMEROUN QUI DANSE  ET LE CAMEROUN QUI PLEURE

 

Comment voulez que je me taise ?

Docteur Mathieu MBARGA-ABEGA, journaliste politique - Paris

 

Ce lundi 25 janvier 2016, « des attentats suicides survenus en fin de matinée  à Bodo, une localité de la région de l’Extrême-Nord, ont semés stupeur et désolation auprès des populations. Le bilan provisoire fait état de 32 morts, dont les quatre kamikazes et plus d’une soixantaine de blessés qui ont été évacués vers l’arrondissement de Makary à 25 kilomètres de Bodo où l’hélicoptère des forces de défense a été dépêché, afin de procéder au transfert des blessés les plus gravement atteints vers l’hôpital de Maroua», et que le président Paul Biya, adresse aux familles éprouvées les condoléances les plus attristées, conclut  le communiqué  de Issa Tchiroma, Ministre de la Communication et porte parole du gouvernement Camerounais », (1) source Africapress en ligne.

 Drôle de pays que ce Cameroun de Paul Biya,  32 morts et plus soixantaine de blessés et c’est le ministre de la communication porte-parole du gouvernement,  qui annonce cette triste nouvelle au peuple camerounais. Où est Paul Biya, le président du peuple camerounais, pourtant présent  dans son Palais d’Etoudi à Yaoundé, capitale politique du Cameroun ?

Pourquoi Paul Biya, n’explique pas en personne et dans les médias du pays, le drame qui a frappé ce 25 janvier, les populations du Nord et Extrême Nord du Cameroun ?

 LE CAMEROUN QUI DANSE  ET LE CAMEROUN QUI PLEURE

 Aucun communiqué de presse d’un ministre au monde, ne remplace  la voie d’un chef d’Etat en exercice, face à ses hautes responsabilités.Tâches que remplissent  avec fierté, dévouement et détermination, les chefs d’Etat du monde moderne. Le

Président Barack Obama, par exemple, dès qu’un américain est concerné dans un coin du monde, il s’adresse immédiatement à travers les médias, au peuple Américain, à qui il doit rendre des comptes. En France, également, le président François Hollande, est présent physiquement sur les terrains l'action,  expliquant et rassurant, le peuple français, de ce qui se passe dans le pays et de ce qu’il prend comme position pour l’intérêt des Français. Que le président Paul Biya, prenne et applique ce bel exemple, des chefs d’Etat Américain et Français. Il n’y a pas de honte de s’inspirer de bons exemples, d’où qu’ils viennent. Autrement dit, trois priorités s’imposent aujourd’hui au président Paul Biya :

- Première priorité, que le président Camerounais  cherche d'avantage de solutions pour mettre un terme à la guerre qui s’installe dans la durée au Nord et Extrême Nord du Cameroun. S’il  le faut, pourquoi pas faire la paix des braves avec les représentants de la secte Boko Haram, l’ex-président malien Ahmadou  Toumani Touré, en son temps avait bien accepté un dialogue de réconciliation avec les Touaregs du Nord Mali. Le président Malien,  avait compris que la paix dans un pays n’a pas de prix.

- Deuxième priorités, que le président Paul Biya, demande à l’élite du Sud Cameroun d’arrêter ses pitreries : la demande de motion de soutien pour sa réélection en 2018, qui n’est pas à l’ordre du jour, une demande qui peut-être interpréter par le peuple camerounais comme étant une provocation, au moment où ce peuple vit dans une pauvreté sans précèdent. Autrement dit, cette demande de motion de soutien donner l’image de deux Cameroun, un dans lequel les Ministres dansent à souhaits et en public « Le Coller la petite », une chanson populaire, et l’autre Cameroun qui pleure ses morts au Nord et Extrême Nord du Pays.

-Troisième priorités, que le président Paul Biya, exige aux Ministres du gouvernement de Philémon Yang et aux chefs d’entreprises du pays, de terminer dans les délais, les projets de sa politique des grandes réalisations.

Paul Biya, en ce début d’année 2016,  doit avoir dans ses mains ; - la recherche d’une paix durable dans son pays - et le développement attendu par le peuple camerounais. Pour cela, il faut que le président Paul Biya, mette avec rigueur, les Camerounaises et Camerounais au travail bien, fait qui était la marque de fabrique des Camerounais d’hier. Voilà, pourquoi, Comment voulez que je me taise ! 

Docteur Mathieu MBARGA-ABEGA, Journaliste Politique-Paris

 

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