LE CAMEROUN : PLAQUE TOURNANTE DU TRAFIC D’ENFANT

Les statistiques ont établi qu'avec le trafic d'enfants le Cameroun fait désormais face à un phénomène préoccupant avec plus de 4000 enfantsvictimes d’abus sexuels d’après une étude du Centre international pour la promotion dela création(Cipcré) à Yaoundé.


Sketchs, Chants venus du fonds de leurs cœur étaient présentés hier à l'hôtel Hilton à Yaoundé pour le cours du lancement officiel de la campagne de plaidoyer contre la traite des enfants à des fins d'exploitation sexuelleinitiée par le Cercle international pour la promotion de la création (Cipcré),à travers la coalition «Protégeons nos enfants». C’était une manière pour cesenfants d'apporter leur pierre dans la lutte contre ce phénomène qui lestouche. Ce sont des enfants camerounais et aussi ceux des pays voisins(Nigeria, Tchad et Congo) qui sont ensuite expédiés «dans les quartiers chics del'Europe et même du moyen Orient, à travers un réseau bien établi», assureAmely-James Koh Bela, écrivaine camerounaise qui milite depuis une dizained'années contre ce phénomène, André Marie Talla, artiste et parrain del’évènement était aussi présent.

La législation camerounaise notamment la loi n° 2005/015 du 29 décembre 2005 relative à la lutte contre le trafic et la traite des enfants établit l'illégalité du phénomène, elle sanctionne les auteurs, coauteurs et complicesdes infractions liées à l'exploitation sexuelle des enfants. Son chapitre 2prévoit des peines d'emprisonnement allant de 5 à 20 ans et des amendes allantde 10.000 à 10.000.000 Fcfa pour les coupables. Pourtant le phénomène est enpleine croissance au Cameroun, 36% des victimes ont moins de 13 ans. LeRévérend Jean-Blaise Kenmogne, directeur général du CIPCRE par ailleurs porteparole de « la Coalitionprotégeons » nos enfants explique que les 336 enfants réellement comptabiliséschez 336 patrons ont affirmé travailler à 5, voire 15 pour le même employeur.30% de ces enfants sont de sexes masculins ce qui les expose à l'exploitationhomosexuelle. Les résultats de l'enquête soulignent que ces victimes viennentaussi bien du Cameroun (37,9%) que des pays voisins tel le Nigeria qui contribueà hauteur de 1,2% contre 0,6% pour le Congo Brazzaville et 0,3% pour le Tchad.Le phénomène reste mal connu en raison du flou entretenu par les ravisseurs etleurs complices. Ces enfants sont utilisés dans les hôtels, motels, auberges,circuits, bars, etc. Transformées en machines à sexe, ils travaillent septjours sur sept rapportent chaque jour 12.millions de Fcfa à leurs ravisseurs.Au terme de l'étude, les enquêteurs recommandent outre la sensibilisation, dedénoncer et punir ; accompagner les victimes de la traite, renforcer le cadrejuridique.

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Commentaires

  • Ce sont des horreurs que vous raportez là. Des êtres humains ne devraient pas être traités de la sorte, pis encore les enfants. Vivement que les pouvoirs publics se saisissent de ce problème, afin de mettre à mal les auteurs de tels actes. Mon sentiment est que les pouvoirs publics ne font pas assez, pour restreindre l'action de ces criminels, ce qui est regrettable. Les droits humains ne sont pas suffisamant encrés dans les moeurs de nos dirrigeants. C'est tout simplement dommage. Cela pose un autre problème, celui des valeurs. L'echelle des valeurs à été inversée. Certaines personnes sont prêtent à tout pour avoir de l'argent, y compris des actes qui n'honorent pas l'homme.Dans une société africaire, résolument touné vers le capitalisme, le monde de "l'Argent Roi". Sinon comment comprendre les incuries de ces personnes qui s'adonnent au trafic des êtres innocents et candides que sont les enfants? Heureusement que dans cet enfer, subsiste des poches de résistance. Bon vent à amely-James et au CIPCRE
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