Le 27 juin 2015, les AFARS sont toujours colonisés à Djibouti!

La date du 27 juin coïncide pour les AFARS avec la "NAKBA", le désastre, la catastrophe, la descente aux enfers. C'est le jour où ils sont devenus les palestiniens de la Corne de l'Afrique, le jour où la minorité allochtone s'est substituée à la majorité autochtone pour les réprimer par plaisir, par complexe, par vengeance. Pourtant, les AFARS occupent 90% du territoire Djiboutien et représentent plus de la moitié de la population avec les autres composantes ethniques.

La date du 27 juin coïncide également avec le prolongement du colonialisme par une caste venue de Diré-Dawa (Ethiopie) et de Guérissa (Somalie) pour prendre "Djibouti en otage" (Ali Coubba) et qui a falsifié l'histoire et la mémoire des Djiboutiens, institutionnalisant la peur, la torture, le génocide, le viol, l'exil et la prison pour la majorité des Djiboutiens particulièrement les AFARS.

La date du 27 juin coincide enfin avec la promotion du règne de la médiocrité, du tribalisme, du clientélisme, du mensonge et de la haine sur l'amour, la liberté et la vérité.

C'est pourquoi, le 27 juin, comme l'explique si bien le lion indomptable de Lyon, l'intellectuel engagé, le juriste Mohamed ISSE FARAJ dans l'article suivant, "Taklo éteint sa télé". Taklo, un ancien du FDLD, représente la majorité silencieuse qui ne se retrouve pas dans ce délire parce qu'il n'y a été jamais associé...

Oui, le 27 juin 2015, les AFARS et moi-même sommes toujours colonisés parce que les Issas le sont autant que les AFARS mais ils ne le savent pas et ne le comprennent pas... pour l'instant!

La patrie ou la mort nous vaincrons!

Houssein IBRAHIM HOUMED

Le 27 juin, Taklo éteint sa télé (Par Mohamed Issé Faradj)

Taklo est un de mes amis d’enfance. Il habite Arhiba depuis que la cité existe. Remercié au bout de quatre ans de travail non rémunéré au dispensaire du coin dans les années quatre-vingt, il fait fi de qu’en dira-t-on etet sollicite un emploi journalier comme collecteur de frais de transport (crisboy) dans un minibus qui fait la navette entre deux places Rimbaud ( Arhiba-quartier 1) de cinq heure du matin à dix heures du soir sept jours sur sept. à dix heures du soir sept jours sur sept. 1) Heureusement, il y a minibus. Pour être éligible « crisboy », il suffit de savoir rendre la monnaie et rester de marbre face aux avalanches de critiques dans une cité où les pesanteurs de la tradition font prévaloir le sens de l’honneur aux petits boulots.
Recruté du premier coup, dans cette catégorie socioprofessionnelle atypique composée de trois échelons ( crisboy, chauffeur et patron ) dont le dernier niveau comprend beaucoup plus de fonctionnaires d’État que d’entrepreneurs privés, le chauffeur Taklo est connu pour avoir battu tous les tous les records de lenteur entre les deux premiers échelons. Travailleur infatigable et loyal, Taklo traine en revanche un boulet incompatible avec l’intérêt commercial en raison de son esprit de générosité et de compréhension envers les de la cité dont il connait mieux que qui conque les conditions de vie. Toute personne sans ressource voyage gratuitement dans le bus de Taklo. Il comble ainsi à lui seul la défaillance de la politique sociale de l’État sur le trajet. Fan d’Abdallah-Lee et friand des chansons patriotiques, Taklo est un ancien combattant du FDLD (Front Démocratique pour la libération de Djibouti) pleinement conscient de la politique de marginalisation dont sa communauté fait le frais depuis l’accession du pays à la souveraineté nationale. Pour lui comme
Pour lui comme pour toutes les victimes, le programme de la RTD conçu pour assurer la fête de l’indépendance du pays constitue une illustration parfaite de l’État tribal. 2) La RTD, ce chantre de la dictature tribale En effet durant les deux jours fériés consacrés à cette commémoration, la RTD met le paquet comme pour légitimer le règne sans partage à l'appui des images sélectives et une histoire retouchée. Pas un mot concernant la résistance héroïque opposée par les sultanats à l'arrivée des colons français, ni sur le massacre de Kaboba par la France au cœur du Mont Goda, dans les années quarante. Pas un hommage aux autorités traditionnelles déportées dont le sultan Houmed Laoita mort en détention à Madagascar, pas plus qu’à la dernière victime indépendantiste, Mohamed Houmed dit Doudou tombé à Tadjourah le 02 mai 1976. Une vision étriquée de l’histoire précoloniale crève l’écran. Chez Taklo, on applique un autre programme : pas de télé durant la fête de l’indépendance. Une nouveauté tout de même en cette année 2014, le dictateur souffrant a tenu à adresser un message clair aux djiboutiens au travers une photo qui a fait le tour du monde : le pouvoir est et restera Mamassane ( voir photo). Dépouillée de tout caractère national, la fête de l’indépendance nationale reste à penser.
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Vive le Peuple de Djibouti!
Vive le Burkina-Faso Libre!
Vive l'Afrique bientôt Libre!

Houssein IBRAHIM HOUMED

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Houssein IBRAHIM HOUMED

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