La genèse du conflit malien.

rebelles_nord-maliLe conflit malien, est très complexe, il est animé par plusieurs  acteurs.  Il découle beaucoup plus de la responsabilité du Mali, qui au lieu de trouver une solution à l’amiable, s’y trouve dans le plaisir d’envenimer la situation depuis le début de la crise.

1. L’instabilité institutionnelle.

Notons qu’au Mali, les autorités légitimes avaient été écartées depuis le début de la crise pour incompétence. Ce ne même pas pour incompétence, mais pour complicité avec les islamistes. Ce qui nous fait dire que la solution de la guerre au Mali trouvera sa solution avec les autorités déchues, parce qu’elles sont tenues aujourd’hui pour responsables de ce qui se passe au Nord Mali.

Les autorités actuelles, ne sont pas pleinement représentatives et  légitimes. L’armée fait toujours intrusion dans la gestion des affaires politiques, ce qui fait que chacun agit en fonction de ses intérêts.

2. La division de l’armée

Le capitaine Sanogo, lors d’une mutinerie, a réussi à dégager le président Amadou Toumani Touré, depuis lors une véritable confusion de rôle intervient. La CEDEAO a fait la pression sur Sanogo de laisser le pouvoir aux civils et quitter la scène politique, Sanogo a fait semblant mais reste toujours le président invisible devant Diencounda Traoré.

A l’occasion de ce putch, l’armée fut divisée, une partie est pour le président déchu, une autre pour Sanogo. Ils se tiraillent entre eux et se déchirent pendant que les islamistes gagnent du terrain et persécutent la population.

3. L’insurrection au Nord.

Les communautés du Nord Mali (les touareg, les arabes, les sonraï, les peuls, les bouzou, les bella) s’estiment marginalisées et abandonnées par l’Etat malien, elles réclament leur autonomie à travers le mouvement pour la libération de l’Azawad (MNLA). Ce mouvement contrôle l’essentiel des villes du Nord Mali.

Cette autonomie a d’ailleurs été voulue par les chefs traditionnels du Nord en 1958 avant même l’indépendance du Mali.

4. Les mouvements  terroristes.

Les terroristes sont présents au Nord Mali depuis plus d’une décennie en complicité avérée avec les autorités maliennes.

Le Nord Mali constitue leur base arrière, ils sont par conséquent lourdement armés et entrainés pour instaurer la charia au Mali et dans toute l’Afrique de l’Ouest.

Au-delà du Mali, c’est même le Sahel et le monde entier qui est menacé avec la prise d’otages et la persécution des populations.

Il s’avère très dure aujourd’hui de combattre le terrorisme. La France a bombardé et sécurisé une bonne partie du Mali, mais jusqu’à présent, les islamistes sont toujours assidus et continuent leurs attentats.

Cela nous fait penser que la lutte anti terroriste au Mali durera très longtemps que prévu.

5. Crimes contre la nation et exactions des populations au Nord.

 Depuis le début de l’intervention militaire au Mali, les populations du Nord (touareg, peuls et arabes) subissent des traitements dégradants. Il y’a eu des nombreuses exactions.

Cela est un crime contre l’humanité et contre la nation malienne. J’imagine qu’à travers des telles pratiques, la nation malienne ne sera jamais consolidée et les haines s’intensifieront surtout qu’il y’a eu aucune condamnation des telles exactions de la part des autorités malienne.

6. Des propos venimeux.

A l’occasion de son intervention sur la situation au Mali au micro de RFI, le président nigérien Issoufou Mahamadou a tenu des propos qui ont blessé les touaregs nigériens. Cela a fait couler beaucoup d’encre, chez les ex rebels dont Kaoucen Maiga et Ahmad Waghaya qui a été même arrêté à Agadez suite à sa riposte aux propos  du président Issoufou.

7.L’après guerre au Mali.

Un député Belge Laurent Louis, affirme qu’à travers la guerre au Mali, c’est l’Algérie  et l’Iran qui seront les futures cibles.

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