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Dernière mise à jour: Mercredi 24  Juin 2015 à 11h25

ALERTE INFOS
 

LA FRANCE SUR ECOUTES DES USA

Chirac, Sarkozy et Hollande ont été espionnés 

par la NSA américaine, révèle WikiLeaks !

 Mercredi 24 juin 2015 par Pascal HIMMELSBACH, Journaliste libre et indépendant.
Dernière mise à jour: 24.06.2015 à 11h25
 

Ce que révèlent les documents WikiLeaks

23 JUIN 2015 |  PAR LÉNAÏG BREDOUX ET ELLEN SALVI ET JULIAN ASSANGE (WIKILEAKS)

François Hollande et Jean-Marc Ayrault discutent de la Grèce ; Nicolas Sarkozy espère sauver le monde de la crise financière ; Jacques Chirac donne des ordres précis à son ministre des affaires étrangères. Mediapart publie les extraits et traductions des principaux documents.

LA FRANCE SUR ECOUTE DE SON ALLIE LES ETATS-UNIS (Suite)

Nicolas Sarkozy a l’intention d’aborder plusieurs sujets sensibles avec le président américain quand les deux dirigeants se rencontreront à Washington le 31 mars, selon un échange daté de la semaine dernière entre l’ambassadeur de France à Washington, Pierre Vimont, et le conseiller diplomatique de Sarkozy, Jean-David Levitte. Vimont a fait savoir que le président français exprimerait sa frustration du recul de Washington sur l’accord de coopération bilatérale sur le renseignement et que Sarkozy a l’intention de continuer à insister pour le conclure. Tel que Vimont et Levitte le comprennent, le principal point de friction est que les États-Unis souhaitent continuer à espionner la France. Concernant l’Afghanistan, Levitte a signalé que Sarkozy était prêt à autoriser davantage d’instructeurs militaires mais veut des clarifications quant au nombre nécessaire, compte tenu des chiffres contradictoires des sources américaines. Un autre point concerne les efforts d’EADS pour remporter un contrat pour un avion ravitailleur avec l’armée américaine. Vimont a révélé de façon sibylline que l’accord avance, mais n’a fourni aucun détail. Levitte n’avait pas prévu de mettre à l’agenda le conflit autour de l’étiquetage de Pernod Ricard (le deuxième plus grand groupe de spiritueux au monde), mais Sarkozy venait juste de discuter avec le PDG du groupe qui a demandé au président d’intervenir en sa faveur. (COMMENTAIRE : on dit que Patrick Ricard, le président du directoire de Pernod Ricard, est l’un des riches bienfaiteurs de Sarkozy.) Selon Vimont, c’était une question très politique aux États-Unis, et il suggérait de s’en remettre directement à la Maison-Blanche. Tandis que Sarkozy avait l’intention d’aborder cette question avec le président américain, Levitte parlerait au conseiller économique du président des États-Unis et au conseiller national adjoint en charge de la sécurité. Enfin, Levitte s’attendait à ce que les deux dirigeants discutent d’autres sujets urgents, parmi lesquels l’Iran, le processus de paix au Proche-Orient, l’Afghanistan et le Pakistan, le Yémen, la Somalie, le Sahel, la Russie, la Chine, la Turquie, le changement climatique, la situation financière de plusieurs pays européens ; cependant, il ne fournissait aucun détails sur ces points. »

  • Nicolas Sarkozy, 10 juin 2011 : l’initiative “secrète” au Proche-Orient

Le 7 juin 2011, Nicolas Sarkozy téléphone à Alain Juppé, son ministre des affaires étrangères. Il veut « proposer une initiative pour relancer directement les discussions de paix au Proche-Orient entre Israël et les Palestiniens ». Les Américains ont tous les détails de la stratégie française. « Le président envisageait de faire appel au président russe Dimitri Medvedev pour une éventuelle initiative commune sans les États-Unis ou, autre option, de donner un ultimatum au président américain au sujet de l’État palestinien », précise le document. Autant dire que l’effet de surprise escompté par les autorités françaises était d’emblée compromis.

------------- Document ------------

- Traduction -

« Sarkozy déterminé à engager une initiative au Moyen-Orient et à faire pression sur le président américain »

« En dépit d’un apparent manque d’intérêt de la part de certains acteurs majeurs, le président français Nicolas Sarkozy a affirmé, le 7 juin, sa détermination à proposer une initiative pour relancer directement les discussions de paix au Proche-Orient entre Israël et les Palestiniens. Selon une conversation entre Sarkozy et son ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, ils ont envisagé d’inclure le Quartet dans le processus ; cependant, ils se méfiaient d’une telle invitation craignant qu’ils ne se plient pas à la volonté de Paris. Puisque la France n’est pas membre du Quartet, elle n’aurait aucun contrôle sur ce qui sortirait de ces réunions, imaginaient-ils, et si le groupe décidait de ne pas soutenir les négociations directes, l’initiative française serait morte-née. Une autre inquiétude portait sur la dynamique du Quartet : Paris craignait que dans toutes les sessions incluant le représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la sécurité, Ban Ki-Moon, le ministre russe des affaires étrangères Sergey Lavrov, et le secrétaire d’État américain, ces deux derniers domineraient la procédure. Enfin, le président envisageait de faire appel au président russe Dimitri Medvedev pour une éventuelle initiative commune sans les États-Unis ou, autre option, donner un ultimatum au président américain au sujet de l’État palestinien. L’ultimatum consisterait à ce que Washington appuie les efforts français pour relancer le processus de paix, faute de quoi Sarkozy dirait au président américain que Paris ne soutiendrait pas les États-Unis en septembre (faisant certainement référence aux délibérations de l’assemblée générale des Nations unies sur l’État palestinien). »

----------------------------

  • Jacques Chirac, 28 décembre 2006 : qui nommer à l'Onu ?  
NSA, 28 décembre 2006
« La propension du ministre des affaires étrangères (…) 
à faire des remarques importunes ou inexactes. »

Jacques Chirac est un président finissant : en décembre 2006, il ne lui reste que quelques mois de mandat. Ses relations avec les États-Unis sont tendues. Aux yeux de Washington, il est celui qui s’est opposé à la deuxième guerre en Irak. Le 23 décembre 2006, le chef de l’État discute avec son ministre des affaires étrangères Philippe Douste-Blazy de nominations à l’Onu. Les services américains ont bien compris le peu de considération que Jacques Chirac a pour son subordonné. « Les ordres détaillés de Chirac peuvent être une réponse à la propension du ministre des affaires étrangères, amplement démontrée par le passé et qui explique les nombreuses réprimandes du président, à faire des remarques importunes ou inexactes », commente la NSA.

------------ Document -----------

- Traduction -

« Le président français appuie la nomination de Terje Roed-Larsen au poste de secrétaire général adjoint de l’Onu »

« Le président français Jacques Chirac a dit au ministre des affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, le 23 décembre, de faire en sorte que l’actuel envoyé spécial des Nations unies pour le respect de la résolution 1559 du conseil de sécurité de l’Onu, Terje Roed-Larsen, soit choisi comme secrétaire général adjoint de l’Onu ou au moins qu’on lui offre un poste à responsabilité équivalente. Chirac a expliqué sur un ton limpide et déterminé comment il souhaitait que Douste-Blazy procède, lui demandant de prendre contact avec le nouveau secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et de lui dire ce que Ban pense de cette nomination. (COMMENTAIRE : les ordres détaillés de Chirac peuvent être une réponse à la propension du ministre des affaires étrangères, amplement démontrée dans le passé et qui explique les nombreuses réprimandes du président, à faire des remarques importunes ou inexactes.) Le président souhaitait ardemment la nomination de Roed-Larsen pour plusieurs raisons, notamment parce qu’il croyait que la situation au Moyen-Orient exigeait une main habile et expérimentée dans la région et que – pour une fois – la France, la Russie et les États-Unis soutenaient le même homme. Les autres propos portaient sur le fait que Ban entendait garder le Français Jean-Marie Guéhenno à la tête du département des opérations de paix des Nations unies, qui devait être séparé en deux parties, la nouvelle entité devant être en charge de la logistique. Cette séparation programmée, cependant, a mis en rage Douste-Blazy, qui pense que ce serait une catastrophe. »


Ce que révèlent les documents WikiLeaks

23 JUIN 2015 |  PAR LÉNAÏG BREDOUX ET ELLEN SALVI ET JULIAN ASSANGE (WIKILEAKS)

Cet article est en accès libre.

  • Nicolas Sarkozy, 30 octobre 2008 : un président tout-puissant

  • NSA, 30 octobre 2008
Nicolas Sarkozy « croit que Washington tient désormais compte 
de certains de ses conseils. »

Trois notes remontent au quinquennat de Nicolas Sarkozy (2007-2012). La première a été envoyée le 30 octobre 2008, sans que l’on sache, à ce stade, si elle résulte d’écoutes, d’interceptions ou de conversations avec des sources américaines. La NSA décrit un chef de l’État tout-puissant, persuadé d’être le seul à même de combattre la crise financière, dont il tient le gouvernement américain responsable. « Mais il croit que Washington tient désormais compte de certains de ses conseils », indique le document.« Selon lui, c’est la première fois que les États-Unis n’ont pas agi en leaders dans la gestion d’une crise mondiale et la France va maintenant prendre la main », écrit encore la NSA.

----------- Document ---------

- Traduction -

« Sarkozy se voit comme le seul à pouvoir résoudre la crise financière mondiale »

« Le président français Nicolas Sarkozy considère qu’il est de sa responsabilité envers l’Europe et le monde de monter au créneau pour résoudre la crise financière mondiale. Il déclare en outre qu’il est le seul, compte tenu de la présidence française de l’UE, à pouvoir aujourd’hui se jeter dans la mêlée. Le président accuse le gouvernement américain d’avoir causé, par ses erreurs, beaucoup des problèmes économiques actuels, mais il croit que Washington tient désormais compte de certains de ses conseils. Selon lui, c’est la première fois que les États-Unis n’ont pas agi en leaders dans la gestion d’une crise mondiale et la France va maintenant prendre la main. Sarkozy était bien décidé à ce que le sommet du G20 de mi-novembre, qu’il a proposé, apporte un changement majeur au système financier international. Enfin, le président français était satisfait des quelques progrès au sein de l’Union européenne pour résoudre la crise et par son excellente relation de travail avec les premiers ministres britannique et espagnol. »

---------------------------

  • Nicolas Sarkozy, 24 mars 2010 : l’espionnage et Pernod Ricard


NSA, 24 mars 2010
« Le principal point de friction est que les États-Unis 
souhaitent continuer à espionner la France. »

Le 24 mars 2010, la NSA transmet le compte-rendu d’une conversation entre l’ambassadeur de France à Washington, Pierre Vimont, et le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy à l’Élysée, Jean-David Levitte. L’objet : les thèmes que le président français veut aborder lors de son entretien prévu le 31 mars avec Barack Obama.

L’échange prouve que Paris est parfaitement conscient de l’espionnage américain.« Vimont a fait savoir que le président français exprimerait sa frustration du recul de Washington sur l’accord de coopération bilatéral sur le renseignement et que Sarkozy a l’intention de continuer à insister pour le conclure. Tel que Vimont et Levitte le comprennent, le principal point de friction est que les États-Unis souhaitent continuer à espionner la France », précise la note.

Washington est également prévenu de l’attention toute particulière portée par Nicolas Sarkozy à Pernod Ricard… « Levitte n’avait pas prévu de mettre à l’agenda le conflit autour de l’étiquetage de Pernod Ricard (le deuxième plus grand groupe de spiritueux au monde), mais Sarkozy venait juste de discuter avec le PDG du groupe qui a demandé au président d’intervenir en sa faveur. (COMMENTAIRE : on dit que Patrick Ricard, le président du directoire de Pernod Ricard, est l’un des riches bienfaiteurs de Sarkozy.) », indiquent les services de renseignement américains.

Contacté par Mediapart, Jean-David Levitte ne s'est pas déclaré « surpris »« Quand j’ai été ambassadeur à l’Onu, puis à Washington, puis dans mes fonctions à l’Élysée, aussi bien auprès de Jacques Chirac que de Nicolas Sarkozy, je suis toujours parti du principe que j’étais écouté. Cela va avec la fonction… Une fois qu’on a intégré cela, on adapte ses pratiques. »

---------- Document ---------

- Traduction -

« Les points sensibles mis à l'agenda de la rencontre des présidents français et américain la semaine prochaine à Washington »

« Le président français Nicolas Sarkozy a l’intention d’aborder plusieurs sujets sensibles avec le président américain quand les deux dirigeants se rencontreront à Washington le 31 mars, selon un échange daté de la semaine dernière entre l’ambassadeur de France à Washington, Pierre Vimont, et le conseiller diplomatique de Sarkozy, Jean-David Levitte. Vimont a fait savoir que le président français exprimerait sa frustration du recul de Washington sur l’accord de coopération bilatérale sur le renseignement et que Sarkozy a l’intention de continuer à insister pour le conclure. Tel que Vimont et Levitte le comprennent, le principal point de friction est que les États-Unis souhaitent continuer à espionner la France. Concernant l’Afghanistan, Levitte a signalé que Sarkozy était prêt à autoriser davantage d’instructeurs militaires mais veut des clarifications quant au nombre nécessaire, compte tenu des chiffres contradictoires des sources américaines. Un autre point concerne les efforts d’EADS pour remporter un contrat pour un avion ravitailleur avec l’armée américaine. Vimont a révélé de façon sibylline que l’accord avance, mais n’a fourni aucun détail. Levitte n’avait pas prévu de mettre à l’agenda le conflit autour de l’étiquetage de Pernod Ricard (le deuxième plus grand groupe de spiritueux au monde), mais Sarkozy venait juste de discuter avec le PDG du groupe qui a demandé au président d’intervenir en sa faveur. (COMMENTAIRE : on dit que Patrick Ricard, le président du directoire de Pernod Ricard, est l’un des riches bienfaiteurs de Sarkozy.) Selon Vimont, c’était une question très politique aux États-Unis, et il suggérait de s’en remettre directement à la Maison-Blanche. Tandis que Sarkozy avait l’intention d’aborder cette question avec le président américain, Levitte parlerait au conseiller économique du président des États-Unis et au conseiller national adjoint en charge de la sécurité. Enfin, Levitte s’attendait à ce que les deux dirigeants discutent d’autres sujets urgents, parmi lesquels l’Iran, le processus de paix au Proche-Orient, l’Afghanistan et le Pakistan, le Yémen, la Somalie, le Sahel, la Russie, la Chine, la Turquie, le changement climatique, la situation financière de plusieurs pays européens ; cependant, il ne fournissait aucun détails sur ces points. »


Cet article est en accès libre.

  • Nicolas Sarkozy, 10 juin 2011 : l’initiative “secrète” au Proche-Orient
NSA, 10 juin 2011
« Le président envisageait de faire appel au président russe Dimitri Medvedev. »

Le 7 juin 2011, Nicolas Sarkozy téléphone à Alain Juppéson ministre des affaires étrangères. Il veut « proposer une initiative pour relancer directement les discussions de paix au Proche-Orient entre Israël et les Palestiniens ». Les Américains ont tous les détails de la stratégie française. « Le président envisageait de faire appel au président russe Dimitri Medvedev pour une éventuelle initiative commune sans les États-Unis ou, autre option, de donner un ultimatum au président américain au sujet de l’État palestinien », précise le document. Autant dire que l’effet de surprise escompté par les autorités françaises était d’emblée compromis.

------------- Document ------------

- Traduction -

« Sarkozy déterminé à engager une initiative au Moyen-Orient et à faire pression sur le président américain »

« En dépit d’un apparent manque d’intérêt de la part de certains acteurs majeurs, le président français Nicolas Sarkozy a affirmé, le 7 juin, sa détermination à proposer une initiative pour relancer directement les discussions de paix au Proche-Orient entre Israël et les Palestiniens. Selon une conversation entre Sarkozy et son ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, ils ont envisagé d’inclure le Quartet dans le processus ; cependant, ils se méfiaient d’une telle invitation craignant qu’ils ne se plient pas à la volonté de Paris. Puisque la France n’est pas membre du Quartet, elle n’aurait aucun contrôle sur ce qui sortirait de ces réunions, imaginaient-ils, et si le groupe décidait de ne pas soutenir les négociations directes, l’initiative française serait morte-née. Une autre inquiétude portait sur la dynamique du Quartet : Paris craignait que dans toutes les sessions incluant le représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la sécurité, Ban Ki-Moon, le ministre russe des affaires étrangères Sergey Lavrov, et le secrétaire d’État américain, ces deux derniers domineraient la procédure. Enfin, le président envisageait de faire appel au président russe Dimitri Medvedev pour une éventuelle initiative commune sans les États-Unis ou, autre option, donner un ultimatum au président américain au sujet de l’État palestinien. L’ultimatum consisterait à ce que Washington appuie les efforts français pour relancer le processus de paix, faute de quoi Sarkozy dirait au président américain que Paris ne soutiendrait pas les États-Unis en septembre (faisant certainement référence aux délibérations de l’assemblée générale des Nations unies sur l’État palestinien). »

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  • Jacques Chirac, 28 décembre 2006 : qui nommer à l'Onu ?  
NSA, 28 décembre 2006
« La propension du ministre des affaires étrangères (…) à faire des remarques importunes ou inexactes. »

Jacques Chirac est un président finissant : en décembre 2006, il ne lui reste que quelques mois de mandat. Ses relations avec les États-Unis sont tendues. Aux yeux de Washington, il est celui qui s’est opposé à la deuxième guerre en Irak. Le 23 décembre 2006, le chef de l’État discute avec son ministre des affaires étrangères Philippe Douste-Blazy de nominations à l’Onu. Les services américains ont bien compris le peu de considération que Jacques Chirac a pour son subordonné. « Les ordres détaillés de Chirac peuvent être une réponse à la propension du ministre des affaires étrangères, amplement démontrée par le passé et qui explique les nombreuses réprimandes du président, à faire des remarques importunes ou inexactes », commente la NSA.

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- Traduction -

« Le président français appuie la nomination de Terje Roed-Larsen au poste de secrétaire général adjoint de l’Onu »

« Le président français Jacques Chirac a dit au ministre des affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, le 23 décembre, de faire en sorte que l’actuel envoyé spécial des Nations unies pour le respect de la résolution 1559 du conseil de sécurité de l’Onu, Terje Roed-Larsen, soit choisi comme secrétaire général adjoint de l’Onu ou au moins qu’on lui offre un poste à responsabilité équivalente. Chirac a expliqué sur un ton limpide et déterminé comment il souhaitait que Douste-Blazy procède, lui demandant de prendre contact avec le nouveau secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon et de lui dire ce que Ban pense de cette nomination. (COMMENTAIRE : les ordres détaillés de Chirac peuvent être une réponse à la propension du ministre des affaires étrangères, amplement démontrée dans le passé et qui explique les nombreuses réprimandes du président, à faire des remarques importunes ou inexactes.) Le président souhaitait ardemment la nomination de Roed-Larsen pour plusieurs raisons, notamment parce qu’il croyait que la situation au Moyen-Orient exigeait une main habile et expérimentée dans la région et que – pour une fois – la France, la Russie et les États-Unis soutenaient le même homme. Les autres propos portaient sur le fait que Ban entendait garder le Français Jean-Marie Guéhenno à la tête du département des opérations de paix des Nations unies, qui devait être séparé en deux parties, la nouvelle entité devant être en charge de la logistique. Cette séparation programmée, cependant, a mis en rage Douste-Blazy, qui pense que ce serait une catastrophe. »




Espionnage Élysée

Cartoon

English | French

Ce 23 juin 2015, Wikileaks commence la publication de « Espionnage à l'Élysée », une collection de documents techniques et de rapports classés TOP SECRET de l'agence nationale de sécurité américaine, la NSA. Ces documents portent sur les moyens de surveillance et le renseignement sur les communications de personnes haut-placées dans le gouvernement français, qui s'étale sur une dizaine d'année.

Ces documents concernent des communications spécialement ciblées des présidents Français Francois Hollande (2012-présent), Nicolas Sarkozy (2007-2012), et Jacques Chirac (1995-2007), mais aussi des ambassadeurs français aux USA. Les documents contiennent aussi des « sélecteurs » provenant de la liste des cibles, détaillant les numéros de téléphones de nombreux officiels à l'Élysée jusqu'au téléphone direct du président.

La part belle est faite, dans ce trésor de documents top-secrets, aux résumés par les services secrets de conversations entre des membres du gouvernement français, sur des sujets critiques pour la France et la communauté internationale. On y retrouve la crise financière mondiale, la crise de la dette grecque, la gestion politique et le futur de l'Union Européenne, les relations entre le gouvernement de François Hollande et celui d'Angela Merkel, les efforts des français pour influencer la liste des dirigeants de l'ONU, l'implication française dans le conflit en Palestine, et le différent entre les gouvernements français et américains sur l'espionnage des USA en France.

Membre fondateur de l'Union Européenne et un des cinq membres permanents au conseil de sécurité de l'ONU, la France et un allié proche des États-Unis, et joue un rôle clé dans nombre d'institutions internationales ou associées aux États-Unis, y compris le G7, l'OTAN et l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC).

Ces révélations sur l'ampleur du programme d'espionnage des dirigeants et diplomates français font écho à celles dans la presse allemande, sur l'espionnage par les États-Unis des communications de la chancelière Angela Merkel, et d'autres membres du gouvernement Allemand. Ces révélations avaient provoqué un scandale politique en Allemagne, aboutissant à une enquête officielle, encore en cours, portant sur la collaboration des services de renseignement Allemands avec les États-Unis.

Pendant que les révélations allemandes se concentrent sur le seul fait que des officiels ont été ciblés par les services américains, ce que Wikileaks publie aujourd'hui fournit un meilleur aperçu de l'espionnage américain sur ses alliés. Cette fuite inclut des interceptions montrant comment les USA espionnent les appels des dirigeants français et des ministres pour des raisons politique, économique et diplomatique.

Le fondateur de Wikileaks, Julian Assange déclare : « Le peuple français a le droit de connaitre que son gouvernement et ses élus sont sujets à une surveillance hostile provenant d'un allié supposé. Nous sommes fier de notre travail avec des medias français : Libération et Médiapart, en vue de porter cette histoire à la connaissance du public. Les lecteurs français peuvent espérer des révélations régulières plus importantes dans un futur proche. »


Espionnage Élysée

Cartoon

English | French

Today, 23 June 2015, WikiLeaks began publishing "Espionnage Élysée", a collection of TOP SECRET intelligence reports and technical documents from the US National Security Agency (NSA) concerning targeting and signals intelligence intercepts of the communications of high-level officials from successive French governments over the last ten years.

The top secret documents derive from directly targeted NSA surveillance of the communications of French Presidents Francois Hollande (2012–present),Nicolas Sarkozy (2007–2012), and Jacques Chirac (1995–2007), as well as French cabinet ministers and the French Ambassador to the United States. The documents also contain the "selectors" from the target list, detailing the cell phone numbers of numerous officials in the Elysee up to and including the direct cell phone of the President.

Prominent within the top secret cache of documents are intelligence summaries of conversations between French government officials concerning some of the most pressing issues facing France and the international community, including the global financial crisis, the Greek debt crisisthe leadership and future of the European Union, the relationship between the Hollande administration and the German government of Angela MerkelFrench efforts to determine the make-up of the executive staff of the United Nations, French involvement in the conflict in Palestine and a dispute between the French and US governments over US spying on France.

A founding member state of the European Union and one of the five permanent members of the UN Security Council, France is formally a close ally of the United States, and plays a key role in a number of US-associated international institutions, including the Group of 7 (G7), the North Atlantic Treaty Organization (NATO) and the World Trade Organization (WTO).

The revelation of the extent of US spying against French leaders and diplomats echoes a previous disclosure in the German press concerning US spying on the communications of German Chancellor Angela Merkel and other German officials. That disclosure provoked a political scandal in Germany, eventuating in an official inquiry into German intelligence co-operation with the United States, which is still ongoing.

While the German disclosures focused on the isolated fact that senior officials were targeted by US intelligence, WikiLeaks' publication today provides much greater insight into US spying on its allies, including the actual content of intelligence products deriving from the intercepts, showing how the US spies on the phone calls of French leaders and ministers for political, economic and diplomatic intelligence.

WikiLeaks founder Julian Assange said: "The French people have a right to know that their elected government is subject to hostile surveillance from a supposed ally. We are proud of our work with leading French publishers Liberation and Mediapart to bring this story to light. French readers can expect more timely and important revelations in the near future."



PLUS D'INFOS SUR:

https://sites.google.com/site/lorraineinfos/home

 Mercredi 24 juin 2015 par Pascal HIMMELSBACH, Journaliste libre et indépendant.
Dernière mise à jour: 24.06.2015 à 11h25

https://wikileaks.org/nsa-france/selectors.html

https://wikileaks.org/nsa-france/intercepts/

La Une du 23 juin 2015


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Le Conseil de Défense réuni ce jour a examiné la nature des informations diffusées hier soir par la presse, portant sur la période 2006-2012 

et qui concernent le comportement de la NSA.

Il s’agit de faits inacceptables qui ont déjà donné lieu à des mises au point entre les Etats-Unis et la France, notamment fin 2013 au moment des premières révélations 

et lors de la visite d’Etat du Président de la République aux Etats-Unis en février 2014.

Des engagements avaient été pris par les autorités américaines. Ils doivent être rappelés et strictement respectés.

La France, qui a encore renforcé son dispositif de contrôle et de protection, ne tolèrera aucun agissement mettant en cause sa sécurité et la protection de ses intérêts.

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