Le Buzz européen de Maria Afonso

La justice espagnole a libéré cette semaine, la militante d’ETA, Ines Del Rio Prada, condamnée à plus de 3 828 années de prison, pour une série d’attentats meurtriers, et ce suite à une décision de la Cour européenne des droits de l’Homme.

Apres 26 années de détention, Ines Del Rio Prada est de nouveau libre. Arrêté en 1987 et  condamnée pour 24 assassinats commis par le groupe armé séparatiste basque, sa détention avait été prolongée en vertu de la doctrine « Parot » entré en vigueur en 2006. Cette doctrine est, en effet, un système de remise de peine qui pénalise les détenus en cas de condamnations multiples. Mais, peu avant la date de la libération d’Ines Del Rio Prada, la justice espagnole avait prolongé son incarcération, et ce, jusqu’en juin 2017. C’est cette décision qui a été contestée par la Cour européenne des droits de l’Homme.

 
Par sa décision la Cour européenne a donc désavoué le gouvernement espagnol. Un gouvernement espagnol qui a toujours été très ferme avec les terroristes de l’ETA. Alberto Ruiz Gallardon, le ministre de la justice espagnole, a confirmé l’application de cette décision.
Ines Del Rio Prada appartenait au commando Madrid, un commando historique de l'ETA. Elle a participé, notamment à l'attentat à la voiture piégée de la place de la République Dominicaine, à Madrid, en juillet 1986, au cours duquel 12 gardes civils ont trouvé la mort. Ce fut l’un des attentats les plus sanglants de l’histoire du groupe armé séparatiste basque. Cette décision de la cour européenne a, donc, suscité la colère
des victimes de ces attentats.


Jusqu’alors c’était la fameuse « doctrine Parot », qui était appliquée en Espagne aux condamnés. Et c’est cette doctrine, qui vient d’être contestée par la Cour européenne des Droits de l'Homme. Juridiction à laquelle l’Espagne adhère. Or, depuis 2006, l’Espagne appliquait de façon rétroactive, à tous les prisonniers, cette fameuse « doctrine Parot ». Ce qui empêchait toutes remises de peines. Du côté des défenseurs de l’ETA, la décision a été saluée par Amaia de Izko, l’avocate d’Ines Del Rio Prada.


Suite à la libération d’Ines Del Rio Prada, le gouvernement espagnol va devoir remettre en liberté des dizaines de
prisonniers, parmi lesquels une cinquantaine de militants de l’ETA.

 

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