L’africain a une autre vision de l’espace et du temps. Sa gestion du temps et de l’espace est beaucoup plus différente de celle admise par le monde occidental. Pour l’africain, la notion de chaque chose à son temps est quasi inexistante. Il ne sait ni l’ordonné ni le repartir en différentes taches alors que ce dernier est trop précieux. Il espère gagner son temps en faisant plus d’une tache au même moment alors qu’en réalité il est entrain de le gaspiller inutilement et même ladite tache est souvent mal faite. Personne n’ignore qu’aujourd’hui le monde capitaliste a fortement influencé cette notion du temps jusque même à la monétiser en utilisant le terme « time is money » !! Ce qui n’est pas faux du tout car l’argent est devenu conditionné du temps, d’ou le capitalisme pousse l’africain à aller au delà de sa culture pour ainsi nager dans l’univers d’intérêt. Un européen, par exemple, qui vient de perdre l’un de ses proches et qui, au même moment, est appelé à passer un test d’embauche doit sous l’influence de l’intérêt aller nécessairement passer le test pour pouvoir, après l’embauche subvenir aux différents besoins du reste de la famille ;ce qui n’est pas le cas pour l’africain !!
L’exemple de mon pays la RD CONGO peut bien l’illustrer. En effet, au CONGO il y a ce que l’homme de la rue a surnommé « GMT » ou « temps universel »c’est à dire lorsqu’un congolais donne rendez-vous à 12 heures, sachez bel et bien qu’il s’agit plutôt de 14 heures, donc 12 heures GMT ; une fête prévue à 16 heures est condamnée à commencer a 18 heures pour un congolais ; le travail fixé a 8 heures est reporté à 10 heures dans la mentalité congolaise ,le cas n’est pas généralisé mais la majorité d’institutions est atteinte par ce virus ,d’ou l’incompétence et l’irrégularité des travailleurs africains et ce n’est pas tout :la productivité d’industries africaines a fortement diminué suite à cet épineux problème du temps. En effet, le travailleur africain rend son travail plus élastique en ce sens que pour une tache à exécuter dans 2 heures, lui au lieu d’en profiter pour ainsi en faire deux dans cet intervalle de temps sera facilement attiré par le monde ludique, le monde des distractions et des causeries inutiles ; d’ou la baisse considérable de la productivité !!
En abordant toujours cette notion du temps, plus d’un commerçant se fait perdre le marché à cause du non respect du temps de livraison convenu. prenons l’exemple d’un commerçant qui part régulièrement en chine,etc.et qu’un client vienne passer une commande de crèches de noël 2 semaines avant la date de nativité(25 décembre), le commerçant, irrégulier qu’il est , satisfait à la commande du client le 27 décembre, soit 2 jours après la date de livraison convenue ;ce dernier perdra sans aucun doute le marché car le client pourrait par exemple à son tour revendre ces crèches avant cette date ,dépassée celle ci, personne me peut oser acheter de crèche après la fête de noël ; d’ou l’annulation de la commande !
Cette même gestion du temps cause du tort aux medias ; ces derniers ne font plus attention au temps, les émissions ne débutent plus aux heures préalablement établies, elles commencent souvent avec de retards insupportables ; d’ou le non respect de la grille des programmes d’émissions!!!
Faisons une brève esquisse sur la gestion de l’espace. En effet, cette dernière s’avère plus médiocre que celle du temps. Les espaces sacrés sont devenus des véritables campements et habitations humains, les cimetières font des vrais quartiers chics (cas du cimetière de RUZIZI à BUKAVU), les églises sont profanées jusqu’au dernier point .les places publiques n’en parlons même pas, la place de l’indépendance, un lieu historique de cette envergure ne fait plus bonne mine. Ce sont des familles des policiers qui en ont fait leurs habitations. Apres la catastrophe qui a emporté sa toiture et l’un de ses murs l’année dernière et qui a fait 3 morts, l’autorité n’a pas encore songé à sa reconstruction. Les petits marchés se créent par ci par là, à coté églises, des écoles et aux endroits ou ils ne devraient pas être, salissant ainsi la belle image de la ville de Bukavu. La réglementation de la circulation est presque absente dans la mémoire des policiers de roulage sensés maîtriser et faire respecter le code de la route, les parkings n’existent presque plus a Bukavu, les chauffeurs stationnent leurs voitures ou ils veulent. L’Afrique (surtout le CONGO) est le continent ou un taxi peut transporter plus de 7 personnes, très serrée à l’intérieur de ce dernier. Les hôpitaux se comportent en poubelles ou les malades sont contaminés une nouvelle fois par l’odeur nauséabonde et l’essaim des moustiques qui y font la fête. Les déchets des gants, des aliments, des seringues, des bois ; des médicaments, etc. sont jetés aux alentours des hôpitaux. Aujourd’hui, les milieux sanitaires africains (surtout congolais ) sont devenus des grands réservoirs des microbes ou le personnel soignant attrape lui aussi des infections contagieuses et dangereuses ( cas de l’hôpital MAMA YEMO de KINSHASA ), les poubelles publiques n’existent plus, les déchets toxiques , les sachets (caoutchoucs), les emballages et les immondices que les pluies diluviennes entraînent sur leurs passages viennent tous stagner dans les nids des poules de nos routes dans le centre ville et jonchent le long des principales artères de la ville de bukavu. Malgré le courage de certaines organisations pour la gestion de déchets, il reste cependant encore un grand défi à relever.
En parlant toujours de l’espace, notons ici que l’urbanisme a disparu depuis que monsieur le belge a quitté son territoire conquis, le milieu urbain est très mal organisé , la ville que je peux dès lors qualifier de campagne est bourrée des constructions anarchiques . On ne sait plus distinguer quartier chic et faubourg, c’est vrai qu’à Bukavu il y a de très belles maisons mais malheureusement construites sur des pentes raides. La construction sur de tels endroits fait beaucoup de victimes, tantôt un mur de soutènement s’éboule sur la maison, tantôt cette dernière est entraînée par l’eau des pluies diluviennes. La population est très encombrée dans des petits espaces qui seraient plutôt réservés à autre activité et j’ose croire que vers 2015, la ville de Bukavu connaitra le même problème que celui du Rwanda ou on trouve 24 hab. /km.
L’exode rural aussi contribue à cette mauvaise gestion de l’espace. Beaucoup de gens abandonnent paisiblement leurs villages pour venir se faire parasite dans la ville !!
Ne sommes mous pas entrain de concrétiser la déclaration de l’européen qui disait que l’Afrique n’était pas destinée à l’homme noir, vu sa richesse mais ayant été occupée par un peuple moins intelligent (peuple noir) ? Nous sommes dans l’incapacité de gérer nos propres territoires, serons nous capable de développer notre cher continent ?je ne le crois sûrement pas. J’ai pris l’exemple de mon pays, de ma propre province qu’est le sud Kivu (Bukavu) mais beaucoup de villes africaines connaissent le même problème. J’opte pour le changement radical de mentalité tout en ayant un grand espoir pour le futur.
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