Photographie du Tribunal de Lomé

Si l'Afrique des affaires prend ses aises à Lomé c'est bien que les moteurs africains de l'économie du continent (et leurs associés du monde entier) ont confiance dans notre pays.

Pour preuve le récent et très public procès qui oppose le directeur général d'Ecobank à son conseil d’administration, et dont les conclusions (provisoires) paraissent favorables à ce salarié privilégié. Ou la confirmation par Coris Bank International de sa volonté d'implanter sa filiale au Togo.

Alors bien sûr, on peut  déplorer, à l'instar des "moralistes" de Jeune Afrique, les signaux négatifs ainsi émis vers le monde des affaires, mais de là à dire que la condamnation de la banque jette le doute sur l'indépendance de la justice togolaise... J'y vois plutôt une manifestation tant d'indépendance nationale que de maturité économique de la part d'un pays qui fait discrètement des efforts significatifs pour se doter des infrastructures techniques et juridiques indispensables, dans la perspective de faire de Lomé  la porte ouest d'une Afrique jamais aussi mondiale qu'aujourd'hui.

Raison de plus pour que la justice togolaise fasse son travail sans état d'âme : les affaires ont besoin de souplesse... à l'intérieur d'un système fiable. Evidemment les occidentaux qui pillent le continent depuis le 16e siècle s'offusquent d'une décision qui sonne le glas du laisser-faire et impose aux plus grosses entreprises des règles drastiques même en matière d'emploi des cadres. Je me réjouis quant à moi d'une décision qui rend hommage aux compétences africaines et les protège efficacement contre la jalousie des blancs comme des abus des grosses entreprises. Alors Jeune Afrique peut bien brandir l'épouvantail d'une fuite des capitaux...  Lomé protège les cerveaux. De fait, le porte-parole d'Ecobank n'a pas semblé plus perturbé que ça par le jugement.....qui reprend une décision analogue rendue à Abidjan.

A bon entendeur, salut.

Les burkinabés, nos voisins, ne s'y trompent d'ailleurs pas, et implantent ces jours-ci une filiale dans notre pays avant peut-être d'y baser leur holding. Aux commandes de la nouvelle filiale, un personnage peu tentés par les risques inutiles : il dirigeait jusque-là le département Risques et Affaires juridiques du groupe burkinabé en Abidjan. Au temps pour les menaces de Jeune Afrique, la voix des maitres blancs .... Qui ne maitrisent même plus leur crainte de se voir évincés des circuits de l’Afrique en marche.

Décidément, au Togo, la démocratie économique est en marche.

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