Bientôt cinq ans d’existence pour l’Alliance Nationale pour le Changement. Un anniversaire qu’on s’apprête à célébrer avec faste à partir du 07 Octobre 2015. Quoi de plus normal, cinq ans dans la vie d’une organisation, ce n’est pas rien. Surtout lorsque l’engagement politique rime avec engagement professionnel. Cinq ans d’engagement professionnel bien rémunéré pour Jean Pierre FABRE et sa clique. Peter les champagnes, rôtir le porc et braiser le poisson, cela ne saurait être autrement pour un parti dont les leaders ont préféré mettre en avant leur ventre plutôt que l’intérêt général.

Hasard du calendrier, c’est aussi à cette même période que les élus du peuple reprennent le chemin du parlement. Une belle occasion pour faire le bilan aussi bien des cinq années d’existence que des deux ans de législature sous la bannière ANC. Que peut-on mettre  concrètement à l’actif de ce parti depuis ce temps ? Posez la question à un militant de ce parti, il ne saurait vous donner une réponse satisfaisante. Tant les résultats sont  creux, voire nuls.  Depuis que l’Alliance Nationale pour le Changement est présente à l’Assemblée Nationale avec 19 députés, rien de concret n’a été fait par ce parti pour marquer la différence entre la législature actuelle et les assemblées qualifiées de monocolores auxquelles le régime RPT/UNIR a habitué les togolais aux temps forts de son existence. Aucune proposition de loi concrète, ne se serait-ce que pour marquer son temps et  ainsi  donner l’impression qu’ils ne sont pas là seulement pour leurs indemnités. Toute l’existence de ce parti au parlement depuis 2013 se résume aux  boycotts des séances parlementaires et à leur participation aux missions parlementaires avec toutes les retombées financières qui vont avec.

Pouvait-il en être autrement ? Certainement pas. Car le radicalisme outrancier des positions affichées par les responsables de ce parti ne pouvait pas donner lieu à une participation active aux travaux parlementaires.  L’ANC coutumière des positions radicales, serait incomprise  si par réalisme elle parvenait à proposer et faire valider une loi  à l’hémicycle. La loi  présentant parfois un caractère coercitif souvent mal compris par les citoyens peu éclairés, l’ANC redoute que ses propres militants l’accusent abusivement comme ils en ont l’habitude, de complicité avec le pouvoir pour étouffer le peuple.

A l’heure du bilan, Jean Pierre FABRE et son parti se trouvent piégés, confinés par cette conception dévoyée sur laquelle ils se sont toujours appuyés pour évincer leurs compagnons de lutte en les faisant passer pour des traîtres, pour peu que ceux-ci s’associent à une action du gouvernement. A l’heure donc de ce bilan, nous pouvons paraphraser, sans risque de nous tromper, certains observateurs qui parlent déjà de cinq années perdues pour les militants de l’opposition togolaise. Cinq bonnes années qui n’ont servi qu’à renforcer le camp du parti au pouvoir à travers des choix qui n’ont d’autres noms que braderie,  compromission et sabotage. Pauvres militants ! A l’heure actuelle, ils sont nombreux, ces militants perdus entre le mélange de discours et d’actes et les turpitudes d’un dirigeant sans vision. Malgré toutes les mises en garde, malgré tous les rappels, on  continue d’évoluer de contradiction en contradiction dans ce parti. Tantôt on se déclare Président en paradant dans la rue en bon oisif, tantôt on lime ses fesses au parlement comme parlementaire allant même jusqu’à se voir confier des missions parlementaires, tantôt on s’égosille devant des podiums de quartiers réclamant une victoire qu’on n’a jamais obtenue.

Peuple dupé, peuple floué, militants illusionnés. L’Alliance Nationale pour le Changement est une bonne entreprise pour ses actionnaires que sont ses responsables. Et à cette allure, on donnera raison à tous ceux qui pensent que ce parti n’est pas venu sur la scène politique pour apporter un quelconque changement mais il est  là pour servir les intérêts d’un gang qui monnaie son existence au régime UNIR.

L’aventure ambiguë dans laquelle les responsables de ce parti ont engagé le
peuple togolais depuis cinq ans confirme ce sentiment. Mais comme les chefs du gang savent les intérêts qu’ils tirent de ce jeu de « qui floue gagne », on ne peut que leur souhaiter joyeux anniversaire avec le sourire. 

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