Les responsables des organisations professionnelles de Côte d’Ivoire et ceux des organes de régulation et d’autorégulation de Côte d’Ivoire n’ont pas voulu être en marge de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Elles se sont retrouvées, hier, à cette occasion, au siège du Conseil national de la presse, en présence du ministre de l’Intérieur délégué à la Communication pour faire une déclaration. Celle-ci déclinée en 5 points, recommande au journaliste de faire son introspection pour un nouvel engagement, pour faire tout simplement du journalisme. Au Président de la République de Côte d’Ivoire, les structures susmentionnées regroupées en collectif lui demandent d’œuvrer à l’expression de toutes les sensibilités éditoriales. Au Premier ministre, il a émis le vœu de garantir la sécurisation du cadre de travail et de vie des professionnels de la communication.

L’autre aspect de cette déclaration lue par Eugène Dié Kacou s’adresse aux promoteurs des médias et au public. Les premiers, ont à charge d’«asseoir un nouvel environnement éditorial et une nouvelle éthique de vie dans les rédactions et par les rédactions, et de garantir la sécurité sur le lieu du travail». Quant au public, le collectif implore son indulgence. Saisissant l’occasion de cette journée dont le thème est : «Les médias au XXIe siècle, nouvelles frontières, nouveaux obstacles»,  le collectif a déploré et condamné les lourdes sanctions, les suspensions de titres, l’emprisonnement de journalistes, malgré la peine privative de liberté et surtout la lourdeur dans les enquêtes du journaliste Franco-canadien, Guy André Kieffer.

Le collectif a condamné le conflit armé de trois semaines qui a causé le pillages  des entreprises de presse, ainsi que des exactions, enlèvements et enregistré même  des pertes en vies humaines. D’où cette déclaration pour leur prise en compte par les autorités.

Le ministre de l’Intérieur, délégué à la Communication et aux Ntic, jetant un regard critique sur la presse, a fait observer que celle-ci n’a pas toujours joué son rôle de relais de la gouvernance auprès de l’opinion publique. Mieux, elle a une responsabilité importante dans cette crise. Pour lui, la liberté de la presse a des frontières et  ne saurait rimer avec la déchéance. C’est pourquoi, saisissant cette occasion, il a exhorté les journalistes à un nouvel engagement. «Le journaliste est un vecteur d’éducation, d’opinion qui ne doit pas détruire le tissu social mais au contraire aider à la construction nationale autour des valeurs comme le travail et la justice », a-t-il souligné. Avant de rassurer tous ceux qui ont peur et qui hésitent à reprendre le travail de le faire : «La presse peut travailler en toute transparence et liberté». Il a fait aux journalistes la recommandation suivante : «Ne jouons pas avec l’équilibre social. Rien ne sera comme avant. Nous n’allons pas protéger des journalistes qui veulent détruire le tissu social. la rigueur de la loi va s’appliquer sans état d’âme».

 

Marie Chantal Obindé

Fratmat.info

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Commentaires

  • Oui

    Merci pour les encouragements!

    Merci!

    Au sujet de la volonté de Ouattara de vouloir la pluralité des médias en Côte d'Ivoire, nous y croyons nous aussi seulement que certains faits nous ont amené un moment donné d'en douter. Nous avons cru un moment que soit il  a de la nonchalance dans ces actions soit  il n'ai pas encore maitre du jeu pour le moment.

    Mais nous ne désespérons pas pour autant.

    Nous attendons des actes concrets.

    Nous attendons de lui la fermeté et la rigueur qui lui ont valu la sympathie de presque toutes les institutions internationales pour sortir la presse en Côte d'Ivoire de la situation précaire dans laquelle elle est en ce moment.

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