Dans une intervention poignante, elle a invité les femmes à dénoncer avec énergie les différents problèmes qu’elles rencontrent dans leur environnement au quotidien.

«Les femmes sont hors sujet par rapport à cette fête. J’ai l’impression qu’elles n’ont rien compris. On nous demande de lutter contre les violences faites à l’égard des femmes et que faisons-nous ? On nous  tue tous les jours, dans notre pays, qu’est ce que nous avons fait par rapport à cela ?  On enlève nos organes et nous ne faisons rien. Nos enfants sont kidnappés, tués, brulés tous les jours et qu’est ce qu’on a fait. J’apprends qu’il y a des journées de banquet, des journées gastronomiques et  comment il faut s’habiller. A quoi ça nous sert tout ça ?  Moi je pense que les femmes sont en deuil.  Normalement on  devait marcher même nu ou en tenu de deuil comme dans nos tributs pour démontrer notre mécontentement. La danse et le fait de soulever les kabas ne nous avantage pas.»

Cette déclaration est de Nwagin épouse Dihouta, présidente de l’association des femmes dauphines du port autonome de Douala. Pendant la cérémonie de lancement officielle de la 28ème édition de la semaine internationale de la femme dans la région du littoral, cérémonie qui s’est déroulée dans  la salle des banquets de la région du littoral en présence du secrétaire générale du gouverneur, Etienne Ludovic Mgbwa,  du délégué régional de la délégation régionale de la promotion de la femme et de la famille ,des délégués départementales, elle n’est pas passée par quatre chemins pour fustiger le comportement de la majorité des femmes des associations  et les différents programmes concoctés à l’occasion de cette semaine dédiée à la gente féminine.

D’après cette dernière, les femmes passent plus de temps à discuter des  sujets moins importants pour elles que des vrais problèmes la concernant. Et, elles mettent de coté les réels problèmes qu’elles rencontrent. C’est pourquoi,journée internationale de la femmes elle invite les femmes à défiler avec des pancartes portant des messages pour exprimer leur colère même si c’est interdit. «Si on ne défile pas avec des pancartes, on va exprimer notre colère avec quoi ? » s’interroge-t-elle.

A sa suite, la présidente des femmes aveugles a imploré l’administration à soutenir les projets créateurs de revenus qu’elles initient pour gagner de l’argent et être indépendantes. Bref, les femmes se sont saisies de cette tribune pour poser leurs nombreux problèmes parmi lesquels, celui du Kaba. Entre autres problèmes soulevés, on a noté celui de la sensibilisation des femmes rurales sur le bien fondé de la journée de la femme et les actions à mener, l’éducation des autres femmes et surtout l’appui aux associations des femmes qui œuvres au quotidien et sans moyen pour le bonheur des femmes et des enfants.

Face à toutes ces sollicitations, Etienne Ludovic Mgbwa, le secrétaire générale du service du gouverneur, dans son discours, d’ouverture, a rappelé aux femmes que l’administration soutient vivement toutes les actions que mènent les femmes et qui contribuent à leur épanouissement.  Tout en rappelant quelques statiques, il a fait savoir que la femme est violentée au quotidien. «C’est pourquoi il faudra la protéger contre ces violences là. Elle est violentée dès son enfance, sa jeunesse, au foyer dans la rue bref partout » a laissé entendre le Sg en invitant  ces dernières à doubler d’ardeur au travail.

Pendant cette cérémonie, Mme Bilong,  le délégué régional du Minproff, s’est servi de cette tribune pour présenter le programme de cette semaine qui s’achève avec la parade le 8 mars à la place de l’Udeac.

 Ainsi durant cette semaine, on aura, une marche sportive  le dimanche trois mars, une causerie éducative sur le thème de la semaine se tiendra au cercle municipal de Bonanjo, le mercredi 6 mars entre autres. Cette 28ème édition de la journée internationale de la femme se célèbre sous le thème «Elimination  et prévention de toutes formes de violences à l’égard des femmes et des filles»

 

Hervé Villard Njiélé

 

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...