Le dimanche 27 novembre 2016, le journal Eternad affilié au régime, a mis en garde contre un extrait vidéo qui circule sur les réseaux sociaux montrant une vendeuse ambulante être frappé au visage, à Fooman, au nord de l'Iran.

Le journal Eternad a écrit : « cet incident n'est pas nouveau et nous avons déjà été témoins de telles scènes auparavant. Mais de nos jours, les téléphones portables, Internet et les réseaux sociaux diffusent publiquement ces événements, de sorte que tout incident puisse être publié aux niveaux national et international dans les plus brefs délais. Ainsi les responsables municipaux n'oseront pas faire ce que bon leur semble.

Même si la bonne politique est d'arrêter les colporteurs, une telle approche ne pourrait plus être mise en œuvre puisque les conséquences sociales et politiques sont inévitables. N'oublions pas que toute l'histoire du Printemps Arabe a commencé par les mauvais traitements infligés à un marchand ambulant tunisien dans la rue. Tout événement de ce type pourrait avoir des conséquences graves.

« L'administration au pouvoir doit accepter qu'à l'ère d’Internet et des réseaux sociaux, chaque citoyen(ne) est son propre journaliste et que chacun est également en mesure de diffuser des mots, des images et les vidéos. Les politiques antérieures ne peuvent plus être pratiquées. La publication de toute image avec des actions similaires entraîne une perte considérable de confiance et de cohésion sociale et a un effet psychologique destructeur sur la société. »

Les opposant dénoncent régulièrement l’absence liberté de la presse et la liberté d’expression sous le régime des mollahs en Iran. Non seulement le régime fait sévèrement réprimer les journalistes pour rendre compte de sujets considérés comme sensibles par les mollahs, il va même aussi loin que d'arrêter et torturer à mort des blogueurs dissidents tels que Sattar Beheshti. »

 Selon l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran,(OMPI) le principal mouvement d’opposition au régime théocratique, « des mesures draconiennes contre les organes de presse du régime sont devenues plus agressives depuis qu'Hassan Rohani est entré en fonction en 2013 » Un Conseil suprême du cyberespace, sous l’égide du président Hassan Rohani, sert de régulateur informatique au régime.

La répression des jeunes en Iran prend des formes variées et diverses. La dernière mesure liberticide concerne la liberté de poster sur internet des photos personnelles. Au cours des huit derniers mois, 609 hommes et 114 femmes ont été arrêtés, suspectés de cyber-crimes "économiques, moraux et sociaux".

Avec 14 millions d'utilisateurs, Telegram a explosé en moins d'un an et est devenue l'application la plus populaire en Iran, un pays jeune où plus de 70% des 79 millions d'habitants ont accès à internet, selon les chiffres officiels.

Les adolescents utilisent Telegram pour échanger et organiser leur vie sociale et amoureuse. Des grands-mères s'en servent pour partager des recettes culinaires.

Le bureau du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei dénonce régulièrement "l'infiltration culturelle" des Etats-Unis. Facebook et Twitter sont ainsi théoriquement interdits en Iran, mais cette mesure est très largement contournée- y compris par les plus hauts dirigeants du pays - grâce à l'utilisation de logiciels faciles à se procurer.

 

 

 

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