Interview de Muzac Magazine a Marie Darline Exumé

Marie Darline Exumé, jeune Jacmélienne de 23 ans à participer dans plusieurs concours tel que Miss Progress International qui s’est déroulé en Italy en mai 2014, dont elle a été élue première Dauphine. Le Média en ligne Muzac Magazine l’a rencontré pour vous.
MUZAC MAGAZINE. – Quel était tes pressentiments devant un si grand public ?
Marie Darline Exume. –  Je suis  naturellement timide, quand on m’a invitée pour la première fois à participer à un concours. Je me suis demande si je serai à la hauteur, de monter sur une scène pour défiler, parler devant un public. J’avais peu de confiance en moi, parce que ça ne faisait pas partie de mes rêves. J’avais vraiment la trouille. 
M.M. – On sait que dans ce genre de concours la concurrence est de taille, comment tu as vécue ces moments ? Est-ce que les autres concurrents étaient égoïstes 
M. D. E. –  Quand il y a un concours il y’a forcement des concurrents. Tout le monde essaie de donner le meilleur de lui-même pour gagner la compétition. Et il en a d’autres non seulement qui donnent le meilleur d’eux-mêmes mais essaient d’éliminer  d’autres concurrents, en déchirant ou en salissant sa robe, en gardant une information importante (quand elle parle ta langue et toi tu ne parles pas sa langue et malheureusement pour toi les organisateurs parlent la sienne et ne parle pas la tienne). Oui bien sure j’ai survécu a pas mal de gestes égocentriques de la part d’autres filles a ce  genre de compétitions  et parfois même du Racisme. par contre il y en a d’autre aussi qui sympathisent, qui sont très amicales et qui restent mes amies même après le concours 
M.M. –  Quelle différence il y a entre la Marie Darline d’avant et celle aujourd’hui ? 
M. D. E. – Il n’y a pas une trop grande différence, selon moi. Ce qui a change c’est le fait que je sois beaucoup plus méfiante aujourd’hui, plus confiante, plus déterminée, plus populaire (ce qui fait que j’accorde beaucoup plus d’attention  a mon image et ma réputation), j’ai beaucoup plus de projets.  Car avoir le titre ça a certains avantages aussi, donc autant en profiter.
M.M. –  Dis-nous avec quel œil les jeunes de ton quartier et de ton environnement te vois maintenant ? 
M. D. E. – Je sais que je ne peux pas plaire à tout le monde. mais bon nombres d’entres eux me considèrent comme un modèle, c’est un honneur pour moi et je m’en réjouis. Et j’essaie chaque jour de ne pas  les  décevoir. 
M.M . – Comment gères-tu tes études Universitaires et le Top Modèle ?   
M. D. E. – C’est complètement deux mondes  différents, le monde de la médecine et celui du mannequinat. ce n’est pas du tout facile de les gérer mais comme j’ai toujours été une femme  a multiples-taches je fais donc le mieux que je puisse, et je m’impose mes priorités. Mes études  passent avant tout  . 
M.M. –  Maintenant tu es un Top Modèle International, qu’est-ce que tu as d’autres rêves, d’autres projets pour ton pays ?  
M. D. E. -.  J'ai toujours voulu être une femme cultivée, accomplie et importante, pour le monde et surtout pour la société haïtienne. J'ai beaucoup de projets en tête parmi lesquels je peux vous en parler brièvement de deux.
Je travaille sur la rédaction d'un livre sur ma vie ( ma biographie). Car je pense que  ma vie peut inspirer beaucoup de gens,  surtout les jeunes. Ensuite, relativement à ma carrière de médecin, je crée une organisation avec d'autres étudiants en médecine, des médecins et infirmières pour des actions humanitaires. Comme, prodiguer des  soins aux enfants démunis, aux pauvres et a des familles vulnérables. En gros, ce sont sur ces deux projets que je travaille pour l'instant
M.M . – Es-ce que tu as reçu d’encouragement,  d’encadrement  pendant tous tes parcours ? 
M. D. E. – J’en ai reçu différents types. Du côte de ma famille    il est plutôt financier et  psychologique. Mes amis me supportent aussi en leur façon. Et j’ai une équipe aussi qui me supporte moralement, intellectuellement et financièrement à 20 %. il y a aussi peu d’entreprises privées qui m’accompagnent  parfois en me donnant leurs articles (Bijoux Lakay de Daphnee Florial), ou en  m’offrant leur services ( LILI Coiffure ).
M.M . – Quel est moment le plus fort et  inoubliable que tu as passée dans ta vie ? 
M. D. E. – Lors de mon examen d’admission à la faculté de médecine de l’université Quisqueya. 
 M.M. – Quelle est la pire des choses que tu aies vécu dans ta vie ?
M. D. E. –  les moments sous les décombres lors du séisme de Janvier 2010.
 M.M . – Qu’en penses-tu de la jeunesse haïtienne de nos jours ? 
M. D. E. –  Elle a besoin d'être encadrée, je pense qu'elle se laisse aller. je pense qu'elle est sous l’emprise de l’acculturation. Les choses de l’esprit n’ont pas suffisamment de valeurs pour elle au contraire. Elle est plutôt motivée par  l'amour de l'argent et le luxe.  
M.M . – Si un jour tu deviendras quelqu’un important dans la société haïtienne, et que  tu as les moyens pour tout changer, qu’est-ce que tu changeras immédiatement ?  
M. D. E. –  Il y a tellement de choses a changer dans ce pays, repenser le pays  l’homme haïtien, mettre accent sur l’éducation et l’importance du civisme et l’environnement 

M.M . – Quel était ton rêve d’enfant  ?    
M. D. E. –  Des mon plus jeune âge j ai toujours rêvé  de devenir  médecin.
 M.M . – Partagez avec nous en quelques mots : les habitudes, les mœurs, les caractères de Marie Darline Exumé.    
M. D. E. –  Pour l’habitude je prie, je lis, je fais du sport, je rédige les grandes lignes de mes projets,  j’ai le sens de l’humour. en ce qui a trait a mes moeurs, il y a la prière, joviale a mes heures, arrogante et autoritaire mais compréhensive, impatiente, sentimentale optimiste, respectueuse, sensible, 
M.M . – Quel est le plus grand regret de ta vie ?    
M. D. E. –  Jusque la dans ma vie je n’ai jamais connu de regret. Toutes les décisions que j’ai prises n’ont pas été toutes bonnes, je ne regrette pas mes mauvaise décisions pour autant. J’ai surement appris une leçon d’elles et c’est grâce à ça que j’ai  grandi  et que je  suis devenue mature. Je suis donc la personne, forte, plus optimiste que jamais, que je suis maintenant grâce à ce que j’ai appris  de mes erreurs. je ne regrette donc aucune de mes erreurs. 
M.M . –  Si tu as un conseil aux jeunes de nos jours et a ceux qui ont entrain de te lire maintenant, ce sera quoi ?     
M. D. E. – D'obéir a leurs parents, de s'appliquer a leurs études,  d avoir de l'amour pour leur pays, de respecter les personnes âgées,  d’éviter la corruption et la drogue.
M.M . – Merci pour ton sens de l’humour et ta compréhension, Muzac Magazine vous souhaite déjà bonne chance durant tout ton parcours

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