Internet nous force t-il à nous engagés ?



Univers sans frontières, lieu de partage et d’échange, facilitant la circulation et la conservation des données, Internet est un levier formidable pour faire reculer l’opacité dont s’entourent les pouvoirs afin de tromper l’opinion et d’échapper à son jugement. Surtout, il permet à tout individu de faire jouer directement son droit, voire son devoir, d’alerte de la nation.
En ce sens, il est clair que nous avons là, entre nos mains, l’un des outils les plus révolutionnaires de notre siècle naissant. Eric Cherere, spécialiste des nouvelles technologies à France Télévision dira même que si l’imprimerie a été la démocratisation de la lecture, aujourd’hui internet est sans aucun doute, la démocratisation de l’écriture.

Dans son texte programmatique de 2006, Julian Assange le fondateur de Wikileaks décrit sa démarche dans cette longue tradition de refus des servitudes volontaires en disant :

« Chaque fois que nous assistons à un acte que nous estimons être injuste et que nous n’agissons pas, nous nous faisons les partisans de l’injustice. Ceux qui restent de façon répétée passifs face à l’injustice voient bientôt leur caractère se corrompre dans la servilité. »

N’est ce pas là un outil essentiel dans le raffermissement de nos valeurs démocratiques ?
Il nous est plus permis, nous peuples du tiers monde d’être des acteurs passifs de la gestion de nos Etats.
S’agissant des affaires publiques, la publicité doit être la règle et le secret l’exception.
Rendre public ce qui est d’intérêt public est toujours légitime. Tout document qui concerne le sort des peuples, des nations et des sociétés mérite d’être connu du public afin qu’il puisse se faire son opinion, juger sur pièces, choisir pour agir, influer sur les affaires du monde et sur la politique des gouvernements. Si, en démocratie, le peuple est souverain, alors la politique menée en son nom ne saurait être l’apanage d’experts et de spécialistes, d’élites et de professionnels, qui seraient seuls destinataires des informations légitimes, agissant en quelque sorte comme des propriétaires privés d’un bien public. Internet est à nous, faisons en un outil pour notre démocratie.
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