Inoui veut montrer que la réalité dépasse parfois la fiction. Cette plate-forme montréalaise francophone est à mi-chemin entre la maison d’édition et le magazine en ligne. Son but: raconter des histoires incroyables et véridiques. Crimes effarants, rencontres inattendues, destins incroyables, autant de matières premières que ce jeune média transforme en récits multimédia.

Inouï revisite les genres propres à la fiction littéraire -le feuilleton policier, d’amour ou d’aventure- pour raconter des faits réels. Les fondateurs de ce nouveau média en ligne, Marc-André Sabourin, Simon Coutu et Hervé Juste, souhaitent faire découvrir des histoires extraordinaires. Pour cela, ils se fondent sur une narration longue et « aussi rigoureuse qu’un reportage journalistique, comme ceux qu’on trouve dans les grands magazines ».

En Chine, une mannequin canadienne se fait assassiner dans des conditions mystérieuses. En Allemagne, un lutteur professionnel rêve de devenir moudjahidine. Aux Etats-Unis, un groupe d’hommes décident d’importer des hippopotames dans les bayous de Louisiane et de convaincre la population de les manger. Le quotidien est truffé d’histoires incroyables à raconter. « Elles sont écrites par des auteurs du monde entier et se lisent en une heure ou deux » explique un des fondateurs Marc-André Sabourin. Les fondateurs du média canadien veulent aussi partager ces histoires sous format multimédia: «on y trouve de la vidéo, de la photo; et chaque histoire est développée avec un illustrateur ou un graphiste différent».


L’abonnement annuel à Inouï s’élève à 19,99 dollars canadiens, soit près de 18 euros. Il permet de lire toutes les histoires publiées et de recevoir un nouveau récit tous les deux mois. Une histoire coûte individuellement 3,99 dollars, soit 3,5 euros. Chaque récit est lisible sur plusieurs supports: «sur tablette, téléphone intelligent, liseuse électronique, ou sur un bon vieil ordinateur».

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Melissa Barra est journaliste à L'Atelier des médias de RFI
@MelissaBarrra

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Commentaires

  • Le Zéphyr, Inouï, Les Jours, Asialyst, et...., dites, qu'est-ce qui expliquerait cette grande floraison des médias sur le web? Merci

    • A mon humble avis, le contexte économique n'a pas énormément d'influence sur la naissance d'un média. En revanche, il détermine son temps de survie. Enfin, c'est ce que je pense. Il y a beaucoup d'arguments et de réflexions pertinents, et parfois opposés, sur le sujet.

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