Chacun a sa bête noire. Lorsqu’en Occident la presse tremble de peur devant les menaces des terroristes, dans plusieurs pays d’Afrique, c’est tout autre chose. Les politiques sont parfois plus dangereux que pour la liberté d’expression. Il semble que la presse soit aussi devenue leur bête noire.

Vous êtes simplement aveugle si vous n’avez pas compris que l’Afrique a besoin des libertés, d’une presse libre, c’est-à-dire, qui sache parfois, comme Charlie Hebdo placer des plumes dans des plaies et faire exploser des rires et des colères.

Ils font plus peur que les djihadistes

Je pense à ces rédactions qui par peur non des kamikazes bourrés d’explosifs, mais des dirigeants impitoyables, s’interdisent alors jusqu'à appeler par leurs noms des politiques. Ils s’enferment dans des épithètes drôles : « excellence », « honorable », « Son excellence monsieur le chef de l’Etat »… face aux monstruosités du genre détournements, crimes de sang, mensonges, complicités, … les journalistes pensent à la prison ou à comment va vivre la famille après la mort. Ils capitulent. Le choix étant souvent clair, la liberté d’expression et la vérité meurent à la place.

Certains politiques font tellement peur et tuent impitoyablement que Reporter sans frontière leur réserve une partie de la Une de son site avec ce titres révélateurs : « les Prédateurs ». Ce sont principalement pour l’Afrique, Kagame, Mugabe, Obiang Nguema, Mswati III, Yahya Jammeh. Mais leur liste peut s’allonger.

Le silence de certains pays africains ou leur retard à condamner ce qui est arrivé en France traduit bien la confusion dans laquelle ils se trouvent lorsque de partout ou presque, des anonymes ont crié « je suis Charlie ! »

lire la suite sur mondoblog

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Récemment sur l'atelier