IL FAUT RETROCEDER A LA FRANCE SES COLONIES



1960-2000. Cela fait exactement 50 ans que 15 pays d’Afrique colonies françaises accédaient à la souveraineté nationale et internationale. Aussi, s’agit-il de commémorer 50 ans d’autonomie et de gestion des anciennes colonies par les colonisés eux-mêmes. Quel bilan, un demi-siècle plus tard ?

Ce mercredi 14 juillet, jour de l’indépendance de la France - la métropole - les armées de ces pays sont invitées à défiler en tête de l’armée française.


Apparemment, l’Afrique était mieux gérée qu’il y a 50 ans, soutiennent des nostalgiques encore peu nombreux de cette époque des indépendances. Pour eux, les grandes œuvres encore visible comme les grandes infrastructures demeurent celles héritées de la colonisation.


Pour les plus jeunes, l’époque coloniale, enseignées dans les écoles était synonyme de brimades, de travaux forcés, d’impôt de tout genre au détriment du colonisé. En somme, une époque où la dignité de l’homme était bafouée.


Très vite, nous oublions que nous devons l’introduction du café et du cacao, nos matières premières dont nous sommes si fiers et qui rapportent des devises considérables, à la volonté du
colonisateur.


50 ans après et à l’heure du bilan, qu’avons nous fait de nos indépendances? En 1960, la Corée du Sud avait le même produit intérieur brut (PIB) que des pays comme le Ghana et la Côte d’Ivoire. Aujourd’hui force est de constater que la Corée du Sud caracole parmi les pays dit intermédiaires alors que la Côte d’Ivoire et le Ghana demeurent encore sous-développés.


Il n’ y a pas très longtemps Singapour et la Malaisie s’inspiraient du modèle ivoirien en matière de palmier
à huile. Présentement ces pays ont une longueur d’avance incroyable sur la Côte d’Ivoire.


Pour donner des justifications à notre refus de nous développer, un bouc-émissaire est tout trouvé : La
métropole. Ou encore le France pour les pays francophones.


Il n’est pas rare d’entendre aujourd’hui des hautes autorités des pays colonisés pourtant issues du système éducatif français dire que notre mal provient de la France. Les arguments ne manquent donc pas pour clouer au pilori la pauvre France « responsable de tous nos malheurs ».


« S’il y a eu véritablement indépendances, il faut souligner qu’elle ne l’a été qu’en partie. Sur le plan administrative, les Etats Africains se prenaient en charge mais sur d’autres plans ils dépendaient encore
largement de la France »,
se défendent certains Africains.


Avant de poursuivre : « Sur le plan économique, nos Etats étaient fortement arrimés à la France à travers leur monnaie. C’était désormais la France qui se chargeait de la promotion de leur culture. »


En réalité, les Etats Africains malgré leur indépendance ont toujours vécus sous la coupole, la protection même de la France. Et pour mieux faire, à la demande de nombreux chefs d’Etat à l’époque, des bases de l’armée française ont été installées sous le couvert des accords de coopération militaire.


Pour toutes ces raisons, il n’est donc pas rare d’entendre certains Africains parler de semi-liberté et d’échecs.


Si tant est-il que nos indépendances n’étaient pas totales pourquoi alors les avoir accepté ? N’est ce pas là une fuite de responsabilité que de parler 50 ans plus tard d’échec ?


Pourquoi donc ne pas rétrocéder à la France ses anciennes colonies ? C’est ce courage qui manque à bon nombre d’Africains prêt à célébrer à grande pompe l’acquisition de la nationalité
française.


CHEICKNA D Salif, à Abidjan










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Commentaires

  • DABOU SALIFOU, o fait lis ça http://fulele.unblog.fr/2010/03/22/limpasse-des-lions-herbivores/
  • DABOU SALIFOU BONJOUR, c honorable d'aoir afronté les balles de l'armée Française, et je veux juste te dire que pour le moment je ne peux pas prétendre avoir fait plus grand sacrifice, cependant ce sont bien des soldats français qui vous ont tiré dessu point . et tu sait l'ennemis n'ai pas toujours visible, et je sais que tu sais que surtout dans notre peuple il y en a beaucoup et il y en a même qui le sont sans le savoir . ensuite les religions dite révélé ne sont que de mauvaise copies de la spiritualité africaine. Et de plus elle sont une armes pointé dans la direction de l'homme noir (avec toute les malédictions proférer sur celui ci) et si tu idéalise tellement l'A frique, pourquoi ne fait tu pas justement des articles sur la grandeur de l4afrique peut être pourion nous nous inspirer du passé des actes héroique comme le tien et des défaite. Réponse pour l'article: il faut rien rétrocéder à la France puisqu'elle n'a jamais perdu ses colonie donc debat inutiles et ton ironie n'a pas de fondement.
  • Fabrice merci de ta contribution. Merci à toi Olouman. A mon sens l'occident n'est pas l'ennemi de l'Afrique. Aujourd'hui pour ce que je sais l'Afrique, notre belle Afrique, berceau de l'humanité ne saurait vivre en vase clos. Veux-tu cher ami Olouman que qui paye nos café et cacao? Surtout que nous même ne les consommons pas. Que faire donc! On ne nous demande pas de réinventer la lune ou le soleil. Copions simplement l'attitude des Dragons d'Asie, de la Chine et du Japon. Pour ce qui est de la monnaie que préconisez-vous? Te souvient-tu de l'attitude des pays Africains face au PAS du FMI? Pour la religion, je suis surpris quand on sait que toutes les religions révélées ont pour source l'Afrique. Ou encore leurs différents prophètes sont venus à l'école Africaine, précisément en Egypte. Je ne comprends donc pas Olouman.Si nous devons voir en l'occident toujours un ennemi je crains fort que nous laisserons le Sida, le Paludisme, la fièvre typhoïde, etc ravager l'Afrique. Oui soyons réalistes, Olouman. Et surtout évitons ce débat non constructif de l'Afrique glorieuse. Nous qui échangeons sommes trop occidentalisés, donc ennemi même de nos pensées. Parce que je ne crois pas Olouman que si on nous demandait de faire table rase du présent, nous accepterions. Au debut, tu me traitais de collabos,je voulais simplement de rappeler que le collabos a affronté les balles de l'armée française en novembre 2004 devant l'hôtel ivoire, à Abidjan parce qu'il ne supportait la main mise de la France sur nos économies. Qu'avons nous obtenu? La trahison de nos leaders. Ainsi va notre beau continent, l'Afrique tant aimée où les différents peuples s'adorent. Et là où règne la paix. C'est cette Afrique que j'idéaliste.
  • bonsoir, une réponse brève pour Olouman qu'il lira peut-être. L'éducation est un vaste sujet et donc sujet à confusion; je faisais allusion à une éducation générale (développement de ses facultés intellectuelles, physiques, etc) voire universelle mais là je me serais un peu avancé et j'aurais risqué d'être compris comme un partisan d'une éducation des valeurs universelles françaises, ce qui en soit n'a rien de répréhensible si ce n'est qu'elles appartiennent à "l'ennemi". Plus pratiquement, elles sont sans doute en décalage avec notre époque. Mais elles deviennent effectivement les valeurs de l'ennemi lorsqu'elles sont imposées. Je comprends votre point de vue et je le partage sans doute davantage que vous ne le pensez.
    P.S.: parfois votre interlocuteur pourrait avoir un minimum de culture africaine et vous pourriez davantage desservir votre cause.
  • bonjour CHEICKNA D. S ok je ne parle plus de ton article mais simplement pour te dire que je veux bien lire le livre que tu me conseil mais tout d'abor je voudrai que tu sache qu'en afrique on a pa d'Etat depuis 1885 et la conférence de Berlin t'ira te renseigner partage de l'afrique, Depuis ce sont les même frontières les même nom ou presque pour ces dit Etats comment peux tu dire que tu est indépendant quand tu parle la langue de l'ennemi, quand tu porte le nom de l'ennemi, quand tu est dans la religion de l'ennemi (avec une terre sainte hor d'afrique), quand tu utilise la monaie fabriquer par l'ennemi (le franc des colonies d'afrique fabriquer hors d'afrique) quand tu cour toujours après le modèle de développement de l'ennemi C comment? Nos ancêtres dirait que tu ne va pas bien? C pas pour etre méchant mais c la StrIicte Vérité.
  • première réponse à Bwana Fabrice Lecler, oui je ne sais pas ou se cache Maat chez vous. Arrêter de faire semblant, vous savez très bien que si l'afrique doit se développer c'est en étant elle même ou plutôt en redevenant elle même.
    Et surtout en rétablissant la vrai éducation pas celle de la France ou d'ailleur, et en établissant l'unité dans la vrai spiritualité africaine.et l'unité dans une des langue africaines et oh fait montrez moi des contrat de vente d'esclaves signé par des chefs d'etats africains intronisés par leur peuple, certe il y a u des colabos comme aujourdhui mais tous n'était colabos, et souvent les colabo était placé par des esclavagistes blancs ensuites les dirigent "dit" africain actuelle ont était mis en place par des lobis et pays extérieur a l'afrique comment pouvez vous proclamez "en sous entendu" que ce sont des dirigeants elu par le peuple et que se peuple con comme il est est sadomasochiste. bref je perd mon temp avec vous je vais m'occuper de mon frère qui fait de l'ironie. Et o fait y a pas encore u d'indépendance pour l'afrique depuis l'invasion grec romaine et arabe par la porte de Kemet
  • Merci Olouman de ta contribution. Je prends ta réaction au premier décret parce qu'à voir ce qui se passe dans nos Etats, j'ai peur justement pour l'avenir de mes enfants. J'aimerais simplement t'inviter cher ami Olouman à lire "Les soleils des indépendances" d'Ahmadou Kourouma. Et aussi à parcourir la première constitution africaine datant de 1235, la constitution de Kouroukanfouka. Tu comprendras mon amertume. Nos Etats ne méritnte pas d'être gérés de la sorte.
  • le message de CHEICKNA D. S était largement ironique, donc à ne pas prendre au pied de la lettre ...
    Sur un sujet parallèle, on pourra lire dans le Courrier International: "La dette de sang ne s’effacera jamais"
  • CHEICKNA D Salif tu n'a pas honte, il faut se battre dans la vie pas faire de compromissions comme tu viens de le faire en salissant les africains et nos ançêtres et que vont penser de toi tes enfants. collabo que tu es .
  • Merci pour cet intéressant témoignage, je partage l'analyse. On pourrait comparer les anciens empires coloniaux et leur héritage, je ne suis pas sûr que la France en sortirait grandie. Quel héritage la France a-t'elle laissé à ces anciennes colonies en matière d'éducation au sens large ? Certes, les élites africaines des anciennes colonies ont reçu une éducation en métropole mais la France a fait très peu de choses (pour ne pas dire rien) sur place pour développer l'éducation et la formation des populations africaines. Où sont les anciennes écoles françaises dans un pays comme l'Algérie ? Pourtant, il serait aussi injuste de ne pas mentionner qu'après l'indépendance, certains français ont contribué de façon plus ou moins significative à la formation sur place de certains citoyens algériens, par exemple, dans des domaines variés.
    On se retrouve à nouveau dans la situation de devoir résister à la caricature telle que celle que l'on a connue dans le débat sur l'esclavage et les responsabilités morales et financières des anciens pays esclavagistes. D'une côté des pays du nord qui reconnaissent leur responsabilité morale mais ne souhaitent pas payer financièrement, de l'autre des pays du sud qui oublient un peu vite que l'esclavage a existé parce que leurs "dirigeants" de l'époque l'ont permis et en ont tiré profit. Tout cela serait plus "simple" si les pays de nord faisaient seulement honneur à leurs engagements internationaux en matière d'aide au développement des pays du sud et si les dirigeants des pays africains décidaient d'assumer pleinement leur responsabilité en cessant de justifier leurs erreurs actuelles par l'héritage colonial d'antan. La vérité est que dans ce petit jeu entre dirigeants des anciens empires coloniaux et pays africains, chacun y trouve son compte ... sauf les populations.
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