Haiti: Opérations électorales 2011

J'avais pensé que pour le second tour, les opérations électorales auraient été vraiment plus simples.

Puisque sur chaque bulletin il n'y aurait plus que 2 candidats, le vote serait ainsi bien plus évident pour l'électeur; Les mandataires et membres de bureau de vote auraient seulement à diviser les votes en deux colonnes, puis additionner le total de chaque colonne pour ensuite transférer le résultat au centre de tabulation. Il aurait alors suffit à ces experts comptables ...euh (Non, yo pa fòseman konn konte), enfin ces experts, après soustractions des procès-verbaux douteux, n'auraient qu'à multiplier les chiffres par le coefficient adéquat pour trouver le pourcentage de votes obtenu par chaque candidat. (bagay fasil, non?)

Mais ce n'est pas définitivement pas ce qui se passe!

À ce plan opérationnel, il faut d'abord soustraire les communes où l'on a repris la totalité des élections. Pour ces régions-là, le bulletin reste pareil que pour le premier tour et, donc: totalité des examens à refaire.

Et, entre-nous, si la journée du vote est jugée parfaite, c'est en faisant dans l'approximation. Ben oui, comment pourrait-on démontrer qu’une journée électorale, avec certains bureaux opérationnels seulement à la mi-journée, certains cas de bourrage d'urnes encore signalés, et morts de deux citoyens; puisse être déclarée TOTALEMENT réussie sans user avec générosité de la fonction "arrondi" ?

Maintenant, c'est la proclamation des résultats qui fait couler l'encre.

Nous assistons à une multiplication de communiqués, d'interventions et de conférences de presse, venant de chaque parti pour signifier qu'ils entendent respecter l'autorité et la loi. Ils tiennent ainsi à montrer leur bonne volonté de ne pas publier de résultats avant le CEP. Les uns attendant la proclamation avec espoir, les autres voyant déjà leur avenir en rose, tous en profitent toujours pour annoncer que ces résultats qu'ils ne dévoileront pas les donnent gagnant à 80%!

Évidemment, beaucoup, plutôt que de blâmer les candidats, disent ne pas saisir cette interdiction de parler publiquement d'informations déjà publiées. Hmm, ce qu'il faut comprendre, c'est chaque procès-verbal étant déjà affiché devant le bureau de vote dont il fait les comptes, l'interdiction ne saurait concerner ces résultats là. Enfin pas si on les prend séparément, tels qu'ils sont affichés. Ça doit plutôt être l'addition qui est interdite.

De toute façon, il est décidément plus sage d'attendre la date officielle de la proclamation de ces fameux résultats. Finalement, avec toutes ces opérations, de quelque parts que viennent des estimations, elles nous laissent toujours dans l'indétermination.

Tilou

Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...