Nous avons une semaine pour en sortir de cette interminable attente d’un retour à un calme et à une sérénité pour que les guinéens puissent parler d’autres choses que ce dont on vite actuellement.Il ne faut surtout pas qu’un soit disant fait divers puisse à nouveau entrainer un report de la date du 07 novembre. Une fois, deux fois, trois fois. Et ben y’en a marre, marre de ce jeu de dupe où on prend les pauvres citoyens comme des morpions manipulables à tout va. Les leaders des deux camps ont l’obligation de maitriser les voyous qui polluent leurs rangs. Les exactions de certains acteurs de cette transition montrent à suffisance leur manque de volonté manifeste à sortir de cette situation somme toute devenue intenable pour le guinéen et ces reports de date sans vrai motifs valables, si ce ne sont que de maigres contestations des uns et des autres, est en partie, la base de affrontements de ces derniers jours.
Pour s’en sortir il n’y a pas mille et une façons. Les deux candidats doivent changer radicalement de stratégie politique, fondée pour l’instant sur le vote communautaire, l’hymne des prétendants au trône.

Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il y a de ces temps où l’Homme qui qu’il soit épris de paix et de justice doit se lever et dire stop. Stop à ces affrontements orchestrés et soutenus par des « cons » de partisans qui se réclament de tel ou de tel camp alors qu’ils ne sont là que pour pillés, semer le désordre, faire de la propagande contre telle ou telle ethnie. Ces gens n’ont rien à voir avec la politique et de ce fait ils discréditent les vrais militants des partis politiques qui soutiennent eux leur candidat et qui n’entrent pas dans cette supercherie. Que les apprentis militants ou autres amateurs d'ethnocentrisme chasse que la composition ethnique guinéenne actuelle ne changera ni aujourd'hui ni après le 07 novembre. Il y a en Guinée des mariages mixtes, des amis, des collègues d'ethnie différents. On ne saurait foutre tout ça en l'air sous prétexte de vouloir que son candidat soutenu sur la base ethnique a de fortes chances d'accéder au pourvoir. Un président élu sur fond de division et de déchirement n'ira nulle part. Les deux camps ont mis leur champion sur une position compliquée: Le plus important n'est pas la victoire, mais de ne surtout pas perdre.
Tout guinéen quelque soit son nom remplissant les conditions d'être guinéen peut être président. Ces affrontement étaient prévisibles et chaque camp campant sur ces positions et dormant sur ses lauriers, la situation a empirer donnant lieu à des affrontements avec des conséquences dépassant parfois le propre de l’imaginaire. Entre jets de pierre, répression policière, empoisonnement de citoyens, massacre à caractère ethnique… le guinéen qui rêvait d’en finir avec cette supercherie électorale est de loin d'être situé sur son sort
.
Nous qui rêvions après Sékou Touré, Lansana Conté et Dadis à une Guinée, unie et réconciliée avec elle même, on est loin du compte. On parle de massacre de déplacés de chasse à l'homme. Moi je dirais à ceux qui dans leurs têtes, pensent un seul instant chasser leurs voisins guinéens parce qu'ils ne portent le même NOM qu'eux, que ces gens là ne sont que d' ignobles individus que nous devons tous combattre. Aucun guinéen ne peut prétendre faire un casting pour choisir ces voisins.

L'histoire de la Guinée est jalonnée de rendez-vous manquer et cette fois-ci nous n'avons guère droit à l'erreur.

Le guinéen a la mémoire courte. L’an dernier on tirait sur les mêmes personnes qui manifestent aujourd’hui. A cette époque l’armée ne faisait guère de différence entre tel camp ou tel autre. Les adversaires d’aujourd’hui étaient les alliés d’hier. Ces mêmes partisans qui manifestaient ensemble hier, s’affrontent aujourd’hui entre eux tandis que les leaders des deux camps jouent à l’hypocrisie en faisant de vrai faux appels au calme sans conviction et sans fermeté. Les guinéens se sont tant battus pour des élections libres et transparentes, pour un pouvoir civil, pourquoi au moment où nous somme prêt du but, on ferait tout pour s'en éloigner.

Devant Dieu et devant le peuple de Guinée, Cellou Dalein Diallo, Alpha Condé, Sékouba konaté et Jean Marie Doré ont en leur main le DESTIN d’une NATION et d’un PEUPLE dont l’histoire n’a jamais sourie et auquel il faut à tout prix, assuré des lendemains meilleurs.
Mieux que quiconque, les deux acteurs principaux de ce second tour, dont les seules stratégies politiques qui vaillent sont le désordre et le chaos, vident de tout débat politique sensé rejeter aux calandres grecques toute tentation ethnique et régionaliste, doivent être mis devant les faits.

Il n’y a pas besoin de faire de meeting commun des deux candidats, pour maitriser les brebis égarés qui polluent leur rang. En tant qu’homme responsable, ils n’avaient pas à attendre que le
président par intérim leur demande de faire une tourner.


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