[L'interview avec Josh Cohen est maintenant enregistrée mais les commentaires restent ouverts, le débat sur le rôle et la place de Google me semblant intéresant]

La presse va mal. De plus en plus mal et Google est souvent pointé du doigt comme étant à l'origine d'une partie des maux dont souffre la presse écrite. Ce fut le cas encore récemment lorsque les éditeurs français s'en sont pris à la firme américaine à l'occasion des états généraux de la presse écrite.

Google a-t-il capté le trafic généré par les articles de la presse écrite au détriment de celle-ci? Le moteur de recherche fait-il une partie de son beurre sur le dos des médias traditionnels et des journalistes? Google a-t-il compris avant d'autres que les usages et les modes de distribution des informations avaient changé à l'ère du numérique et de l'internet généralisé? Google est-il précurseur ou prédateur? Google peut-il aider les médias à ne pas sombrer?

Dans une prochaine émission de l'Atelier des médias, je vais recevoir Josh Cohen, le patron de Google News (Google Actualités). Vous pouvez lui adresser vos questions dans les commentaires de ce billet.

Interviews récentes de Josh Cohen:

[Photo: Alain Bachellier via Flickr]

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Commentaires

  • Google n'est qu'un capteur de trafic parmi tant d'autres, et le fait de l'indexer fai faire fausse route. C'est comme si on faisait un proces a un seul presumé coupable alors que les autres sont bel et bien connu mais qui ne sont pas mis dans la ligne de mire. Yahoo New, et autres (je ne pourrai tous les citer ici) sont tous dans la meme veine que Google news.
    Ce qui se passe avec Google News et autres n'est que la consequence d'un systeme numerique deja enclanché. Meix vaut s'attaquer a la source de ces consequences plutot qu'aux consequences elles meme.
    Evitons les faux procès et sachez plutot orienter les articles de presse en fonction du developpement numerique. Tout doit avancer, tout doit bouger, Et chacun joue son role dans cette immense sphere.
  • bonjour,
    je suis amani kizala jean je vous ecris depuis bujumbura au burundi,ma question est de savoir si l,internet va -t-il remplacer les livres.
    tel; 00257 22211999 email; luitilaamani@yahoo.fr.
    merci de ta reponse.
  • S'interroger sur le primat de Google dans l'accès à l'information et sa fonction d'intermédiation me parait être un débat du siècle passé ;) A l'époque du conflit avec les éditeurs belges, je m'étais fendu d'une note "Presse en ligne : To be or not to .be présent dans Google".
    Pour Google, tout est information sur le web, le traitement d'une actu, la description d'un paysage, la présentation d'une personne ou d'un produit. Le but de leur moteur de recherche est de permettre à l'utilisateur final d'accéder à l'information recherchée.
    Mon point de vue, partagé avec certains acteurs du web, est que les éditeurs n'en veulent pas à Google d'agréger leurs infos (car dans ce cas, ils devraient faire front contre Yahoo! News, Wikio...), mais plutôt pour ne pas avoir la main sur le nombre croissant de sources qui y figurent ou sur l'algorithme qui organise les données sur l'agrégateur de news (générateur de trafic).
    Le paradoxe des entreprises de presse réside dans le fait qu'elles disposent de moyens bien supérieurs aux petits blogueurs, mais d'où résulte un manque de souplesse qui les empêche de s'adapter rapidement.

    Mes questions à Josh Cohen :
    1/ Comment envisagez-vous objectivement l'avenir de la presse traditionnelle ?
    2/ Considérez-vous qu'un article d'un site de presse est plus importante qu'une note de blog ?
    3/ Une information bien rédigée prend plus de temps à construire qu'une page renseignée par une base de données. Ne pensez-vous pas que la publicité sur un site d'information devrait coûter plus cher ?
    4/ Pour continuer sur Enikao (dont j'ai bien aimé le retour à Ithaque), les titres de presse en ligne ont-ils besoin d'une formation aux nouveaux business models ? Si oui, en quoi Google peut-il les y accompagner ?
    5/ Quel est le futur de Google News ? Projets en cours et prospectives ?
  • Je ne crois pas que les seuls malheurs de la presse soit google,
    Je crois que les moeurs ont évolués et les habitudes ont changées, les gens on plus tendance à utiliser l'ordinateur pour tout faire, au lieu d'écrire une lettre et de la poster ils utilisent les mails, au lieu d'appeler par un téléphone, ils appelent maintenant avec leur ordinateur, il y a bien d'autres choses que les gens font avec leur ordinateur aujourd'hui,
    En définitive pour moi google et la presse doivent refléchir à une sorte de coopération gagnant gagnant, au lieu d'être des concurrents ils pourront être des partenaires.
    J'imagine que la question est de savoir quel type de coopération on peut envisager entre la presse et google?
    Et si c'est possible ?

  • Bonjour,

    Je vais partir d'un constat : en tapant "blog+togo" pour avoir les différents blogs togolais dans différents moteurs de recherche j'obtiens des résultats différents (avec néanmoins quelques recoupements).
    Si 85% des requêtes de recherche se font sur Google, cela fait une pondération de 85% à appliquer à votre visibilité si vous êtes bien positionner sur Google contrairement à un site qui y figurerait en 5ème page de recherche mais en 1ère page sur le moteur de recherche de Yahoo par exemple.
    Etre bien positionner sur Google , c'est donc être vraiment visible. Dans ces conditions , comment ne pas s'alarmer d'un risque potentiel de manipulation de l'opinion publique et de prédation des médias quand l'on peut orienter 85% des résultats des recherches sur internet ?
    Google Actualités ne doit-il pas être considéré comme un Editeur de presse en ligne? N'y a t-il pas là un risque que les articles de Google Actualités ne soient favorisés par rapport aux autres ? Dans ces conditions ne pourrait-on pas parler d'abus de position dominante ?
  • L'incrimination de Google par les éditeurs porte sur deux points.
    Le premier est ancien, il concerne le copyright ou le droit d'auteur (selon où l'on se trouve), il renvoie à la question de la valeur de l'information. Pour Google philosophiquement et pour les internautes pratiquement, cette valeur est nulle, ce que contestent les éditeurs et les auteurs de la presse payante. Or le modèle gratuit n'a pas fait la démonstration de sa validité économique mais le modèle payant non plus (à la maigre exception des informations à très haute valeur ajoutée, économiques ou financières). Quelle est donc la responsabilité deGoogle dans le naufrage de la presse? Je me demande s'il ne contribue pas à lui tenir la tête hors de l'eau en donnant à ses contenus une exposition à laquelle elle ne pourrait parvenir sans des investissements publicitaires énormes.
    Le second est plus récent, il touche l'autre nerf de la guerre des médias, c'est l'argent de la publicité. Comment et pourquoi Google a battu tous ceux qui étaient avant lui le marché? Une accumulation de glissement stratégique est sans doute à l'origine de cette situation qui donne à Google, donc au search, un avantage d'autant plus formidable que les autres supports de puéquivalent à un quasi-monopole de fait
    Dans les deux cas Google est incontournable. La question serait donc "comment la presse pourrait faire sans Google?"
  • Google n'est pas le seul moteur de recherche, que je sache. On accuse facilement Google, mais dans la réalité, pour beaucoup, Google et le web se confondent. Combien effectuent une recherche Google plutôt que de prendre le temps de se faire un carnet de favoris ?

    - Quelle est la proportion d'éditeurs en france qui est cliente de Google ?
    - Quelle part Google reverse-t-il aux éditeurs fournisseurs de contenu qui sont partenaires de Google ?
    - Google peut-il proposer aux éditeurs des formations pour utiliser et incorporer ses outils dans les sites web de médias (alertes e-mail par mot-clé, cartes, calculatrice, agenda pour les événements, vidéo, micro-blogging Jaïku pour les journalistes nomades...) afin de fournir davantage de multimédia aux lecteurs ? Le web permet ce type de mash-ups, autant s'en servir !
    - S'il y a autant de requêtes abouties, que Google fait bien son travail, alors peut-être est-ce que les éditeurs n'arrivent pas à monétiser suffisament leurs contenus par la publicité : la rémunération de la publicité en ligne n'est-elle pas sous-évaluée ? Google pourrait-il revoir à la hausse sa cote-part reversée aux fournisseurs de contenus, différents des sites commerciaux (sont-elles identiques, suivent-elles un barème ou bien est-ce au cas par cas) ?
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