Après la session extraordinaire du conseil des ministres des pays membres de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), la 7ème session du conseil ordinaire des ministres s’est tenu du 19 au 21 novembre dernier à l’Hôtel Santana et Kempinski.Les experts et les ministres de la Commission des forêts d’Afrique centrale ont, durant trois jours, examinés différents documents cadres de la commission dont notamment, les rapports d’activités, le projet du budget biennal 2013-2014 mais aussi et surtout, le processus d’harmonisation des politiques forestières en Afrique centrale. Selon Sandjima Dounia, secrétaire général du ministère de l’Environnement et des ressources Halieutiques, la conservation des faunes sauvages est de nos jours, un enjeu majeur. Elle permettra d’apporter des éléments objectifs d’aide à la décision pour comprendre et anticiper les évolutions possibles des écosystèmes forestiers en Afrique centrale dans les prochaines décennies. C’est pourquoi, l’élaboration d’un budget biennal conséquent permettra d’atteindre les objectifs que s’est fixé l’institution à l’horizon 2040 qui est d’identifier les variables majeures susceptibles de perturber et/ou d’infléchir la dynamique passée et actuelle des écosystèmes forestiers du Bassin du Congo afin de fournir aux décideurs politiques et institutionnels des éléments de réflexion en vue de l’élaboration des politiques nationales et régionales. Car, qu’il s’agisse des forêts denses humides ou forêts sèches en passant par les différentes formes de savanes, les écosystèmes forestiers jouent un rôle égal dans la stabilisation du climat global en terme de séquestration du carbone et donc des gaz à effet de serre.Les problèmes de la COMIFAC en questionLa COMIFAC fait face à plusieurs difficultés qui entravent son fonctionnement. L’on note l’insuffisance du personnel dans la Commission, les arriérés de cotisation des pays membres qui défavorise le fonctionnement du secrétariat exécutif, la non mise en œuvre des recommandations et le manque de la main d’œuvre jeune dans les bureaux des pays membres. C’est pourquoi, à l’issue de la rencontre, les experts ont exprimé leur souhait pour la formation et la participation des jeunes afin de mieux connaître les défis de la protection des écosystèmes forestiers dans le monde et principalement en Afrique centrale. Un autre problème qu’a soulevé les experts: le Soudan qui est membre de la COMIFAC et pourtant, de part sa position géographique, ce pays ne se trouve nulle part en Afrique centrale. A l’unanimité, les experts, ont voté un budget de 3 210 milliards de francs CFA pour le biennal 2013-2014 afin de mieux faire face aux difficultés que va rencontrer le secrétariat exécutif dans les deux prochaines années. Et pour ces deux prochaines années, c’est le Tchad qui assurera la présidence de la COMIFAC. Tout de même, certains experts estiment qu’il y a trop de rencontre autour de la COMIFAC mais rien de concret en termes d’exécution et de la mise en œuvre des décisions prises et des résolutions des rapports pour la protection des faunes et flores. «Si la Commission était efficace, l’on ne parlera pas de braconnages ni des braconniers au Cameroun et au Tchad», explique un expert camerounais.Sabre Na-ideyam
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