C’est sous la plume de Delphine Minoui, correspondante au Moyen-Orient du journal français, Le Figaro, que j’ai découvert l’histoire émouvante de Fariba Pajooh, une jeune Iranienne. Pourquoi ai-je voulu parler d’elle ? Parce qu’elle est journaliste comme moi, blogueuse comme moi. Mais là s’arrêtent les convergences. Car si moi je suis libre, Fariba ne l’est pas. Depuis deux mois, ses jours et nuits, elle les passe dans une geôle.
Son seul forfait est d’avoir évoqué sur son blog « Après la pluie » les viols de jeunes manifestants du 12 juin : vous vous souvenez de cette date qui avait vu se lever en Iran un vent de protestation, après la réélection du très contesté Mahmoud Ahmadinejad.
Fariba est donc arrêtée. Elle n’est pas encore passée devant le juge. Elle attend son heure.
Ce qui lui arrive atteste le fait que le régime des mollahs n’est vraiment pas l’ami des libertés fondamentales. Tout est fait, là-bas, pour faire taire les voix qui osent s’attaquer à l’archaïsme et à l’absurdité de son système politique. Tout est fait, là-bas, pour que la musique émancipatrice ne retentisse pas. Ecoutons celle (magnifique) de Fariba en guise de méditation : « Ma plume, c'est mon totem. C'est ce qu'il y a de plus doux entre mes mains. »
Guillaume Camara
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