Facebook, la tentation du plan fesse?

J'ai remarqué il y a quelques temps, sur la colonne droite de mon espace Facebook, l'irruption d'un nouveau genre de publicités. Des pubs très orientées coquines, assez suggestives. Pourquoi, comment? On ne sait pas. Les vois-je parce que je suis un homme? J'ai pourtant renseigné mon profil "en toute honnêteté" : je suis marié et je ne recherche pas des plans fesses ni de rencontres.

Oui mais voilà, on nous bourre le mou à longueur de journée sur les réseaux sociaux, la "nouvelle démocratie", le "participatif", l'échange sociétal, etc, etc. Et puis l'on en revient aux méthodes plus classiques, aux instincts plus basiques. La filon fesse quoi, qui génère du clic et fait tomber les biftons. Ce sans oublier que le fait est désormais connu : sur les réseaux sociaux en ligne, ça drague sec. Plus discret qu'un site de rencontres, plus subtile aussi : un peu comme -au temps de l'ancien monde- quand on préférait aller draguer en bibliothèques plutôt que dans des clubs ou en boîtes...Un des services proposés derrière ces gentilles pubs se nomme Friend Scout 24. Des allemands, des gens cools, tellement cools qu'ils affichent déjà le menu quand on clique sur le "qui nous sommes" : dans le pop-up qui saute à l'écran, on lit : "Tribunal compétent Munich / HRB: 147483 Ust-ID-Nr.: 1846 17472". Prévoyants les gars, ou tellement habituer à créer des emmerdes, qu'ils anticipent?En tout cas, le sujet commence à faire cogiter : tout d'abord sur le réseau FB lui-même, où quelques membres alertés échangent entre eux, et pointent des contenus bizarres. Ensuite sur les sites de presse en ligne : Obiwi parle d'une "gigantesque île de la tentation" virtuelle; Le Nouvelliste, a lui carrément enquêté et trouvé des réseaux sado-maso et "porno dur" comme il dit;De mon côté, de simples recherches exécutées ce lundi 23/3 sur le moteur de recherche interne de Facebook livrent pas mal de résultats sur les mots "porno" et "sexe". Des groupes surtout, proposant dès leur page d'accueil des contenus et/ou liens extérieurs très explicites. Mais que faire face à cela? Facebook n'est qu'un support de communication, un outil d'échange. Lui-même n'est ni "bon" ni "mauvais", tout dépend de l'usage qu'on en fait. Mais je repense à une interview que j'ai entendue en radio il y a quelques jours : une prostituée s'y exprimait. Et elle disait en toute franchise, que face au durcissement de l'application de la loi sur le racolage dans la rue, beaucoup de ses "collègues" n'hésitaient pas à se rabattre sur internet. Les réseaux sociaux en sont-ils le terrain d'expression privilégié?Pour prolonger : relire les notes que j'ai publiées sur le blog Serial Worker (Libération)- Le pornogate suisse qui relance le débat- Fichiers porno dans l'entreprise : la grande hypocrisie- Facebook, l'overdose d'"amis" et de buzz?
Envoyez-moi un e-mail lorsque des commentaires sont laissés –

Vous devez être membre de Atelier des médias pour ajouter des commentaires !

Join Atelier des médias

Articles mis en avant

Récemment sur l'atelier

mapote gaye posted blog posts
4 févr.
Mélissa Barra posted a blog post
La Côte d’Ivoire veut s’attaquer aux dysfonctionnements que connaît l’enseignement supérieur public…
18 janv.
Plus...