Ils sont nombreux ils sont ambitieux ils sont avides de pouvoir, ils sont suffisants, ils sont très occupés par eux-mêmes et par leur egos démesurés, ils sont cupides d’argent facile et de celui de la diaspora, ils passent leur temps à discourir sur l’avenir institutionnel, ils n’ont que des grands mots a la bouche, qui sont-ils ? Ce sont nos chers candidats de l’opposition et futurs improbables chefs d’état autoproclamés !

Pendant ce temps notre peuple souffre, ce peuple se bat, ce peuple travaille  dans la dignité, pour nourrir faire vivre et étudier ses enfants, pour sortir  sa progéniture de la pauvreté et lui assurer un avenir !

Sans retenue, sans honte, sans peur du mensonge et de la démagogie, avec un cynisme sans pareil,  ils nous promettent que s’ils arrivent au pouvoir le Togo va entrer dans un âge d’or…. Ils promettent la réduction des taxes, du chômage, ils promettent un essor du commerce et un avenir radieux pour notre bien aimé Togo. Ils promettent la fin du peigne, des dessous de table, des chantiers publics attribués aux amis et jamais terminés. Ils promettent de meilleures infrastructures, de meilleures lois.

                Ils crient et répètent qu’ils sont désintéressés. Qu’eux, leur moteur, c’est notre bien commun. mais qu’ont-ils déjà fait pour le Togo ?

« Ils », c’est la meute de candidats déjà déclarés ou encore refoulés, nos « « présidents » d’opposition bien aimés que j’ai longtemps  o combien suivis, longtemps admirés,  en particulier celui qui m’a donné espoir et que j’ai servi et soutenu avec fidélité depuis des années mais incapable de faire l’union, il va à nouveau nous porter dans le mur avec certitude et sans douter un instant tellement il est aveuglé par son appétit de pouvoir personnel.

Depuis 5 ans je bas le pavé pour  JP Fabre et l’ANC. Militant convaincu, j’ai accompagné employés  et collègues dans leur prise de conscience politique et dans leur éveil à l’action citoyenne; et les jours de manifestation ont toujours compté comme des jours travaillés comme les autres, parce que je voyais là  un avenir pour notre cher pays le Togo, un avenir dans ces leaders censés  porter nos espoirs et nos attentes pour la chute de la forteresse Gnassingbé. Je me suis  ô combien douloureusement trompé.              

                Depuis cinq ans, je vais de déception en déception. Depuis cinq ans je vois et j’entends mon pays changer. Et je souffre dans ma chair d’entendre de plus en plus de gens tenir le discours : « Pourquoi remplacer Faure ? finalement on sent que le Togo va mieux, est-ce qu’il vaut mieux garder un chef aux poches déjà pleines ou faire venir des nouveaux voleurs avides qui vont saigner le peuple et la patrie ? »  Mais que puis-je leur répondre ? Je suis dans le désarroi et la souffrance, souffrance d’un homme désabusé, trahi et qui regrette d’avoir si peu d’arguments.

                A l’heure où  Faure annonce qu’il veut lutter contre la corruption – Kokouvi Dogbé, malgré sa longue amitié avec Faure a été sèchement débarqué - d’autres encore pratiquent sans retenue le peigne sur le dos déjà usé de notre peuple qui n’en peut plus de ses voleurs

                Kofi, le poulet français de Bretagne de retour au pays  après 40 ans va, dit-il,  nous apprendre le droit chemin, alors qu’il peine encore à se  repérer dans un pays qu’il ne connait plus. L’ami du peuple, l’homme qui veut apprendre à notre peuple valeureux et digne vient d’être  convoqué  par le juge de son pays pour répondre de crimes indigne d’un ministre du berceau de la démocratie : il aurait sans honte monnayé des papiers de séjours à une sienne jeune amie fraichement arrivée du pays.
Il  s’est fait prendre de la plus sordide façon : là où l’entraide désintéressée entre togolais aurait pu commander, voilà qu’au-delà de petits services privés et faveurs gratuites obtenues de la jeunette, il va jusqu’à  la taxer de 5000 euros pour lui obtenir des papiers via des complicités politiques socialistes. La politique, il est vrai, est un sport qui coute cher, ou plutôt chair ici. Le breton d’après la marée noire, comme on l’appelle là-bas, après quarante ans chez les blancs, a gardé une âme maculée de noirceur.

                Et que dire de l’œuvre de propagande de mon cher et regretté Fabre ?  Ses appels à l’unité (autour de sa personne bien sûr) de Juin dernier ont rapidement fait long feu. La réalité est toute autre, il s’acharne à polluer tous les rivaux à tout prix au mépris absolu du devoir sacré d’union qui devrait être notre seule préoccupation a la veille des élections. Ainsi, il a débarqué le professeur Gogué, pour crime de lèse-majesté : avoir osé se mettre en travers de la liquidation de Taama, et, pire encore, avoir revendiqué la place qui était promise à l’ADDI au sein de la CENI.

                Taama qui lui s’agitait pour obtenir les réformes constitutionnelles espérées, s’est vu ciblé par d’ignobles attaques, lui qui d’opposant modèle cité en exemple, est rapidement devenu, sur internet, la taupe, l’infiltré, l’homme qui remplit son 4x4 dans les aéroports militaires.

                Pourquoi à quelques semaines de l’élection, aucun programme sérieux et solide n’a été présenté à notre cher peuple ? Serait-il trop bête pour juger d’un projet concret pour notre cher pays ? Pourquoi l’argument majeur de Fabre, dans tous ses discours, est-il « Ça suffit ! » ? Pourquoi n’entend--on pas proposer une marche à suivre pour combattre la misère ?

               En finir avec Gnassingbé, oui, peut-être, mais pour mettre quoi à la place sinon de nouveaux loups impatients et assoiffés du sang de notre cher peuple ? Pour mettre quoi à la place sinon des ambitions  et de l’impuissance mais surtout le mépris du peuple !

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