...Et si les satellites nous tombaient sur la tête?

Avez-vous la fâcheuse habitude de lever la tête vers le firmament afin de scruter et de pouvoir observer ne serait-ce qu’un satellite, parmi les myriades d’objets célestes(ou non) lumineux, que ce soit les étoiles, les constellations ou l’imposant astre lunaire?  Pourquoi les satellites restent gravités autour de la Terre sans pour autant s’écraser à sa surface si on se réfère, bien sûr à la maxime qui stipulerait que tout corps qui prend de l’altitude et qui plus est, en perte de vitesse, aura tendance à tomber sous l’effet de la gravité. Comme la célèbre pomme de Newton. Car plus haut on monte, plus dur sera la chute. Mais à quelle limite ? Qu’arrive-t-il si un satellite cesse de fonctionner ? Y’ a-t-il une sorte de «cimetière des éléphants » de ces objets dans l’espace, une fois hors d’usage ? Autant de questionnements sempiternels qui nous plongent dans l’univers vertigineux des satellites. Ces objets ô combien plénipotentiaires dans le domaine des télécommunications. 

Après la deuxième guerre mondiale, les Etats-Unis et l’union soviétique, anciens alliés, s’affrontèrent dans tous les domaines pour imposer leur suprématie sur le monde. Cette lutte s’étendit aux sciences et aux techniques de l’astronautique. Chacun de ces pays lança des programmes spatiaux dont l’objectif final était d’arriver sur la lune. Ce fut la course pour la conquête de l’espace.

Le premier satellite artificiel

Le 4 octobre 1957, les savants soviétiques mirent en orbite Spoutnik 1 qui signifie « compagnon naturel de la Lune », le premier satellite artificiel de la Terre. Son bip-bip, capté par les radioamateurs, devint célèbre dans le monde entier. L’exploration venait de commencer…

 

Quatre mois après le lancement de Spoutnik 1, les Américains mettaient en orbite leur premier satellite,Explorer 1...

L'age d'or des satellites

En 1957, la conquête spatiale prit une tournure grandissante. L’URSS remporta une bataille en envoyant le premier satellite artificiel. Et depuis ce jour, la conquête de l’espace s’est accentuée de manière crescendo avec en toile de fond, des enjeux stratégiques dans le domaine de l’armement, de l’espionnage, de la prévision des catastrophes naturelles dont la météorologie.

Et de fil en aiguille, l’atmosphère terrestre est devenue un terreau fertile d’un nombre astronomique de satellites gravitant autour, à des orbites diverses et à des altitudes disparates. Ce qui a pour conséquence directe d’agrandir le domaine d’action de ce que ces objets artificiels peuvent accomplir. Comme la télédétection, les télécommunications, la médecine, l’espionnage, la prédiction des catastrophes naturelles, l’armement etc. Et de nos jours, la NASA, l’ESA, l’agence spatiale russe et la JAXA (l’agence spatiale japonaise), la Chine et l’Inde se livrent à une course effrénée en envoyant toute une pléthore de satellites dans des domaines bien précis(ou non).

Les satellites ont plusieurs fonctions mais l’usage qui leur sied le plus est les télécommunications. Pour être on ne peut plus explicite, la télévision couvre la planète grâce aux satellites artificiels qui tournent autour de la Terre. Par ricochet, les prévisions météorologiques sont plus précises et nous offrent des cartes où figurent les fronts nuageux et leurs déplacements grâce aux photos que nous font parvenir les satellites météorologiques. En outre, le téléphone mobile et l’internet nous permettent d’entrer en contact avec n’importe quel point du globe au moyen de satellites de télécommunication. Juste pour dire que la science a développé tout un subterfuge qui a permis à l’homo futuris d’avoir un ascendant sur ses prédécesseurs(notamment homo erectus). L’espace qui était jadis un no man’s land, est devenu saturé d’objets satellitaires, de télescopes (dont Hubble) et de débris métalliques issus de missions spatiales. En effet, l’enjeu sécuritaire est devenu une évidence évidemment évidente au point d’obliger les puissances industrielles à se livrer dans une surveillance au dessus de nos têtes. Et de ce fait, le système GPS (Global Positionning System) et Galileo entre autres sont devenus le prolongement en altitude de ce que l’on pourrait appeler la guerre des étoiles.

Nonobstant, la présence de cet attirail satellitaire laisse planer un doute sceptique. Une question qui mérite d’être répondue et qui nous laisse perplexe. Raison pour laquelle il devient légitime de se demander si la présence accrue de ces satellites ne deviendra pas une menace dans le futur, une fois hors d’usage. Ne risque-t’on pas de voir un jour une pluie de satellites nous tomber sur la tête comme dans le film Armageddon ?

Chutes de satellites?

Sur ce, des chutes de satellites, il y en constamment puisqu'il arrive que des débris de satellites retombent à la surface de la Terre. Etant donné que les océans et les mers représentent les deux tiers de la surface du globe, le risque que ces débris fassent de victimes s’amoindrit. De ce fait, les océans et les déserts qui sont les moins peuplés, constituent les réceptacles de ces chutes de satellites. En plus de cela, notre atmosphère joue un véritable rôle de bouclier en consumant ces débris menaçants lors de l’entrée de l’atmosphère à l’instar du vent qui consume le feu. Ce même principe s’applique aussi dans le cas des météorites et des astéroïdes. Toutefois, cela ne veut pas dire que ces chutes de débris satellitaires ne constituent pas une menace potentiellement fatale pour les hommes. Comme une épée de Damoclès, ces satellites sont pourvoyeurs de dangers en cas de chutes à la surface de la Terre. Par contre, s’il s’agit d’un satellite en entier et qui plus est en fin de vie, pour le faire « crasher » sans anicroche, les scientifiques usent de toute une panoplie de techniques. D’abord, la difficulté majeure réside sur son «atterrissage » contrôlé au dessus des zones inhabitées. De prime abord, il faut que le satellite soit en parfait état de marche. Et cela chagrine un peu les scientifiques et les agences spatiales de faire « crasher » un satellite qui a couté une fortune. Au cas échéant, il faut avoir suffisamment de carburant en réserve pour faire la manœuvre. Or les jauges  à carburant des satellites sont imprécises à l’image que celles des voitures, puisque n’oublions pas que tout cela se passe en impesanteur. Et dès fois, c’est la panne sèche. Rebelote, Jusqu'à présent, et au vu des statistiques plutôt rassurantes, les agences ont pris le parti de continuer à faire comme elles ont toujours fait : laisser tomber au petit bonheur la chance.

Débris en orbite autour de la Terre(NASA)

Combien y a-t-il de satellites au-dessus de nos têtes?


Là dessus, les sources varient sur le sujet puisqu'on peut considérer que près de 7000 satellites ont été lancés depuis Spoutnik en 1957 dont 2630 encore en état de fonctionner. Environ 24500 objets artificiels(débris et satellites) ont été repéré dans l'espace mais la grande majorité est retombée, car n'étant pas sur des orbites élevées.

A vrai dire, nul ne sait exactement combien d'engins satellitaires en état de marche sont en orbite autour de la Terre car s'ils cessent d'émettre, ils retombent à des moments imprécis et sont remplacés, ou pas.

En définitive, du lancement du premier satellite artificiel, une simple sphère qui émettait un bip-bip, à l’arrivée de l’Homme sur la Lune, il ne s’était écoulé que douze ans. Par la suite, l’espace s’est peuplé de satellites. Des milliers. Et comme l'avait suggéré  Sylvestre Huet du journal Libération "Les Gaulois avaient raison. Ce qu’il faut craindre, c’est que le ciel nous tombe sur la tête. Du moins ce qu’il y a dans le ciel, et même au-dessus..."

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