Le bon Dieu aurait-il fait une faute technologique en créant la femme ? La femme serait-elle une erreur divine ? Dieu aurait-il créé la beauté en la faisant femme ? Dieu aurait-il symbolisé par cette créature tout ce que l’esthétique a de sublime ? Pourquoi dans le jardin d’Eden, la présence de Dieu lui-même, n’a-t-elle pas comblé, suffit, rassasié l’homme ? (Gn2 :20-25). La femme serait-elle le terme sans lequel l’être-homme se saurait être adéquatement défini ? La femme, est-ce un salut divin pour sortir l’être-homme de son angoisse métaphysique, ou une damnation pour l’empêcher de parvenir au sommet de la tour de Babel ?

 

Oh, la femme ! L’Esméralda ! Dis-moi,-toi Victor Hugo, est-ce une créature dont la présence, peut nous dispenser de jeter nos regards vers le ciel ? La femme, serait-elle une synthèse du paradis et de l’enfer ? Oh, mystérieuse créature ! Dis-moi, dis-nous qui tu es ?

 

Ce soir, comme chaque samedi soir, je faisais mes promenades sur les avenues les plus chaudes de la capitale togolaise, Lomé la belle, la coquette, quand entrainés par ce que je voyais, mes esprits s’envolèrent en enjambant les ennéades de Plotin, se détournèrent des vérités bibliques sur la création où la femme ne serait qu’une côte de l’homme, après les avoir longuement scrutés, et se jetèrent dans une contemplation métaphysique, espérant saisir dans un effort aristotélicien les essences des choses et surtout celle de la femme : qu’est-ce que la femme ?

 

En me posant ce soir ces questions, peut-être et certainement que mon esprit a dû vaciller par tout ce qu’il a vu. Et ne m’en voulez pas si parmi tout ce qu’il y a de beau sur ces avenues, tout ce que j’ai vu c’est la femme, parce que ce qu’il y a à voir n’est que femme. A Lomé, tu n’aurais rien vu si tu n’a pas vu la femme. Rien ne peut réjouir la vue que la femme, la demoiselle Loméenne, dans sa version non-marié et libre. Je vous l’avoue, elles incarnent la beauté. A Lomé, la beauté s’est faite femme ou mieux la beauté est femme !

 

Je ne sais pas s’il y a de nos jour une usine qui les produits en série, mais la nouvelle génération des filles que je croise à Lomé présente une morphologie hautement améliorée. Peut-être que les théoriciens de l’évolutionnismepourront nous donner des indices scientifiques. Ben, en attendant, je vois ce que je vois !

 

De plus en plus, ces jeunes filles parce que d’une beauté insolente sont l’une des causes du déséquilibre des repères moraux et dogmatiques, mettant dans l’embarras les chrétiens fervents qui n’ont droits qu’à une seule d’entre elles devant l’autel du bon Dieu.

Des cheveux aux chevilles, c’est Aphrodite elle-même qui se dévoile à vous. Le tour des hanches est parfais, le devant et le derrière vous atomisent.

 

Elles sont saintes et diaboliques. Elles sont plus que ça ! N’ont-elles pas fait perdre la tête même aux anges ? La dernière tentation de Jésus pouvait être aussi bien elles ! Dominique Strauss-Kahn, lui-même n’a-t-il pas préféré au fauteuil présidentiel, la femme ?

 

Ce soir-là, en rentrant à la maison, j’ai bien compris que la femme, la demoiselle Loméenne pourrait être aussi bien une cause majeure des accidents de la circulation. Elles sont les centres focaux de tous les regards, de toutes les attentions. Ne me le reprochez pas, ce soir je les ai bien regardés, j’ai bien rincé les yeux comme on le dit chez nous ici.

Mais je n’étais pas le seul. J’ai même remarqué que certains hommes bien qu’étant accompagnés, ne manquaient pas de jeter des regards furtifs au dessus des épaules de leurs conjointes, tandis que ces dernières croyaient que leurs maris craquaient pour leurs yeux révolvers.

 

Ce soir, j’aurais bien aimé rentré chez moi avec une de ces créatures qui mettaient en mouvements tous les pantalons et en feu tous vos sens. Mais un exercice rapide de calcul mental m’en a dissuadé. La raison, elle est toute simple : ces filles canons, croquantes, éblouissantes sont chères, trop chères !

S’il est vrai que j’ai été éblouit par leur beauté, je n’ai pas du tout, par contre, été aveuglé par le coût des apparats qui les rendaient déstabilisantes. Il suffit de humer leurs parfums pour savoir que c’est de la haute classe ! La femme Loméenne, cette jeune fille, ce n’est pas pour les pauvres. L’amour n’a plus rien à voir avec Roméo et Juliette.

 

• La jeune fille : une entreprise chère et périlleuse

 

La jeune fille Loméenne, si elle est toute belle, toute provocante, elle est surtout un besoin, donc une dépense. Comme je vous le disais, j’ai bien voulu rentré à la maison avec une de ces diablesses angéliques, lorsque j’ai eu le bon réflexe mathématique et économiste : est-ce un projet que mes revenues financières peuvent supporter ? Si je l’entame, pourrais-je arrivé au bout de cette aventure sans y laisser des plumes ? Puis-je supporter la femme si elle se définit comme une dépense à supporter par son conjoint ?

 

Je ne suis pas arrivé au bout de mes calculs, car le premier élément, le parfum, que j’ai évalué, dépasse déjà d’un quart mes revenues. Et dire qu’il y a les mèches, les rouges à lèvres, les chaussures, les savons, les colliers, les bijoux…..l’inventaire est sans doute kilométrique !

 

Conclusion : c’est une entreprise trop chère et périlleuse pour ma pauvre bourse.

 

 

•Ce que « ce soir-là » m’a enseigné

 

Ce soir-là, j’étais rentré chez moi heureux d’avoir rassasié mes yeux de cette beauté togolaise, mais contrit que cette beauté ne peut se dissoudre dans mon lit pour la simple raison que je ne suis pas riche, je ne suis pas capable de payer la femme.

 

J’étais rentré jaloux contre ces gros messieurs qui chaque soir garaient leurs gros cylindres aux coins des rues pour nous arracher nos filles qui ne sont pas de leur âge. Elles sont jeunes et doivent être prioritairement être aux jeunes ! Pas aux vieux !

 

J’étais rentré dans ma cabane très en colère ; en colère contre les mouvements féministes qui, il me semble, ne s’attaquent pas aussi aux problèmes du coût de la femme. Comment peut-on me parler de la parité entre homme et femme, si cette dernière a été achetée ?

Ici, la femme, elle-même se considère comme une marchandise rarissime et agit comme telle. Aussi élève-t-elle les enchères pour se donner au plus offrant. Je veux bien que mes sœurs, dont j’apprécie la beauté et le grand soin apporté à leurs corps, soient les plus belles du monde, mais je préfère que leur beauté ne soit pas un gouffre pour les économies des hommes.

 

Dès lors, elles pourront recouvrir leur dignité d’être-femme, réclamé leurs droits légitimement aux cotés des êtres-hommes. Tant qu’elles même se considéreront comme étant des objets, tant que les hommes aussi croiront qu’elles doivent leur servir d’enjoliveur pour apparaître en public, le rêve féministe ne pourrait se réalisé qu’à la saint-glinglin.

 

Le féminisme à Lomé doit d’abord commencer avec une prise de conscience de ces jeunes femmes, futures cadres de nos républiques et faire du travail la nécessaire condition de leur émancipation vis-à-vis des mentalités phallocratiques.

 

Ce soir-là, j’ai compris que le combat féministe est une très bonne chose, car si toutes, elles étaient mordues par les idéaux féministes, j’aurai pu rentrer chez moi avec une d’entre elles qui ne me dira pas : « je t’aime mon cœur » en pensant à ma poche !

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Balises : Amour, Beauté, Création, Dieu, Femme, Féminisme, Lomé, Mariage, Religion, Soiciété

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