… En route pour le Karef 2012

A une semaine du premier festival de raggae en Afrique centrale, les préparatifs vont bon train. Le compte à rebours est enclenché. Ouverture d’une série de reportages sur les préparatifs de cet évènement très attendu.

 

Le chemin est long et sinueux. Le bout du tunnel aussi. Mais les enfants de Zion ne désespèrent pas. Ils ont la foi. Celle de valoriser et pérenniser le mouvement rasta qu’ils adorent tant. Ce dimanche 9 décembre 2012, ils se sont donnés rendez-vous, dans la cour de Bissagla communication, au lieu dit Mont Cameroun au quartier Bali à Douala. Comme des disciples de l’empereur (prophète) Haïle Selassie, ils écoutent. Ils donnent leur point de vue et clarifient les derniers points obscurs. Avant la grande messe du raggae bien sûr. Laquelle est prévue du 18 au 23 décembre 2012 au stade Soppo Priso à Douala. Tout le monde est plongé dans les préparatifs. Surtout que « c’est un moment décisif pour ma carrière, cet événement. Avec mon orchestre, nous avons commencé les répétitions depuis trois mois. Question d’être prêt pour le rendez-vous. La préparation est à la fois musicale, spirituelle et même vestimentaire », explique Jafah Kalondji Lumumba, artiste musicien.

Au niveau du comité d’organisation, des évolutions subséquentes ont été enregistrées dans différentes commissions. Stéphane Eloundou dit Tapis, le responsable de la commission Médiation culturelle Afrique, soutient que « les choses vont crescendo. Le raggae est un genre musical qui n’est pas encore accepté dans nos mœurs au Cameroun. Les gens sont encore retissant. Certaines structures aussi hésitent encore à se lancer. Pourtant, les rastas sont très nombreux chez nous bien qu’un peu dispersés. Avec leur détermination et leur engagement, les choses vont de mieux en mieux. Et c’est un événement qui aura un très grand impact. Je sais que la fête rasta sera belle ». Parmi les grandes innovations (sur lesquelles nous reviendrons) de cette deuxième édition du Kamer Raggae Festival (KAREF), il y aura un défilé rasta. Cette exhibition vestimentaire cordonnée par Thierry Azonkeu, est fin prête et n’attend plus que le jour-J.

Pendant ce temps, c’est le stress et la peur qui animent le quotidien du « grand prêtre » de cette messe du raggae au Cameroun. « C’est le stress et beaucoup de peur. Parce que l’événementiel est le secteur d’activité où il y a beaucoup d’imprévu. A notre niveau, on a connu beaucoup de difficultés. Mais les choses sont entrain de se mettre en place par la grâce de Jah », reconnait Guy-Laroche Atangana, le promoteur du KAREF. A une semaine de cette fête rasta, marquant aussi leur fête de fin d’année, Guy-Laroche Atangana certifie que « les réservations des artistes venant de l’extérieur ont été faites, les billets d’avions sont déjà achetés et les dates de leur arrivée sont connues. On a Koffidze du Benin qui arrive le 13 décembre, Yonkou Cha de la France et Blacklou de l’Île de la Réunion qui arrivent le 15 décembre et Tiwony de la Guadeloupe le 18 décembre 2012. Les réglages sont faits et les jobs descriptions ont été révisés. Nous sommes sur la dernière ligne droite ». La mobilisation des fils de Jah est donc tout azimut. Pour un « One Love » progressif. A bientôt !

Frank William BATCHOU

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