Emission 117-2: Yann Paranthoën, le tailleur de sons

Ecoutez (20 min. et 44 sec.)


Il y a 5 ans exactement, le 28 février 2005, Yann Paranthoën nous quittait. Celui se qui se définissait comme un « tailleur de sons » a travaillé pendant près de 50 ans au cœur de la Maison de la Radio à Paris. Magnétophone Nagra en bandoulière ou derrière des consoles, Paranthoën a enregistré, monté, mixé des reportages pour lui et pour les autres.

Il laisse derrière lui des chefs d’œuvres comme Lulu, l’histoire des femmes de ménages de la Maison de la Radio ou encore Questionnaire pour Lesconil, le quotidien d’un petit port breton. Sa renommée, limitée surtout aux passionnés et aux professionnels de radio, n'est pas à la hauteur de son talent. Pour mieux faire connaître celui qui se présentait comme un ramasseur de sons, Christian Rosset, producteur à France Culture et les éditions Phonurgia publient Paranthoën, l’art de la radio, un livre-CD-DVD qui retrace son parcours. Celui d'un perfectionniste amoureux de l'analogique qui nous interroge en ces temps numériques.

Un reportage de Guillaume Thibault.


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Ziad Maalouf est journaliste, producteur de l'Atelier des médias RFI

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Commentaires

  • Vous avez raison Ziad, et j'ai particulièrement apprécié sa marque, outre l'ADM, sur Microscopie.
  • Belle discussion ! Je trouve votre analyse du travail de Simon très intéressante. Je préciserai simplement que monsieur SD a su imprimer sa marque dans des domaines très différents (reportage, culture, société, nouveaux médias...) et avec des personnes très différentes.
  • Merci pour la réponse.
    Tu as raison pour le cinéma, parfois c'est absolument insupportable: dernier exemple en date, "Shutter Island" de Scorcese: je trouve le film moyen mais je l'ai pris en grippe dès les premières minutes à cause de cette musique qui prend les spectateurs pour des demeurés qui n'auraient pas compris que l'île est oppressante...
    Pour rester dans l'exemple du cinéma, il y avait l'essai "Dogma" dont 1 des règles était pas de musique additionnelle, au maximum de la musique en son direct...mais comme on le sait les dogmes ne tiennent souvent pas longtemps.
    Par contre dans les documentaires (ciné) cela peut se discuter, et parfois la musique me dérange car j'ai l'impression qu'elle est superflue et brouille ou oriente mes sens, et c'est là que je trouve intéressant ton point de vue étant donné qu'en reportage radio il n'y a qu'un sens qui fonctionne pour l'auditeur, l'ouïe. Et effectivement pour l'auditeur, cela peut souligner des choses qui seraient autrement plus difficiles à percevoir seulement à l'écoute de la voix.
    Ceci dit, te concernant, je remarque aussi que tes illustrations sonores donnent une sorte d'identité aux émissions, une sorte de style d'habits, comme moi je suis rock, un autre punk, l'autre classique, il y a un style S.D. et comme (jusqu'à présent) ce style est en adéquation avec le genre/domaine des émissions que tu réalises, je trouve cette marque importante.
    Mais ce n'est pas toujours aussi réussi ou adéquat dans d'autres émissions ou par exemple il y a une interruption systématique par une chanson dans le cours de l'émission ou d'une interview ou table ronde et on se demande vraiment si cela est nécessaire ou si on ne pourrait pas au moins choisir quelque chose qui illustre vraiment le propos du moment...
    MaB
  • Et bien Oui très bonne question !

    Je me suis bien gardé en tout cas d'en mettre sur les ouevres de Monsieur Paranthoën.
    Sans être un expert du mentor de Radio France, il me semble qu'il fasse partie des gens qui ont une approche naturaliste de leur travail, restituant au plus juste les rencontres qu'ils font en ayant comme limite les éléments captés dans l'instant.
    Je comprend ce qu'il dit sans être tout à fait d'accord.
    Ce qui est sûre c'est que bien souvent le cinéma dégouline de sur-illustration, illustration sonore + visuelle + musicale allant toutes dans le même sens, la même émotion.
    Là où je ne suis pas d'accord, c'est qu'avec la musique, le réalisateur peux dire des choses, on peut par exemple rendre un propos sérieux ridicule ou rendre dynamique quelqu'un d'un peu timide. Illustrer musicalement peux servir à souligné une émotion mal dite (tout le monde n'est pas acteur), et puis la rythmique est importante pour une longueur d'écoute, etc...
    Ce ne sont que quelques exemples, mais la musique est pour moi essentielle, même si elle doit être utilisée avec parcimonie.
  • Très bonne question! ;-)
  • Simon, quel est ton avis sur ce que dit Yann Paranthoën sur l'habillage musical?
    MaB
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