Ecoutez le reportage (11 min. et 19 sec.)

TV Rezé est une web-télévision créée il y a un an dans cette ville de l'ouest de la France. Rezé est une ville moyenne (37 000 habitants) située dans la banlieue de Nantes. Anne-Laure Marie est allée à la rencontre de l'équipe de fondateurs de TV Rezé. Passé les premiers mois, l'équipe s'interroge maintenant sur l'avenir de la web-télé.

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Commentaires

  • J'ai écouté le reportage parce que l'initiative correspond à ma vision des médias en tant que relais entre les individus, les groupes sociaux au sein de la communauté et entre les peuples. En tant que tels, ils peuvent être des instruments de domination et des instruments de lutte contre la domination. Il semble qu’à un de ses collaborateurs qui lui demanda de créer une télévision nationale, le président Senghor lui aurait demandé si le Sénégal aurait la possibilité de donner un contenu national à cet instrument de diffusion d’images et d’idées. Ce n’est pas non plus sans raison que les pouvoirs contrôlent la création de radios ou de télés ou de journaux ou ferment des sites d’internet.
    C’est dans ce contexte que nous apparaissent le sens , la fonction et la valeur d’un médias « local ».
    Je ne suis pas journaliste mais je partage avec le journaliste le métier de la communication en tant qu'enseignant. Nietzsche enseigne que « l'homme n'oublie que ce qui ne l'intéresse pas". Autrement dit, l'homme (l’élève ou le lecteur de journal, le téléspectateur ne peut regarder, écouter, lire et réagir qu'à ce qui l'intéresse : l’information suppose la sensibilité. On pourrait donc travailler dans la communication avec l'hypothèse selon laquelle plus l'information est proche de la vie quotidienne de l'individu ou du groupe social, plus elle aura de chance d'être entendue et d'avoir des impacts sur le récepteur. Il me semble que c'est l'intention visée par ce projet dans les propos de leurs auteurs "un média citoyen", une "information de proximité" avec " des conférences citoyennes, des cours gratuits pour un grand public..."
    Chez nous au Sénégal, le fait n'est pas encore assez répandu, mais on peut noter avec la création de radios communautaires ou locales départementales, une visibilité plus grande des régions, des départements et de leurs démembrements que sont par exemple les villages. Il est utile de savoir ce qui se passe au-delà de nos frontières villageoises ou provinciales ou départementales ou nationales, mais, lire un journal ou regarder la télé pendant des mois ou une année même sans qu'on n'y fasse mention de notre localité, ou de notre communauté ou de notre profession, cela peut donner le sentiment de ne pas exister ou de ne pas compter, le sentiment de mener une existence insignifiante dans l'histoire.
    TV Reze, comme toute Web-tévision peut donc dans une certaine mesure être vue comme est refus de subir l’information, le refus de faire vivre un monde ou une réalité que nous ne vivons pas au détriment des réalités de notre existence individuelle ou collective. Je vois aussi dans cette initiative, une certaine forme de critique et de révolte contre une certaine injustice, une certaine inégalité faite entre les acteurs du monde et de la société que sont les individus et les différents groupes sociaux en leur sein.
    Tout en saluant l’initiative, j’estime néanmoins que le « local » et le « national » ou l’ « international » il devrait y avoir une certaine connexion puisque c’est cette mise en rapport qui permettrait de faire voir la spécificité du local. Par exemple, si la ville de Nantes s’estime vivre dans la paix et dans le dialogue des différences, montrer le contraire dans une autre région du monde. Comme le monde semble évoluer vers l’individualisme malgré les fortes tendances de la globalisation, il n’est pas impossible que le futur des médias soit l’avènement croissant des médias de « proximité » et de participation. Cette forme de média me semble comporter deux avantages : la liberté des journalistes et des autres acteurs pour la réalisation du projet en tant qu’ils sont bénévoles. Comme ils travaillent pour le métier et non pas pour une quelconque puissance, même s’ils travaillent contre une certaine puissance, on pourrait s’attendre aussi à ce que leurs informations soient moins entachée de subjectivité partisane.
  • En effet, je partage en partie votre point de vue. la non affiliation n'est pas argument en soi. Il y a toujours des points de vue engagés. Peut eter en Allemagne la situation est différente, mais en France, les médias télé sont soit affiliés à des grands groupes, soit des collectivités. Le web permet d'ouvrir une troisième voie intermédiaire.
  • Peut-être que je me trompe, mais si cette initiative est intéressante, elle me semble participer d'un paysage social très marqué par les associations qui sont légions en France (la même chose doit exister aux Etats-Unis où les Community sont aussi très présentes sur le terrain)...cela fait trois que j'écoute le reportage et je n'arrive pas à mettre précisément la main sur ce qui me dérange diffusément, j'en conclu que c'est le côté associatif "affilié à aucune organisation" (il y a toujours une direction collective à une association, même si elle n'est pas formellement organisée), participatif (à la mode) et citoyen (à la mode & fourre-tout).
    C'est un peu le journal de quartier web 2.0 ...c'est très bien, c'est utile, c'est intéressant, mais pas grand chose de nouveau.
    Ce que j'aime bien en Allemagne, c'est que la même chose se fait sur les canaux classiques de la télévision, mais sans se parer des attributs lisses de la non-affiliation à quoi que ce soit.
    MaB
  • UNE INITIATIVE GENIALE, pas très commode pour un africain d'en faire un commentaire parce que ce sont deux réalités différentes par rapport à la problématique: l'accès à l'information, la liberté d'expression, le goût du risque, l'esprit d'entreprise et d'innovation, la soif de lecture...., autant de facteurs indicateurs qui ne permettent pas de procéder à un commentaire objectif.
    Néanmoins, c'est une expérience qui mérite attention sur l'aspect de la recherche communicationnelle dans un environnement socioculturel structuré ayant un repère.

    Baudouin
  • Merci pour votre message et vos encouragements. Je ne sais pas si les grands médias nous cachent des choses, mais ce qui est certain, c'est que nous avons tout intérêt à nous distinguer pour exister dans le gros flot médiatique. Aujourd'hui il y a saturation d'informations.

    Dans un contexte d'incertitudes, de saturation d'informations, il existe une demande latente de participation des citoyens dans la construction de cette information. Michel Onfray et ses universités populaires avaient déjà ouvert la voie en 2002. Ce phénomène est sans doute plus large et nous vivons un changement de paradigme de l'information. La quête de sens est sans doute le trait commun de toutes ses démarches participatives.

    Il va sans dire que ces questions ne sont pas neutres. Pour en revenir à la distinction (chère à bourdieu), la problématique ne se pose pas de la même façon sur un territoire "hyper local" que dans une mégalopole. La différence, peut très vite apparaitre comme un trait marginalisant. A nous de savoir jouer avec et de construire une autonomie suffisante qui nous permettre de poursuivre notre projet. C'est en ce sens que nous travaillons. Et tous les signes d'encouragements nos incitent à poursuivre en ce sens.

    J'en profite pour vous souhaiter une bonne année.
  • Bonjour,
    LIBERTE D EXPRESSION CREATIVITE CONFIANCE GENERATEUR DE NOUVEAU PROJET REPORTAGE

    j'ai écouté avec attention votre petit reportage, c'est très intéressant, si je peux me permettre moi qui traîne les Muses et qui a cotoyé des grands de ce monde dont je ne citerai pas les noms, faites de votre TV une TV à contre courant, donner plus facilement la parole au publique, soyez improvisateur de ce monde pour surprendre, je suis une provocatrice née dans le bon sens du terme, bousculer les pensées, c'est vrai que la confiance est le noyau de la réussite dans votre projet, derrière les petites portes s'ouvrent les grandes portes, sur les grandes chaine de TV publique on nous cache bien des choses, la liberté d'expression, la créativité, des nouveaux projets, des reportages, et n'oublions pas l'art tels que la musique et le cinéma que de grande maisons ne veulent pas soit parce que trop ciblé, soit cela ne rapporte rien donc pas commerciale, allez à contre sens car une voix à contre sens, un vent à contre courant, c'est pas commun et fait la différence et non l'indifférence et pour se poser il faut toujours une note de silence,
    lArtistedelOmbre
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