ECRIRE

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J’ai toujours eu une grande envie d’écrire comme-ci ma vie en dépendait. Petite, j’écrivais sur presque tout : Dieu, La Nature, Mon enfance, Mon pays. Je passais tout mon temps à rêvasser, à essayer de décrire un monde qui n’existait que dans mon imagination. Tout autour de moi me décevait, ma vie, ma maison, mon pays, mon école. Je préférais rester à l’ écart des autres donc j’avais très peu d’amis. Adolescente, je m’accrochais à ce monde de rêves, quand les jeunes filles de mon âge sortaient avec des garçons, parlaient de leurs vies amoureuses, des feuilletons télévisés, des histoires romanesques moi, je me jetais corps et âme dans les livres et sur le net. Je voulais savoir pourquoi j’étais comme je suis. Je voulais recréer le monde à ma façon. Je voulais vivre et exister à travers  ma plume. J’avais la curiosité d’un enfant, la sagesse d’un vieillard et un corps jeune qui se transformait malgré moi et me rendait chaque jour de plus en plus femme sans oublier cette sensibilité maladive caractéristique de nombreux poètes, rêveurs et idéalistes de tous les temps. La mort d’un oiseau ou d’un papillon faisait plus de mal à mon cœur que les guerres fratricides qui enlevaient la vie à des milliers de gens de par le monde. Beaucoup me considéraient comme une grande timide, quelques uns comme une folle et moi aussi je me demandais si je ne l’étais pas mais ma mère mourut et j’entrai malgré moi dans le monde réel avec toute l’innocence de mon enfance. J’en ai bavé, la vie m’a fait voir de toutes les couleurs mais je suis fière de moi  parce que j’ai tenu tête à la vie. J’ai compris que ma sensibilité que je considérais comme maladive me permette de voir et de sentir  des choses qui échappent à beaucoup d’autres, ma curiosité gardera mon cœur jeune jusqu'à ma mort et  ma sagesse m’aide chaque jour à transformer tous mes petits défaites en de grandes victoires. Quant à ma folie, elle me permet de m’accrocher à mes rêves contre tout, malgré tout, au delà de tout. Je n’ai pas peur d’être moi, je n’ai pas peur de dire tout haut ce que je pense, je n’ai pas peur de tenir une plume et d’écrire et c’est grâce à ma folie que je continue d’écrire dans mon petit bureau avant les heures de travail tandis que d’autres employés comme moi s’impatientent de commencer leur journée de labeur. Oui, j’ai encore cette irrésistible envie d’écrire. Quand je n’écris pas, j’ai mal car ma vie en dépend. Ecrire pour moi n’est ni un métier, ni un passe-temps. Ecrire, c’est ma vie.

 

Aurore

11/10/2011

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Commentaires

  • merci beaucoup Charles
  • Ravi de te lire vivre..
  • merci didier
  • 《La vie m’a fait voir de toutes
    les couleurs mais je suis fière de
    moi parce que j’ai tenu tête à la vie.
    J’ai compris que ma sensibilité que
    je considérais comme maladive me
    permette de voir et de sentir des
    choses qui échappent à beaucoup
    d’autres 》 il faut toujour savoir se releve apres avoir tombe.
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