DOUANES IVOIRIENNES

Comment les collaborateurs de Mangly sécurisent les recettes de l’Etat ivoirien.

Les mardi 1er et mercredi 2 février 2011, s’est tenu à l’auditorium de la Caisse de stabilisation, le séminaire bilan de la direction générale des douanes ivoiriennes consacré au bilan annuel des activités 2010 et aux perspectives 2011. Il ressort que la direction des recettes tient à sécuriser les recettes de l’Etat ivoirien.

Les recommandations issues de ce séminaire de deux jours sont édifiantes et démontrent de loin que les collaborateurs du directeur général des douanes, le colonel major Alphonse Mangly sécurisent les recettes de l’Etat ivoirien. Et pour cause, le travail abattu par la direction des recettes douanières que dirige de main de maître, le colonel Marcellin Gnako, receveur principal des douanes et ses collaborateurs est prometteur. Pour le seul mois de janvier 2011, la courbe des recouvrements est en nette progression avec 99.746 milliards Fcfa (soit environ 100 milliards Fcfa) et les réalisations cash (argent liquide) de 75.1 milliards Fcfa contre 83.1 milliards Fcfa pour même mois en 2010. Une performance jamais réalisée ces quatre dernières années dans le mois de janvier. En 2007, 2008 et 2009 la courbe des recouvrements était respectivement de 68.387,63.760 et 58.3 milliards Fcfa. C’est pourquoi, les hommages ont été publiquement rendus au colonel Marcellin Gnako ainsi qu’à ses collaborateurs qui ont reçu les félicitations du ministre de l’Economie et des Finances, Désiré-Noël Laurent Dallo et de la direction générale des douanes. Et la direction générale des douanes a bon espoir que "la barre symbolique de 1000 milliards Fcfa" telle que souhaitée par le ministre (inscrit aux objectifs des douanes) sera atteint. En effet, pour l’année 2010, les recettes fiscales ont étés estimées à 938.580 milliards Fcfa contre un objectif de 952 milliards Fcfa, soit une moins value de 13.420 milliards Fcfa.

Vers un paiement électronique des droits et taxes

Dans les semaines ou mois à venir, la recette principale entend "améliorer le niveau de recouvrement, la sécurisation et l’optimisation des recettes douanières par la mise en œuvre de cinq actions prioritaires". Entre autres, "moderniser le système de paiement en introduisant le paiement électronique des doits et taxes, réviser les dispositions de l’article 9 alinéa 1er nouveau du décret n°2009-106 du 02 avril 2009 qui autorise les sociétés d’assurance à délivrer le cautionnement et assainir l’environnement des commissaires en douanes agréés en révisant les conditions d’octroi des agréments". Toutes ces mesures viendront s’ajouter au chèque certifié qui porte déjà ses fruits.

Des mesures sécuritaires pour sauver l’économie

Depuis le début du mois de janvier 2011, le directeur des recettes douanières, colonel Marcellin Gnako, a signé la circulaire N°104/DGD/DR du 03 janvier 2011, à l’attention des déclarations en douanes agréées relative au règlement des droits et taxes par chèques certifiés. Pour "éviter les incidents de règlement relatifs aux chèques qui retournent impayés (chèques sans provision)". Une mesure qui porte déjà ses fruits puisque le recouvrement est en nette progression avec environ 100 milliards Fcfa pour ce même mois contre 84 milliards Fcfa l’année écoulée. Une décision qui, très vite, a été diversement interprétée par des confrères. En le transposant sur le terrain politique. Pourtant, au regard de l’explication de certains experts, cette décision n’entache en rien la procédure de recouvrement des recettes qui, selon eux, cadre avec les dispositions du code des douanes. "La procédure de paiement par chèque certifié fait partie des trois moyens de paiement des droits et taxes. A savoir le moyen numéraire (l’argent en espèce), le chèque certifié et l’obligation cautionnée. A cela, il faut ajouter les deux modes que sont, le comptant et à crédit", indique un expert sous le sceau de l’anonymat.

Le  chèque certifié selon lui, est un chèque émis par une banque ou une caisse d'épargne. Celle-ci s’assure qu’il y a assez d’argent sur le compte de son client pour couvrir le montant du chèque. En d’autres termes, selon l’un des experts, cette procédure "évite les incidents de règlements"(chèque sans provision qui retournent impayés), "garantit les intérêts du trésor public" et " sécurise les caisses de l’Etat". "C’est donc un travail administratif qui est fait selon les règles et les lois qui régissent le code des douanes. Il n’y a pas d’invention pour faire plaisir à qui que ce soit", a conclu notre interlocuteur. L’administration étant une continuité, l’histoire retient déjà, à travers ces félicitations et encouragements, que la direction des recettes douanières fait un excellent travail.

 
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