Les éléments du Cdt Wattao (au téléphone) ont été trahis par Anondo Bley Michel (Ph:Dr)

Les preuves du faux de détracteurs de Bakayoko Abdul Dramane

 -Les éléments des Frci du Cdt Wattao trahis par Bley Anondo Michel 

Depuis le lundi 6 juin 2011, le nouveau ministre ivoirien des Transports, Gaoussou Touré a mis l’ordre à l’Oic. Comme si rien ne s’était passé le vendredi 3 juin, le directeur provisoire, Ouattara Abou-Bakar nommé il y a 72h n’a pas pu occuper le bureau de l’Oic. C’est plutôt Bakayakoyo Abdul  Dramane et ses collaborateurs qui ont repris le service. Chaque agent est à son poste.

Que s’est-il passé en moins de 72 heures après la descente musclée des Frci (Forces républicaines de Côte d’Ivoire), de la section Anancoda de la Gr (Garde républicaine) au siège de l’Oic (Office ivoirien des chargeurs), qui ont mis manu militari directeur et employés dehors, dans la matinée puis scellé l’entrée principale de cette structure, le vendredi 3 juin 2010. Avant d’observer la nomination dans l’après-midi d’un nouveau Dg intérimaire, Ouattara Abou-Bakar ? La loi a-t-elle pris le dessus sur le faux, le vandalisme et le brigandage d’un certain âge orchestré par Bley Anondo Michel et des mains obscures tapies dans l’ombre ? Pour répondre à ces interrogations, nous vous proposons à travers ce dossier, la part de vérité de "Le Nouveau Navire" dans ce qu’il est convenu de qualifier « l’affaire Dembélé Yaya-Bakayoko Abdul Dramane ». Un désordre dans lequel le droit d’une certaine époque et les vrais textes de droit se côtoient.  

  Les basses manœuvres des mains obscures

 En effet, depuis quelques semaines, les hommes de Anondo Bley Michel, munis d'une décision de justice en date du 27 juillet 2010, manœuvrent pour  prendre possession des locaux de l'Oic. Cet arrêt de la Cour d'appel du Tribunal de Première instance d'Abidjan donne un non-lieu aux plaintes portées contre eux pour malversations et détournements de fonds. La somme porte sur un trou de 4,025milliards Fcfa. Qui est la somme cumulative des ressources non réservées à la Cnps (Caisse nationale de prévoyance sociale), des impôts dus à l’Etat, divers prélèvements effectués ainsi que les engagements vis-à-vis des créanciers dont le Port autonome d’Abidjan, les banques etc. Malgré ce scandale financier, Anondo Bley Michel est ses bras séculiers soutiennent que cette décision de justice, « les réhabilite » dans le différend qui les oppose à Bakayoko Abdul Dramane, l'administrateur provisoire désigné avec, pour mission, de « développer, rembourser l’argent des actionnaires et mettre en puissance l’Oic ». Toujours dans la tentative de rentrer en possession de la direction de l’Oic,  Serges Ouattara ex-agent de l’Oic, se réclamant porte-parole des membres dudit Conseil d'administration déchu par la loi, brandit la grosse de non lieu de la Cour d'Appel, au cours d’une conférence de presse tenue, le jeudi 26 mai 2011 au Plateau. «Depuis 2004, la direction générale et le Conseil d'administration ont été débarqués pour faire place à une administration provisoire qui dure depuis 7 ans. L'affaire a été portée devant le juge, une décision a été rendue. Nous demandons simplement qu'elle soit exécutée ». C’était des signes précurseurs d’un passage en force, le tout établi sur du faux qui ne disait pas son nom. Les preuves. 

Quand le Dg Bakayoko Abdul Dramane s’en tient aux décisions de la loi et, Anondo Bley Michel trahit les Frci  

En effet, selon une source judiciaire, « l'action judiciaire contre les anciens dirigeants de l'Oic a conduit à un non- lieu en Appel », reconnait le juriste. Cependant, cette source donne des précisions qui battent en brèche la décision de justice en date du 27 juillet 2010. « Il faut le dire, les poursuites judiciaires contre les dirigeants que sont : M. Bley Anondo Michel, président du conseil d'administration et M. Yaya Dembélé, directeur général pour malversations financières et détournements de fonds, si en première instance, ils ont été condamnés à trois ans de prison ferme avec une forte amende, en appel, ils ont obtenu un non-lieu après moult tractations avec la tutelle», soutient  la source . Poursuivant, elle précise que «la Grosse du 27 juillet 2010 ne dit pas que l'action judiciaire ayant abouti à un non lieu, automatiquement, les anciens dirigeants sont reconduits à leurs postes. D'autant plus que, la tutelle avait en accord avec les autorités compétentes pris des mesures pour assurer la continuité et le bon fonctionnement de l'Oic ». Cette affirmation n’est pas gratuite. Puisque selon d’autres sources judicaires, le Dg de l'Oic et ses conseils ont saisi le tribunal et obtenu en Appel le sursis à exécution de la Grosse du 27 juillet 2010. Et ce, à travers l'ordonnance N° 1943/2010/ du 08 Septembre 2010, signée par le premier président de la Chambre de la Cour d'Appel, M. Touré Ali. Non sans évoquer l’ordonnance 239/ES/JP de l’article 214 nouveau du Code de procédure civile de la Cour suprême, signé du Président Tia Koné. Ordonnant la suspension de l’exécution de l’arrêt n°403 du 27 juillet 2010 rendu par la Cour d’Appel d’Abidjan et autorisant l’Office ivoirien des chargeurs, à « assigner Bley Antoine et autres à l’audience du 25 novembre 2010 à 10h devant la Chambre judiciaire de la Cour suprême afin qu’il soit statué sur la continuation des poursuites ». « Disons que la présente ordonnance est exécutoire sur minute et avant enregistrement », conclu l’ordonnance signée le 6 octobre 2010 par Tia Koné. Le directeur général de cette structure nommé par ordonnance n°6301/2004 par Mme Matto Loma Cissé, Présidente du Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau en date du 28 décembre 2004 ne pouvait qu’être serein. Mieux, il ne s’est jamais opposé à l’organisation d’une assemblée générale comme veut le faire croire ses détracteurs. C’est le ministère de l’Economie et des Finances, Charles Diby Koffi qui dans un courrier en date du 10 janvier 2008 a demandé le report de la date de l’assemblée générale ordinaire. « Ce report permettra de résoudre la crise de l’actionnariat entre l’Etat de Côte d’Ivoire et le Groupement des Chargeurs, suite à la demande de règlement à l’amiable formulée par ceux-ci dans le cadre de la privatisation de l’Oic », écrit en substance l’argentier ivoirien. En effet, l’Etat détient la majorité de blocage dans le capital de l’Oic estimé à environ 60%, par le biais du ministre de l’Economie et des Finances. Le ministère des Transports étant la tutelle technique et le ministère de l’Economie et des Finances la tutelle financière, il lui revient d’organiser selon les textes l’assemblée générale. Mieux dans le cadre d’une procédure de contestation de l’administration provisoire initiée par Bley Anondo Michel, le juge des référés a ainsi jugé le 31 juin 2006 par ordonnance numéro 99 bis  que, «force est de constater qu’il ressort de l’examen du dossier de la procédure, que l’administrateur provisoire, Bakayoko Abdul Dramane, a réussi le redressement de la situation financière de l’Oici. Dès lors, il va sans dire que son remplacement sollicité par le demandeur par la nomination d’un nouvel administrateur provisoire, n’est non seulement pas justifié mais encore n’est nullement opportun», stipule la requête aux fins de nomination d’un administrateur provisoire suivie de l’ordonnance. Non satisfait de cette décision, Bley Anondo interjette appel. Voici ce que la Cour d’appel a décidé le 10 avril 2007 : « confirme l’ordonnance n°6301/2004 en ce qu’elle a désigné M. Bakayoko Abdul Dramane administrateur provisoire de l’Office ivoirien des chargeurs ; Dit cependant, que celui-ci dispose d’un délai maximum de 6 mois à compter de la signification du présent arrêt pour rendre compte de sa gestion et organiser une assemblée générale de la société à l’effet de mettre en place des organes dirigeants…». Selon des sources judiciaires, il n’a pas été dit que Bakayoko Abdul Dramane ne serait plus administrateur provisoire s’il n’organise pas l’assemblée générale dans le délai de six mois. Mieux, le 19 octobre 2010, le juge des référés a admis par ordonnance n°2238/10, ce qui suit : « ce délai se rattache à la réalisation de ces missions et non à la durée de son mandat qui en comporte d’autres qui comme l’a si parfaitement souligné le défenseur, la gestion courante de l’entreprise ; Qu’il suit de là que seule une décision constatant sa défaillance à ses fonctions peut mettre fin à son mandat…». Il est donc, précis qu’au regard de la loi, la tenue de l’assemblée générale des actionnaires aux dates requises par la Cour d’Appel, n’est pas le fait de Bakayoko Abdul Dramane. C’est donc, le plus logiquement possible que, 72 heures après, lui et ses collaborateurs ainsi que les employés, ont rejoint les bureaux de l’Oic sis en zone portuaire. Les Frci (Forces républicaines de Côte d’Ivoire) qui ont reçu mandat de réquisition de la part de Bley Anondo Michel, ont été trahis par celui qui veut coûte que coûte placé un administrateur provisoire à la tête de l’Oic au mépris de la loi. Puisqu’elles (Frci) sont revenues à la charge toujours sur ordre du commandant Wattao, le lundi, 6 juin pour réhabiliter Bakayoko Abdul Dramane dans ses fonctions. En fait, selon des sources proches du ministère des Transports (tutelle technique), il y a eu vice de procédure dans la démarche entreprise par les détracteurs de Bakayoko Abdul Dramane. Et pour cause, aucun acte juridique n’a été signifié au ministère des Transports encore moins à l’Oic, 48h avant selon la loi. C’est pourquoi, par ordonnance n°20562011 du 07/06/11, signé du même Bley Antoine, Président du Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau a suspendu l’exécution de l’ordonnance sur requête n°1997/2011 du 3 juin2011, à l’audience du 17/06/2011 0 8H30mn « afin qu’il soit statué sur les mérite de sa demande ». En somme cette ordonnance annule celle prise 72 h avant, donné le 1er juin en ses effets sur les comptes bancaires de l’Oic qui « continue de fonctionner sous la seule signature de Monsieur Bakayoko Abdul Dramane, Administrateur provisoire ».

L’on est à se demander si la Côte d’Ivoire n’est pas un Etat de droit au point de douter de ses institutions et poser des actes qui frisent la manipulation, l’intoxication et le désordre. Quand on sait qu’il n y a même pas un mois, le corridor ivoirien vient de renouer les échanges commerciaux avec le Mali. En effet, c’est un convoi test de 50 camions de bales de coton d’un volume de 2 000 tonnes que la Cmdt (Compagnie malienne pour le développement du textile) a acheminé, le 18 mai dernier. Un énième désordre dans le milieu des Transports, au moment où il est de plus en plus question de développement. C’est pour mettre un terme à cette cacophonie qui n’a que trop duré que le ministre des Transports a dépêché 72h après ce désordre, son directeur de cabinet, Tchagba Laurent (qui a une parfaite maitrise de ce dossier) pour mettre les pendules à l’heure. Vivement que de tels actes de la part des civils aveuglés par des postes de responsabilité au mépris de la loi cessent. Pour ne pas jeter l’opprobre sur le travail accompli par les Forces républicaine de Côte d’Ivoire quant à la libération des Ivoiriens des griffes des miliciens et mercenaires.  

                                                                    Sériba Koné

                                                                                                                                           seriba67@yahoo.fr

 

 

 

Malgré sa réhabilitation, l'entourage du DG de l'OIC, Bakayoko Abdul Dramane(ici) a du mal à expliquer ce qui s'est passé  (Ph:Sériba Koné)

Encadré

 

 Et si le rattachement de l’Oic à la Présidence était le réel problème ?

 En mai 2010, le chef de l’Etat, Laurent Gbagbo a pris le décret n°2010 du 14 mai 2010 portant rattachement de certaines structures du secteur des Transports au Président de la république. Il s’agit de l’aéroport international Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, la régie des frets et des mardhandises de l’aéroprt, du Port autonome d’Abidjan ainsi que, l’Oic (Office ivoirien des chargeurs) et l’Oft (Observatoire de la fluidité des transports). Toutes ses structures citées ci-dessus ont été placés sous la tutelle administrative du chef de l’Etat, Laurent Gbagbo. Mais, bien avant, c’est un Arrêté portant création du Cmpst (Conseil de modernisation des politiques du secteur des Transports) qui a été prise par l’entremise de sa conseiller spécial du Président de la République chargé des Transports et des questions aéroportuaires, Mme Delesse Schwisenberg Modri Marie Generosa. Et ce, au titre de la Présidence en sa qualité de membre du conseil de modernisation des politiques du secteur des Transports. Ces actes selon des sources bien introduites, répondaient au fait que l’ex-chef de l’Etat, en sa qualité de président de la commission des Transports de la Cedeao, « proposer une politique en matière de Transport et en matière de l’énergie ». Donc, l’Oic n’a pas entrepris une démarche particulière auprès de l’ex-chef d’Etat. Malheureusement, cet acte administratif posé par le chef de l’Etat porte à interprétations diverses. Si on n’attend pas dire que Bakayoko Abdul Dramane est l’homme de main de Laurent Gbagbo, il n’en demeure pas moins que certaines langues le taxe d’être l’un des financiers des mercenaires et des miliciens de connivence avec l’ex-directeur général du Paa, Marcel Gossio. Voici ce qui se dit dans cette affaire qui fait couler beaucoup d’encre et de salive. Du coup, il faut trouver quelqu’un, peu importe lequel, et ce, en violation des textes de loi, pour le remplacer. Très réservé, il n’a jamais voulu se reprendre dans la presse concernant cette « manipulation ». De sources de son entourage, le directeur de l’Oic a même été victime de la visite des hommes en armes à son domicile. Que cherchait-il ? Ce sont des actes qui n’honorent pas une Nation dans laquelle le Premier magistrat a décidé de mettre sa nouvelle vision des choses en marche. Finie la guerre, la manipulation, les mesquineries, les peaux de bananes. L’heure est au travail et jugement des uns et des autres dans chaque secteur d’activité par la compétence et la qualité de son travail. C’est à ce prix que Alassane Ouattara pourra mieux mettre son programme de gouvernement et son projet de société en marche.

                                                                     

Sériba K.

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